‹ JoujouxChapitre 77 sur 111 · ACTE II, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VIII

Parce que vous ne m'y trouveriez plus; je ne ferai qu'y passer, je désire arriver cette nuit même à Lisieux!

MAURICE

Comment, cette nuit même? Voyons, Joujou, je vous comprends mal évidemment. Ce rendez-vous que vous m'avez donné...

l JOUJOU

Je lannule. Oui, Maurice!

MAURICE

Mais, le motif?

Je ne veux pas porter toute ma vie le poids d'un pareil remords. Est-ce scrupule? est-ce lâcheté? je n'en sais rien, mais je ne veux pas.

MAURICE

Et vous vous en rendez compte à présent ! Allons, ce n'est pas sérieux ! Dites, ce n'est pas sérieux ? Vous me faites une farce, une farce cruelle, vous n'êtes pas capable de cette trahison ! (Un temps.) Répondez-moi.

Je n'ai rien à répondre, je reconnais mes torts en vers vous...

MAURICE

Enfin, Joujou, pensez à la déception effroyable que

vous me causez :

JOL'.JOU

Maurice, rien au mOnde ne peut plus changer ma résolution.

MAURICE, avec ('■clat.

Quelle résolution ? Tout à l'heure vous étiez parfaitement résolue à tenir votre parole I On ne se joue pas d'un homme comme vous le faites ! (Se radoucissant.) Voyons ne nous emballons pas; il y a là quelque chose qui m'échappe et que je veux comprendre. (Après réflexion.) Est-cc quc par hasard?... Non, c'est impossible! c'est une idée folle!... Est-ce que par hasard Blanche vous aurait dit quelque chose?... aurait deviné quelque chose ?

Vous savez mieux que personne combien Blanche est loin de soupçonner...

MAURICE

Mais alors ? alors ?

(Entre Le Certier.) LE CERTIER

Mes amis, le breack est prêt et Germaine aussi.

Ah ! bon.

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