ACTE II, SCKNE II
LE CERTIER
j\on, n'insistez pas, même pour vous faire plaisir, je ne peux pas...
Alors, vraiment, je ne vois pas. Une veuve, une veuve... nous n'en connaissons pas d'autres. Dieu que ca m'agace! Si au moins je savais la couleur de ses cheveux...
LE CERTIER
Tenez, ma petite Joujou, ne vous cassez pas la tête davantage, je vais vous dire la vérité : tout à l'heure, pour vous intriguer, je vous ai avoué une chose qui n'existait pas; c'est une blague, je ne suis amoureux de personne, pas plus d'une veuve que d'une jeune fille, ou que d'une négresse. Je vous assure...
Taratata! ça ne prend pas, mon bon ami, ce que vous m'avez raconté est la stricte vérité et je veux trouver, je veux trouver!... Ah! ah! Oh non, ce serait trop drôle!
LE CERTIER, liuiibl.'-.
Drôle... mais pourquoi? de qui voulez-vous parler?
De la petite Ivorin.
LE CERTIER, furi.-u\-.
La petite Ivorin, à présent, la petite Ivorin qui a de
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fausses dents!... Ma chère amie, si vous voulez vous payer ma tête, rien n'est plus facile, seulement vous
me permettrez... (l) prond son chapeau.) JOUJOU
Mais, notre oncle...
LE CKRTIER
Ah, j'ai eu bien tort de me laisser aller à des confidences...
Vous êtes fâché?
LE CERÏIER
Je ne suis pas fâché du tout, mais il y a certaines
plaisanteries... (Il se dirige versla porte.) JOUJOU
Enfin notre oncle, je vous assure... Voyons ne partez pas comme ça.
LE CERTIER
Excusez-moi, jai à faire, je reviendrai vous prendre pour aller à la gare.
(E.Yil.) JOUJOU, appelant.
Notre oncle! Quel type! tUn temps.) Oh ! une idée... La veuve qu'il aime depuis longtemps, ce serait-il... ce serait-il moi? Impossible! Et pourtant... non, impossible! Notre oncle, moi! Non, non, non! (Regar-