ACTE II, SCÈNE II
Ah! veuve ou divorcée?
LE CERTIER
Oui, c'est ça, veuve ou divorcée.
Voyons, notre oncle, répondez-moi; si vous vous troublez à ce point, rien qu'en parlant d'elle. Est-ci^ une divorcée?
LE CERTIER
-Non.
Une veuve, et je la connais beaucoup. C'est que je n'en connais pas des masses de veuves.... qui cela peut-il bien être? Oh! je ne vous le demande pas, je vais trouver... (Eiie sabsorbe.) Mais j'y suisL parbleu, j'aurais dû comprendre immédiatement! Eh bien, notre oncle, vous ne vous ennuyez pas! J'ai deviné, vous savez ! Faut-il que je la nomme?
LE CERTIER
Non, ne la nommez pas; je vous en supplie, ma chère Joujou, ne la nommez pas.
Oh! je ne le ferai que si vous m'y autorisez.
LE CERTIER
Eh bien, nommez-la.
Cesl madame Vernot.
LE CERTIER, désappoinU-.
Madame Vernot! Mais jamais de la vie! Pourqiuii voulez-vous que j'aime madame Vernot?
Parce qu'elle est charmante.
LE CEHTIER
S'il fallait que j'aime toutes les femmes qui sont charmantes!
Ce n'est pas madame Vernot?... vous m'étonnez bien! Ce serait donc madame de Pelletret?
Encore moins, vous êtes à cent lieues, je la trouve affreuse, madame de Pelletret,
Elle a de très beaux veux.