I0U.JOU
Bonjour, notre oncle !
LE CERTIER, même sourire qu'à sou arrivée.
Bonjour, chère amie, je ne vous dérange pas au moins ?
Vous plaisantez !
LE CERTIER
'Je vous ai apporté quelques... quelques... (n jette des
regards de tous les côtés.)
C"est votre bouquet que vous cherchez? Le voici.
LE CERTIER
Ah ! oui, Thérèse me l'a pris des mains.
J'ai été bien inspirée le jour oîi j'ai déclaré devant vous que je raffolais des fleurs, depuis lors, mon salon n'en a jamais manqué ; j'espère que vous n'avez pas commandé celles-ci à Paris?
LE CERTIER
A Paris?... Mais non, je les ai choisies ce matin à iVice ; pourquoi me demandez-vous cela ?
Parce que, hier soir, je pensais à un tas de vieilles choses... Vous ne vous souvenez pas de m'avoir offert, il y a... voyons, il y a trois ans et demi, une gerbe que vous vous étiez fait expédier de Paris aux environs de Dijon?
LE CERTIER
Ah! oui, à Malverney, je m'en souviens parfaitement, vous partiez pour la Normandie.
Oui, c'est le jour en question que j'ai vu Blanche et Maurice pour la dernière fois.