ACTE II, SCÈNE YIII 13't
MAURICE
Eh bien, nous vous rejoignons tout de suite.
LE CERTIER, qui s'est approché de la porte-feuèlre.
Oui, comme ça, nous n'aurons pas besoin de nous presser et nous pourrons bavarder à la gare. Quelle admirable journée ! Vous ne regrettez pas de passer ime pareille journée dans le train ?... Dites?
JOUJOU, répondant au hasard.
Oui... oui I
LE CERTIER, se retournant.
Mais qu'est-ce que vous avez, l'un et l'autre ?
Rien du tout.
LE CERTIER, les observant.
Pourtant
WAURICE •
Je vais t'expliquer, mon vieux, tu as interrompu sans t'en douter une conversation sérieuse... assez sérieuse, enfin...
Oui, il s'agit de Blanche.
LE CERTIER
Oh ! je vous demande pardon, que ne le disiez-vous tout de suite ! Je me sauve.
(11 se dirige vers la porte sans les quitter des yeux.)
MAURICE
C'est ça, accorde-nous une demi-minute... tu nous excuses, n'est-ce pas?
LE CERTIER
Mais comment donc, c'est trop naturel... (Troublé.) Je
vais vous attendre dans la voiture. (Il sort en faisant un geste presque imperccjjtililo de découragement.)
Et maintenant, dites-moi que nos gentils projets tiennent toujours, que je viens de faire un mauvais rêve, et que...
Votre insistance est vaine et ne sert qu'à nous torturer tous les deux...
MAURICE
Alors, c'est un congé en règle ?
Jamais je ne serai votre maîtresse, jamais !
MAURICE
Voilà votre dernier mot ?
Oui.