ACTE II, SCÈNE IV H
Oh! Blanche, tu t'es levée!
MAURICE
Mais c'est de la folie !
BLANCHE
Je suis venue dire au revoir à Joujou.
MAURICE
Joujou allait monter à l'instant, tu le sais bien.
Oui, mais comme ça, je resterai avec elle jusqu'à la dernière minute.
MAURICE
Ah ! les femmes sont vraiment raisonnables! Depuis trois ou quatre jours, tu te plains d'être souffrante, le médecin te recommande de rester couchée, et la première chose que tu fais...
BLANCUE
C'est de me lever pendant un quart d'heure, je n'en mourrai pas.
MAURICE
Bien sûr, seulement un peu de logique ne serait pas pour me déplaire : ou tu es soufîrante, ou tu ne l'es pas; si tu l'es...
114 JOIJOU
BLANCUE
Eh bien, déclarons que je ne le suis pas; d'ailleurs, lu ne fais que me répéter depuis avant hier, que j'ai très bonne mine.
MAURICE
Ma chère amie, si tu prends mes conseils en mauvaise part, je ne t'en donnerai plus.
Voyons mes enfants!...
Tu sais bien, mon chéri, que je plaisantais ; je me sens mieux, beaucoup mieux, et puis, il est bien naturel que le jour où Joujou s'en va, je désire... D'abord, as-tu pensé à faire atteler pour la mener à la gare?
MAUBICE
Evidemment, ma petite Blanche, j'ai fait atteler! Ai-je riiabitude d'oublier ces choses?