‹ Journal cliniqueChapitre 3 sur 11 · J. L. ALIBERT · texte numérisé non relu

J. L. ALIBERT

CHEVALIER DE PLUSIEURS ORDRES , PREMIER MÉDECIN-ORDINAIRE DU ROI , PROFESSEUR A LA FACULTÉ DE AIÉDECINE DE PARIS , MÉDECIN EN CHEF DE l’uoPITAL SAINT-LOUIS , etc. , etc.

Lorsque vous formâtes le projet de poser les vrais fondemens de la thérapeutique et de la matière médicale , rien n’arrêta votre main hardie , mais prudente et habile. JNi les erreurs , ni les préjugés reçus depuis des siècles comme des vérités , et propres par là à rendre les notions qu’on avait en ce genre , d’une application plus souvent nuisible qu’utile, ne purent vous détourner de son exécution.

Bien plus encouragé par votre exemple , que séduit par l’éclat des succès qui ont couronné votre entreprise , et auxquels je n’ai garde toutefois de prétendre dans la mienne , je viens , moi aussi , tenter aujourd’hui de réformer des préjugés, et de substituer à des erreurs trop long-temps funestes , des vérités qui ne peuvent qu’être utiles.

L’art de prévenir ou de corriger les écarts de la nature dans la conformation des parties du corps huniain , doit , par son importance , occuper une place

iiimieiise tlans le domaine de la médecine; il y est cependant à peine aperçu , mal cultivé, et nullement honoré.

J’enlreprcnds, sous vos auspices, Monsieur, de frayer la voie difficile , mais praticable , par laquelle les matériaux nécessaires à l’établissement de ses principes , doivent être dirigés pour servir à l’élever au rang qu’il doit occuper.

Je dois à votre amitié de m’avoir permis de vous dédier ce Journal , que je crois propre à faire atteindre ce but. A cette dette s’en joignent bien d’autres , et je sens l’étendue des obligations qu’elles m’imposent ; mais je sais aussi que le moyen de m’en acquitter, c’est de coopérer comme vous avec ardeur, et avant tout, dans l’intérêt réel de l’humanité , aux progrès de la science qui vous doit plusieurs de ses plus beaux accroissemens.

Soyez persuadé, Monsieur, qu’affermi par votre appui dans la résolution que j’ai prise, de donner tous mes soins à la restauration de l’orthopédie , on pourrait dire à sa création j aucune difficulté, aucun obstacle ne sauront ralentir des travaux , dont , avec beaucoup de nos confrères , vous avez reconnu le besoin et approuvé le pian.

Puissiez-vous, Monsieur, trouver dans cette assurance un témoignage de tous les sentimens dont me pénétrent pour vous le rang auquel votre mérite vous a élevé dans le monde , les belles qualités qui vous attachent tous ceux qui savent retrouver en vous l’auteur inspiré de la Physiologie des passions , et particulièrement la bienveillance dont vous me donnez tant de preuves.

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