ACTE PREMIER, SCÈNE VIII
Farceur, farceur! C'est presque mal d'être aussi peu sincère que vous !
MAURICE
Enfin, Joujou, vous savez très bien que vous êtes ma meilleure camarade, ma confidente, je ne vous
laisse rien ignorer de ma vie.
A la campagne.
MAURICE
Et pas à Paris?
Oui, les jours de pluie et 'parce que j'habite l'entresol.
MAURICE
Vc'is êtes d'une injustice!... Je vous raconte mes petites histoires parce qu'elles vous amusent énormément. (Un temps.) N'cst-cc pas qu'elles vous amusent?
Oui.
MAURICE
Parbleu ! Et je vous les raconte aussi parce que raus ne me répétez pas du matin au soir, la phrase sacramentelle de toutes nos connaissances : « Quel ibject personnage vous êtes de tromper Blanche qui est charmante et qui vous adore! »
A quoi cela servirait-il, mon Dieu?
MAURICE
Soyez donc sincère et déclarez que mon ménage constitue une exception et que, si vous m'épargnez les reproches, c'est que je n'en mérite pas.
Je trouve que vous en méritez de très graves, Maurice.
MAURICE
Vous me blâmez de tromper ma femme?
Je vous en blâme !
MAURICE
Et pourquoi?
JOUJOU j
Parce que c'est mal.
Seriez-vous bourgeoise, Joujou?
Si je suis bourgeoise!... Mais dans les moelles, mais dans l'âme! je ne possède que des principes de bour-