ACTE II, SCÈNE II
>'on ! vous ne m'aviez pas raconté ça, noire oncle. Vous avez eu du chagrin ?
LE CERTTER
Pas le moindre. Cette petite s'ennuyait avec moi, je ne m'amusais pas avec elle, et pour ne pas lui faire de peine, je gardais ce tapissier qui ne fait que des horreurs; à présent, je vais chez un homme qui a beaucoup de goût et je vis bien })lus tranquille.
Notre oncle, expliquez-moi une chose, je vous ai connu successivement des tas de bonnes amies...
LE CERTIER
Oh, des tas!
Mettons plusieurs bonnes amies à qui vous abandonniez généreusement ^ la majeure partie de vos revenus...
LE CERTIER
Oh 1 la majeure partie !...
Mettons la moitié de vos revenus. Tout le monde doit s'imaginer que la société d'une petite dame vous est indispensable et pas du tout ! vous êtes arfaite-
î»0 .lOUOU
menl mélancolique, les soirs où il vous faut dîner avec votre flamme el parfailemenl heureux quand vous pouvez annoncer à vos amis : « Je viens de rompre avec mademoiselle Une Telle »!
LE CEHTIER*
C'est vrai.
Alors, je ne comprends pas...
LE CERTrER
Moi, non plus... ou plutôt si, je com])rends, mais je comprends aussi que vous ne compreniez pas.
Enfin, vous avez des raisons...
LE CEKTIER
Oui. j'ai des raisons... des raisons à côté... D'abord, jusqu'à qiuirante-trois ou quarante-quatre ans, il est décent pour un célibataire d'entretenir un petit collage... C'est bien vu, ça permet aux gens de dire : « Le Cerlier, il a une maîtresse, mon cher; il ne s'en cache pas, une petite femme très chic, du reste. » J ai fait ce sacrifice aux convenances, et puis... et puis...
El puis ?