I.-mN — l.otifi
1 319 kp.
l.OiH —
i.oa.'i —
Les parasites dÏA^ers, chenilles, termites. Les milliers de balles achetées à Lagos,
sauterelles, ont été la cause principale de grâce aux millions de la B.C.(1..V., mon-
mortalité, mais on s'est très nettement trent comment les indigènes sont suscep-
rendu compte que l'irrigation diminuait libles de suivre l'impulsion qu'un leur
leurs attaques. Le sel contenu dans les
(I; No r.ô.
(2) L'Exploitation du colon en A. (i. « Bulletin 'lu
il) " Bulletin de l'Association cotonniCre », u" 30. Comité de l'Afrique Française », de février lii03.
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(lonno si Ton achète bien réellement leurs cibles que si on les nie, et les résullats
produits, même si Ton n'en retire pas des obtenus au Sénégal prouvent que l'on ne
bénéfices immédiats; les essais poursuivis doit pas se laisser arrêter par elles dans la
au Dahomey et dans la Southern Nigeria recherche des meilleures méthodes de mise
témoignent de ces difficultés que nous en valeur de l'Afrique tropicale, signalions et qui ne sont réellement invin- Emile Baillaud.
L'Huile de Camphre
Importance du produit dans l'industrie japonaise. — Rapports entre le camphre et l'huile de camphre. Source de production du camphre. — Résistance et sous-produits.
Par M. V. Cayla.
L'huile de camphre est connue depuis longtemps, bien avant la première mention d'exportation qui en soit l'aile et qui date de 1884; mais on n'en parle beaucoup i|ue depuis peu d'années. La crise du camphre et les hauts pri.\ qu'il atteint ont engagé à tirer parti de ce produit, et depuis lors les quantités exportées ne font qu'augmenter. Ainsi en IS'JT l'huile de camphre exportée de Formose atteignait la valeur de t million .■)0;i.22o yens et de 2..38G.S83 yens en lilUO. Pendant celte période, la production du camphre n'augmentait })as dans les mêmes proportions. Mais depuis KtOl on peut dire que l'exportation de l'huile de camphre subit à peu près les mêmes iluctualionsque celle du camphre. En 1905, la quantité d'huile exportée de Formose était environ les 5/5 de la quantité de camphre cristallisé produit.
Cette huile est surtout utilisée par l'industrie japonaise. Alors qu'en 1897 cette industrie ne consommait qu'environ l/'8 de riiuile produite à Formose, en 1900 elle en utilisait un peu moins de la moitié et en 1901 la totalité. C'est dire la rapidité de l'essor pris au Japon par l'industrie qui traite cette huile. Quant à la valeur commerciale du produit, elle atteint à Formose un prix qui est moitié de celui du camphre cristallisé de première qualité et à peu près es 5/8 de celui du camphre de troisième qualité. De [3 yens environ en 1888, le picul est monté en 1903 à envii'on 15 yens.
L'huile de camphre se trouve dans le Cinnâmomum Camphora Nées., c'est-à-dire le camphrier de Formose et du Japon, eu même temps que le camphre et dans tous les organes de l'arbre oi!i on rencontre celui-ci. De sorte qu'en extrayant le camphre par distillation, soit avec le four japonais, soit avec le four chinois, on obtient toujours un mélange de camphre et d'huile de caïuphre qui est le camphre brut. Il y aurait cependant moyen, dans certains cas, d'obtenir directement du camphre exempt d'huile de camphre et qui n'a pas besoin d'être raffiné. Ainsi M. ÏRABtjT (1) indique qu'il est arrivé à ce résultat en envoyant, pendant un temps très court un jet de vapeur sur les feuilles de camphriers d'Algérie.
Mais lorsqu'on distille dans un four des copeaux de bois de camphrier, on obtient toujours une quantité considérable d'huile de camphre (de 10 " j „ à 13 " j „ du poids du bois d'après le pi'ofesseur Moriya'). Cette quantité peut cependant varier suivant certaines conditions, et il faut remarquer que pour une même quantité de matière soumise à la distillation, plus on obtient d'huile de camphre, moins le rendement en camphre cristallisé est important. Cela est assez naturel puisque le camphre, soluble dans les huiles essentielles comme
(1) « Bulletin Soc. Nat. d'Agriculture de France », n» 4, 1907.
.KJlli.NAL H'AillilCULiL'lŒ il[i H'K ; \|.i: .N" 7ci — UcToimic lUO"
riiuilc (le campliro, doit l'Ii'o dissous on plus j;raiulo (luantilé lorsque la quanlité du solvaiil augmente, en sorte qu'à un niaxinuini de l'un correspond un niininiuui de l'autre.
Les principales conditions jusqu'ici reiimnues qui font varier les rapports de ces deux corps sont l'âge du camplirier; un camplirier jeune contient proportionnellement plus d'huile et moins de camplirc qu'un camphrier âgé. D'après Fesca (1 >, il existe au .lapon trois variétés de cani|)lirier ayant des teneurs dilTérentes en camphre; les variétés donnant le plus de camphre contiennent le moins d'huile. 11 semble hien que dans les parties jeunes d'un camphrier il y ait plus d'huile et dans le bois du tronc plus de camphre; il y aurait nn'me d'après le rapport de .MM. IIaahman.n et Hedier (2) entre l'huile provenant du tronc et celle des feuilles une difVérence suiTisante pour qu'on ne puisse les identifier. Outre l'influence de l'âge, de la variété et des diverses parties de l'arbre, il faut noter celle de la conduite de la distillation : ainsi le four japonais donnerait plus d'iiuile que l'ap- ]iareil chinois; il tant signaler aussi, d'aj)rès le professeur Moiuva, celle de la saison : en hiver il y a j)lus de camphre solide qu'en été. Cela tient à ce qu'une certaine quantité de camphre dissousdans l'huile s'en sépare par refroidissement.
On obtient l'huile de camphre en distillant le bois de camphrier. Les vapein-s arrivant dans la caisse de cristallisation, le camphre se condense sur les parois en petits cristaux blanchâtres. Ces ciistaux ne sont pas du camphre pur, mais un mélange de camphre et d'huile de camphre. Pendant longtemps à Formose on s'est contenté de }>lacer le camphre retiré dans des cuves en bois munies d'un orifice à la base; par cet orifice s'écoulait un liquide jaunâtre dont la proportion pouvait atteindre 70 '/V, du poids total des matières retirées de la caisse. Cette séj)aration peut se faire non seule-
il; Ueili'.igozur Kenutniss der japonischen Landwirtschaft, bd. 11. p. G95.
(2) « Ucr l'ilanzer ", 15 décembre 1006, p. 333.
ment par expression, mais aussi par centrifugation.
C'est ce li<|uide iinprnpremeni connu sous le nom d'huile de camphre, c'est cette essence de camphre qu'utilise l'induslric japonaise. L'essence de camphre n'est pas un composé défini : c'est un mélange de dilférenles huiles essentielles {[u'on sépare par distillation fractionnée. Le premier, M. IluvOnoKOiiu Yosnu)A a donné (1) la composition de l'iiuilc du .la|i(>n. Llle contient de l'essence de térébenthine, un cai-bure, 28,8 "/„ de camphre et oO °/„ de campliorogénol. Ce dernier corps, une huile incolore à odeur camphrée, représente un hydrate de camphre qui, traité suivant certains procédés chimiques, donne du caiii|din' et suivant d'autres, du bornéid.
En soumettant à la distillation fractionnée, de l'huile de camphre provenant de riisl Africain alleniand. MM. IIaarmann et Rkimkk (2 i ont obtenu itJ ", „ de camphre, de l'huile légère, de l'huile lourde. On sait que les composants de l'huile de camphre sont variables; ainsi l'huile provenant de riCst Africain allemand ne contient pas de sal'inl (ju'on troiiM' dans l'iiuile du .lapon.
I^a propriété la jibis intéiessante de cette huile est de dissoudre le camphre, et d'en dissoudre à chaud une quantité plus grande qu'à froid. Cette propriété a été mise à profit par les habitants de Formose avant l'établissement du monopole japonais. Le gouvernenunt avait alors frappé d'une taxe la production de camphre cristallisé et non celle (le l'iiuilc de caniphre. Si bien ([u'on exporliiit \r plu^ iids^ililr de camphre en le dissolvant dans l'iiuili'. l'hisuite, au .lapon, on distillait le liijuide. La fraude connue; on a également taxé l'huile, mais natiu-ellement à un }irix moindre que le camphre cristallisé.
Autrefois, comme nous l'avons dit, l'huile de camphre était estimée à peu près sans valeur. Cependant les classes pau\res s'en servaient comme huile à brûler et de temps à autre on l'utilisait pour délayer la laque.
(1) « Bull. Soc. chimique de Paris .., 1886, t. Xl.Vl.
(2) « Der l'ilanzer s 15 décembre 190G.
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Depuis l'augmentation du prix du camphre, on s'est attache à mieux conduire Ui distillation et maintenant ses utilisations sont nombreuses. Traitée par des procédés industriels spéciaux, l'iiuilc de camphre abandonne encore près de ."iO °/o de camphre cristallisé et 33 °/„ de résidus. L'essence résiduelle peut servir soit comme huile d'éclairage, soit comme dissolvant des ' résines et de la laque, tandis que le noir de fumée provenant de sa combustion sert à la fabrication de l'encre de Chine (1).
En Europe, cette essence est elle-même traitée pour l'extraction du safrol. Elle donne comme résidu une essence que l'on sépare en deux produits connus sous les noms d'huile légère et d'huile lourde de camphre. L'huile légère, qui distille aux températures moins élevées, a un poids spécilique voisin de 0,9 tandis que l'huile lourde a un poids spécifique voisin de 0,96 et passe entre 250 degrés et 270 degrés C. La première sert comme dissolvant des laques, des vernis, des résines, des gommes et du caoutchouc ; elle remplace avantageusement l'essence de térébenthine pour le nettoyage des objets que souillent les encres grasses et les graisses (caractères
d'imprimerie, rouages de machines, etc.). Son odeur la fait également employer en parfumerie et en savonnerie commune.
(Juant à la seconde, de moindre valeur, on ne l'utilise guère qu'en parfumerie et comme Uniment.
On voit que l'huile de camphre tire son principal intérêt de l'extraction du camphre qu'elle contient. 11 est permis de se demander si une baisse dans les prix actuels du camphre cristallisé autoriserait ce traitement, car les autres utilisations de l'essence, quelque intéressantes qu'elles soient comme sous-produits de cette extraction, ne semblent pas de nature à justifier l'établissement d'un traitement. Mais dans la situation actuelle du marché du camphre cette industrie a une grande importance : la preuve en est dans le développement rapide qu'elle a pris, développement tel qu'aujourd'hui la production d'huile à Formose est à peine suffisante et que l'on craint de la voir bientôt incapable d'alimenter les usines japonaises.
Y. Cayl.4,
lûgûnicur ogrouonie.
30 juillet 1907
Broyage et Broyeurs
Par M. F. Main.
Bien que le broyage ne constitue pas une opération technologique spéciale aux produits tropicaux, il fait si souvent partie d'une suite d'opérations technologiques, et s'applique au traitement de tant de produits variés, que nous recevons de très nombreuses demandes au sujet de ce travail. Cela n'a d'ailleurs rien de surprenant, le broyage étant une des opérations mécaniques les plus délicates d'abord eu raison de la diversité des substances à broyer,
(r D'après GiLiJMhiîTERel Hoffmann- : Les Huiles essentielle! [t-a.1. £. Gajlt .
ensuite en raison du résultat à obtenir suivant les cas : fragmentation grossière, granulation, mouture ou poudre fine.
Le nombre considérable de types de broyeurs existants témoigne des eflbrts des constructeurs, qui ont fini par établir quelques modèles répondant aux besoins les plus difficiles à satisfaire ; c'est-à-dire au broyage des substances fibreuses (écorce), molles, peu l'ésistanles, élastiques ou encrassantes.
Disons tout de suite qu'au point de vue mécanique, le broyage exige une force considérable ; c'est peut-être, avec la pro-
JOURNAL D'AGRICULTURE TROPICALE N° 7(i — Octobre 1907
duclion du froid, le Iravail (|ui aLisorbo le à moules de pierre onl depuis iont^lenips plus de force parmi ceux qu'on l'cnconlre fait place- aux moulins agricoles à meules en pratique. Une conséquence naturelle en mélalliques, mais il n'y a pas'lri'S longdécoule, c'est qu'il ne faudra jamais recou- Irmjis que rapparilion des fontes durcies rir à un broyeur mù à Lras d'hommes dès a rendu l'emploi de ces moulins ])raliques, qu'on désirera laire un Iravail un peu en écartant la iK'ci'ssilé du chanj^ement iniporlanl; ce fait est encore accentué pai- fréi|uenl des meules ou d'un rhabillage celui que certains types de broyeurs sont toujours défectueux. Les fontes durcies ou basés sur la vitesse de rotation de leurs moulées en coquille obtenues en coulant la organes, que par conséquent une diminu- fonte non dans des moules on sable, mais tion de celte vitesse inilue sur la qualité dans des moules métalliques, subissent de du travail ; or, pour maintenir celte vitesse, ce fait une sorte de trempe superlicielle il faut une force telle que, si on nr dispose qui les rend presque complètement inattaque de la force d'un ou deux hommes, les quables à la lime : le burin lui-même a
peine à les entamer, et si, une
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Kig. 9.
Meule de moulin >■ Excelsior ».
fois usées, les pièces ne peuvent plus être remises à neuf, elles onl du moins l'avantage d'une durée extrêmement longue. De plus, la forme des aspérités est quelquefois combinée de façon à provoquer par le Iravail une espèce de rhabillage automatique qui prolonge leur durée.
Ces fontes sont coulées principalement en Angleterre et en Allemagne; dans ce dernier pays surtout, on en fait de nombreuses applications au broyage. L'Amérique utilise des fontes analogues pour la fabrication des pièces résistances passives l'absorbenl loul en- travaillantes des charrues. iNous avons tière pendant la marche à vide. Les reçu de la maison Fn. Kuupp, à Magdebroyours à moteur sont donc la règle, et burg (1), quelques indications précises sur malgré l'absence fréquente de force motrice l'emploi de ses broyeurs à des produits aux colonies et dans les pays chauds, on coloniaux. La maison Krlpp a éliminé devra s'elTorcer de diminuer dans la mesure complètement les cylindres de la consdu possible l'emploi des broyeurs à bras, truction de ces moulins, pour adopter ([ui ne seront jamais d'un rendement éco- exclusivement la meule, qui olfre deux nomique, en admettant qu'on puisse en avantages principaux, concernant l'alimeuobtenir un travail satisfaisant. tation et la réversibilité. Aux difficultés du
Les substances pour les(ju(dles les plan- broyage dont nous avons parlé ci-dessus, teurs ont le plus souvent besoin de broyeurs nous aurions pu en ellel ajouter celle de sont, en dehors des grains, les écorces ralimenlation.
tannantes, les épices et produits phar- Dans un appareil de broyage, l'intromaceuti(|ues, qui sont souvent aussi dos duclion des matières à broyer entre les écorces, et quelquefois des racines, des
fruits ou graines à env(doppe liquéliéc, ou ,.,,,. , ,. .... „,,.,. , .
, . ' ' ' (1) iTied Krupp AkliengeselLschaft, Grusonwerk, a
des leuiiies. 1 our ces produits, les nn-illms Magdeburg-Buckau i.Vllemagne,.
N» 76 — Octobre 1907 JOURNAL D'AGRICULTURE TROPICALE
deux surfaces travaillantes est parfois (l'une réalisation diflicile : lorsque le coincement des malières ne se produit pas, celles-ci sont rejetées indéfiniment et l'appareil tourne à vide, bien que la trémie soit pleine. Cet inconvénient oblige à rejeter, pour les écorces par exemple, quantité de moulins et broyeurs qui feraient un très bon travail si on parvenait à les alimenter; nous l'avons nous-mème souvent constaté dans des essais d'appareils américains auxquels l'adjonction
et restent en contact avec leur bord interne. Or, à cet endroit la meule courante et la meule dormante présentent entre elles un certain intervalle dans lequel viennent partiellement s'engager les produits. Lorsque deux dents viennent à se rencontrer à leur contact, elles agissent en cisaillant une partie de ces produits dont elles détachent une parcelle, désormais facile à broyer, puisqu'idle vient d'elle-même se présenter à l'action des dents fines. Ce travail étémentaire se reproduit sans cesse
Fig. 10. — Coupe d'un inoulia >' Excelsior ».
Fis. 11. — MuuUn avec renvoi d'engrenages.
d'un alimenlateur spécial était indispensable, encore que bien souvent cet alimenlateur (jeu do cylindres garnis de pointes) arrivait à s'encrasser à son tour et arrêtait le fonctionnement de l'appareil. Les meules adoptées dans les moulins « Excelsior n obvient en grande partie à cet inconvénient. En effet, ces meules, comme on peut le voir sur la ligure 9, sont composées d'une partie pleine annulaire portant des dents prismatiques, dont le nombre et la finesse augmentent du centre à la périphérie. L'alimentation se faisant par le centre, les matières ii broyer participent peu à peu, sons l'action de la force centrifuge, au mouvement desmeules
en raison de la grande vitesse des meules et dégage l'intérieur du jeu de meules au profit de la facilité d'alimentatiou. Notons cependant que, pour des produits en très gros morceaux, la maison Krupp recommande quand même l'adjonction à ses moulins d'un concasseur destiné à diviser préalablement les trop gros morceaux.
JNous avons parlé de la réversibilité des meules. Un cylindre, une fois les cannelures émoussées, doit être remplacé par un neuf, puisque la fonte durcie ne permet pas de rhabillage. La meule, elle, a deux faces, et lorsque l'une d'elles est usée, on retourne la meule, qui se trouve alors travailler avec une surface neuve ; c'est là un
JOURNAL DAGRICLLTUIŒ TUUPICAl.l-
N- 71) — Ocruitiii: 1907
avanlai;o sur le cylindi'o. De plus, la loriiio roincnt difllcile. A droite ?c trouve un ■les tleiits adopli'e par la Société Kiiip? est séparateur niafînéti(|iie pnur reiilévement telle (|u"aprc's énioussage d'une des l'ac(!S, des clous, fils de fer, etc. Kniiii la maison il sullil do changer le sens de la rotation Ivrupp établit aussi des moulins Kxcelsior pour amener un alTilage automatique par à bras, mais elle ne les recommande que usure de la seconde face; au bout de |ii'ii lorsque la finesse et le débit n'ont qu'une de lemps, on se retrouve en iirésence de importance secondaire, pour les raisons dents allilées, quoi lu'uii peu moins Ion- que nous avons exposées plus liant, gués, ce à quoi on remédie faeilrmenl eu IVirmi ji's substances intéressantes pour
nos lecteurs, traitées parées niou- 1/i ~ ■' lins.uouscileronslacannelle.legin-
gembre, la noix muscade, le poivre, les écorces lauuautes, les i'o(jues de café et d arachide, le riz. la la(]ue, etc. La maison Ivrlpi' nous ^1 il'' plus communi(|ur' les chill'res suivants, rendtMin'uts par heure, idilenus avec un moulin n" X ^diamèlre des meules, 430°'°', nombre détours, 330 par minute, force, 4 à G chevaux) :
Ecorce de manglier. . . . 800 Ug. — quinquina . . . 410 —
Avec le moulin n° 4'' (diamètre 470""", ;jjO tours, G à 7 che- ^aux) :
Ecorce de mimosa "00^
— pe inio du Chili) . . sOOk moulure fcTossiére:.
— liuRue du Chili . . SOC"'
Les moulins Excelsior convienni'ut bien pour toutes les substances que nous avons énuun'rées plus haut parce qu'elles sont assez résistantes et >èclies. Mais on a •-iiuvi'iil allaire à des suii^tauces peu résistiinles, (|iii cèdent sous la pression des meules (|ui se laminent entre les surfaces lia vaillantes, ou qui par suite de leur légèreté sont chassées parle moindre choc et re-tenl comme telles impossibles à traiter ment des meules. Le modèle rejiréscnlé dans un moulin à meules quel qu'il soit, parla liniire il est uniiii iliui reii\iii d'en- I) autres sont grasses ou poisseuses, colgreuages permettant do le CLimiuauder par lautes, et adhèrent aux organes (|ui les un manège loisqu'on ne dispose pas il'autre triturent jusqu'à combler les vides entre forcemotiice. Enlin le moulin de la ligure l:i les aspérités de ces organes et les transcomporle un alimentiileur à secousses dont former en surfaces lisses n'ayant plus l'emploi est recommandé pour les sub- aucune action sur les produits à traiter, stances dont l'alimonlalion est parlicaLè- Sur eux, le choc seul peut avoir une acl'on
l'ig. 12. — Moulin avec aliiiicnlateur à secousse*
doimaiil un peu d(! serrage. Ce n'est dune qu'après usure complète qu'on doit recourir au retournement des meules.
La ligure tO-représente la coupe d'un de ces UKUilius, nituilraul l'alimenlation cou- Irale et le volant il de réglagi' de l'écarle-
N" 70 — Oltobre 1907
JOFR.XAL D'AGRICULTURE TROPICALE
ot li's l.iroyeui's dits à percussion peuvent seuls être employés. Eu principe, ils se
Fig. 13. — Broyeur à percussion Khitp ouveit.
composent d'un certain nombre de bras articulés ou non, fixés sur un arbre hoiizontaltoui'nanl à grande vitesse dans une enveloppe cylindrique. Cette enveloppe est constituée à la partie inférieure par une grille formée de barreaux d'un écartement variable.
Les matières sont introduites à la partie supérieure de l'enveloppe et soumises à l'action du percuteur pendant un temps variable avec la dimension de la grille qui ne leur permet de s'échapper que lorsque la finesse désirée est atteinte. La vitesse du croisillon percuteur atteint 2.2.')0 fours par minute, et sonaclion jointe à la présence de cannelures accentuées sur les plaques latérales, a raison des matières les plus élastiques comme du liège, des feuilles fraîches, des fourrages ou des poils, aussi bien que les plus collantes, comme certains tourteaux, des gommes, des caroubes, etc.
La figure 13 représente un broyeur à percussion Krupp, ouvert, montrant la grille inférieure, au travers de laquelle on
dislingue le croisillon percuteur ; à gauche un conduit courbe raccorde la trémie avec l'enveloppe dont les plaques latérales cannelées sont en fonte. Dans la ligure 14. on voit l'appai'eil tout monté, fermé et muni de son alimenta leur, auquel le mouvement est donné par une petite poulie visible sur le dessin.
Le rendement de ces broyeurs varie énormément suivant les substances travaillées, et il est bien difficile d'indiquer des chill'res a priori. La maison Krupp, ayant déjà livré des appareils de ce genre pour des écorces, a pu cependant nous donner les chiffres suivants obtenus avec de l'écorce de Qnillaja saponaria daus un broyeur n° 2, avec grille de 4 millimètres.
Nombre de tours par minute .... l.loO
Force nécessaire 8àl0 ctievaux.
Diamètre intérieur de la cage. . . . 0°'..S00
Débit à l'heure JOO kg.
Fig. 14. — Broyeur monté et fermé muni de son aliœenlateur.
Dans les mêmes conditions, un moulin n" 3, tournant à raison de 1.500 tours
lOLK.NAl. l)A(iKICL"LTLKI'; TliUl'ICALl::
N" TC) — UcrouHi; 1"JU7
par minulo, a donni'- un rcmlomcnt don- trailô»'?, nol;immenl suivant leur degré de viron (170 kg. Ces cliilTres peuvent varier siccité. p i^i ^[j;
suivant l'état des éCOrCeS Int-t<nipur npronomo.
légèrement
Une Vigne américaine propre aux Climats tropicaux, le "Vitis rotundifolia ".
I^u- M. \:.-\\. lliLGARn.
La note de M. E. Mai.mc (Voy. ■' J. a'A. T. » n» 731 nous a valu celte intéressante communication de M. HiuGuin, le savant agronome, professeur de ri'nivcrsitt'de Rerlieley fCalifornie). F.e Vitis rotundifolia dont il préconise l'essai en région tropicale appartient à la Section des Muscadinia ou vigneslianes à immense développement qui croissent spontanément dans le sud des Etats-L'nis; le catalogue des fruits de la Sgciété Pomologique américaine mentionne huit variétés de celte espèce, parmi lesquelles le Scuppernong dont il est question ci-dessous. Cette variété à énorme croissance n'est pas inconnue de nos ampélograplies qui ont vainement tenté de l'utiliser pour la reconstitution des vignobles phylloxérés; elle est rebelle au greffage sur la vigne d'Europe et sa fécondalion avec les variétés du Vitis vinifera n'a donné, à notre connaissance, que de faux hybrides. Peut-être le Scuppernong et autres variétés de la muscadine seront-ils mieux appropriés à la culture en pays chauds; les observations de notre distingué collaborateur seront des plus utiles aux amateurs tropicaux désireux de faire, dans cet ordre d'idées, des essais de culture rationnelle. — .\. d. l. R.
A propos de l'intéressante communication de M. E. Maine, dans le » J. d'A. T. » de juillet, sur la vigne des Saintes, il me semble qu'il serait intéressant pour les horticulteurs des pays tropicaux qui voudraient cultiver la vigne pour la production des raisins de table, de faire des essais avec les variétés issues du Vitis rotundifolia du sud des Etats-Unis, dont le « Scuppernong » esl la mieux connue.
Entre la vigne sauvage des basses terres du Mississipi, connue sous le nom de (( muscadine », et le scuppernong cultivé principalement dans les deux Carolines et la Géorgie, il y a^des transitions de nature à satisfaire les goûts de ceux qui ne s'obstineraient pas à ne vouloir que des grappes
de liirme classique, celles de Ja race muscadine étant des ombellules de trois à six grains seulement, du reste très gros, rond*, mais d'un goût acidulé tout à fait comparables à ceux des raisins de la race muscat. Celte dernière étant originaire des contrées arides ou semi-arides, on comprend (]u"il faudra toujours des précautions spéciales pour la faire prospérer dans les pays tropicaux proprement dits. Mais il n'en est pas ainsi de la race muscadine, ou scuppernong, qui est originaire des Etats semitropicaux (11' l'Amériiiue du .Nord, et se trouve même dans les parties strictement tropicales de la Eloride. Ecs scii|)pernong se ressentent fortenu ni île la moi utlre aridité, quoiqu'ils réussissent parfaitement sur les collines des Etats cotonniers du bord du golfe du Mexique. La vigne sauvage (muscadine) prend son développement le plus parfait dans les bas-fonds, le long des tleuves et ruisseaux tributaires du Mississipi et du golfe du Mexique, où ses racines aériennes descendent des arbres élevés servant de supports à la vigne pour tremper dans l'eau. Ces racines aériennes disparaissent complètement dans les pays de collines, où la vigne perd parfois son caracti're grimpant. Dans la culture, on donne toujours la forme en lierceaux ibuit parle M. .M.vimv, seulemeul ceux-ci prennent des dimensions beaucoup plus fortes, et atteignent parfois plus de '10 mètres de long sur 4 mètres de large, formant tie cbarmanles allées couvertes, abondamment garnies de grappules, de grains de couleur blanche, rose ou bleu foncé. Le rendement (l'un iiii'd de vigne de ces dimensions est
N" 76 — Octobre 1907
énorme, et les raisins peuvent être utilisés pour la consommation directe, pour la fabricalion d'un vin ile liqueur, ou pour la distillation.
La race muscadine ne craint pas le phylloxéra et ne veut pas de taille; ses grelTes qui ne reprennent pas bien sur sujets de Vilis vinife'ra, réussissent un peu mieux sur les V. cordifolia et le RIparia.
Botaniquement parlant, la race muscadine forme la transition entre le genre Vitis et le genre tropical Cis^us, dont les fruits ressemblent beaucoup à ceux du scuppernong ; mais ceux-ci ont toutes les
propriétés chimiques et la saveur des raisins oïdinaires tandis que les fruits de Cissits sont fades, sans acidité ni saveur. Cette même fadeur s'observe dans les Vilis proprement dits, indigènes dans l'Amérique centrale ainsi que dans les vignes du Nord transportées dans ces mêmes climats. Le Vi/is ca/ifornica, très acide dans le nord de la Californie, devient fade et tout à fait impropre h la vinification, dans la vallée de San Bernardino et à Los Angeles, soit à 1.000 kilomètres plus au Sud.
E. W. IIlLGAP.D.
Berkeley, Californie, août 1907.
Expériences sur les Autruches
Par M. A. Mallèvre.
La plume étant le produit zootechnique en vue duquel se poursuit l'élevage de l'autruche, il y a pour l'éleveur un intérêt évident à connaître les facteurs susceptibles d'en iniluencer non seulement le rendement, mais aussi la qualité qui commande le prix.
Cette question, comme la plupart de celles qui concernent l'élevage, ne s'éclaircira que le jour où l'on fera appel, pour la résoudre, à la méthode expérimentale.
Aussi convient-il de signaler dès maintenant une tentative laite ilans ce sens par le professeur i. E. Dlerden, de (Irahamstown (Cap) (1).
L'expérience a porté sur un nombre très restreint, troprestreintd'autruchons, quatre seulement. Elle a consisté à déplacer, à changer de milieu, ces sujets qui étaient -d'ailleurs de trois provenances difl'érentes. Dans leur nouvelle résidence, les autruchons étaient soumis exactement aux mêmes conditions de vie, en particulier à la môme bonne alimentation. 11 s'en est fallu cependant que le changement de milieu ait eu, comme on aurait pu le prévoir, le? mêmes conséquences pour les divers oiseaux et pour la qualité de leurs
(I) Expcrimpnls with Ostriches. » The agric. Journal of the Oape of Good Hope », 1907, p. 667-670.
plumes. Tout au contraire, chaque provenance s'est comportée de façon dilTérenle.
L'un des autruchons, arrivé chélif, couvert de parasites, s'est mal développé. Les plumes, de croissance irrégulière et dépourvues par endroit de barbes, étaient de qualité tout à fait inférieure.
Deux autres oiseaux, d'une seconde provenance, bien qu'ayant toujours conservé toutes les apparences de la santé, ont donné des plumes défectueuses, barrées, les barres étant dues manifestement à un ralentissement de la nutrition de la plume.
Enfin un dernier autruchon, tiré d'un autre troupeau, a supporté sans en soutTrir aucunement le changement de milieu. Ses plumes étaient d'une croissance tout à fait régulière et de la plus belle venue.
Une enquête a démontré que ce dernier autruchon appartenait à une famille d'oiseaux exceptionnellement vigoureuse. C'est, on n'en peut guère douter, cette vigueur de constitution qui a permis au représentant de cette famille de supporter sans aucun inconvénient pour la qualité de la plume sa transplantation dans un milieu nouveau.
Il faut- souhaiter que le professeur DuERDEK continue et étende, s'il est possible, ces expériences. A. Mallèvre.
JOURNAL DAGRICLLTLRE TROPlCAl.i:
S" 16 — OCTOBBK 1907