‹ Journal d'agriculture tropicale: agricole, scientifique et commercial (volume 2)Chapitre 18 sur 171 · en 1904 S6,631 en 1900 120. 9S0 en 189G · texte numérisé non relu

en 1904 S6,631 en 1900 120. 9S0 en 189G

124 75i en 1903 1C1.92Ô en 1899 128.363 en lS9.i

sii.CSt en l'.lOi 72.096 en 1S9,S

A Londres, à la même époque, les stocks étaient de 44.533, contre :

60 964 en 1903 51.244 en 1903 77.652 en 1901

8,3. H2 en 1904 61.690 en 1902 90.200 en 1900

Quant à Hambourg', qui ne fournit pas de stocks officiels, il y a peu lieu d'en tenir compte quant à présent.

Par suite, la moyenne quinquennale des prix des divei'.ses provenances se trouve dépassée considérablement ; ainsi, voici ce que nous trouvons au 31 décembre 1906. pour quelques-unes des principales sortes :

Fin 1906 1900-1903

Para-.Marasrnan 106 80,20

Trinidad.." 106 80,10

Côte-Kerme, Venezuela 107,50 86,80

Baliia fermenté 100 73,70

Haïti 90 61,40

Guayaquil 100 88,10

Martinique et Guadeloupe 112.60 94,80

Les avis des pays producteurs ne sont toujours pas des phis satisfaisants, et les catastrophes comme celle qui vient encore de fondre sur

une partie de la .lainaïque, les appréhensions pour quelques autres des Antilles, ne peuvent encore laisser entrevoir le retour à des prix plus raisonnables. Le mouvement sur place pour la première quinzaine de janvier eonfirme les précédents, et si le stock s'accuse en légère augmentation, cela n'est dû qu'à un arrivage important (6.043 sacs) de la Gold Coast, dont partie est entrée eu magasin et passera prochainement en vente publique.

Mouvement au Havre l'^ quimaine de janvier 1907

Moik Impoilul. Dfliourh» SlD V m

MIKIK df la lit 11

prêfPileDt quiuMÏnr i|iitniuUie l5jiiD.19llï

Para. Maragnan i.osi » iW --*■'*

Trinidad 16.4V'J :nf, i.m it.lMl

cote-Ferme. Venezuela. 13.12s i.Mi S96 J U.\i<)

Bahia ^.6lî i.030 66i 5.0^7

Halti.RépuWique Uoni. '.m 1.719 l.fiW 7.65.'

Martinique et Guadcl.. 1.77s m 3iia l.7'.i;i

«"^y»""" ! 5-2.G39 <i.VM 1.1» -'8.311

Divers I

Total:8aC3 07.173 i:i.9i« 7..ï:t7 73.564

contre, en 1905-1 II 133.91.^ l.-).703 s.lO.". 1H.513

El ecl l'.'OHilOi 139.097 7.19* 5.036 lil.2.")3

La fin do décembre et les premières semaines de cette année n'ont eu qu'un marché peu actil. Cependant les pri.x sont restés soutenus et il a encore été traité un millier de sacs en toutes provenances.

Cours au Havre (lu 31 décembre 1905 au 31 décembre 1900

Para. Maragnan . .

Trinidad

Côle-Pertoc, Véaéweln .

Babia

Haïti

Cours ;iu Cours ju Coui'S ou

ôl ik. I90S l:; dcc. 19Ilt 51 déi. I9(1l>

fr. 64 à 69 9S à 105 103 à 107,50

,< 45 à 60 SO à 90 S5 à 93

Sanchez. Porto-Plata,

Samana » 54 à 57,30 90 à 95 90 & 95

Guayaauil ■' "8 à 92 90 4 105 95 à 105

Martinique et Guadel. » S4 à S7,50 11làll* 112 à 113

Au 15 janvier, la demande renaît plus régulière et comme les quantités disponibles en toutes provenances sont des plus réduites, quelques sortes même inobtenables, les prix se relèvent de quelques francs, ainsi, pour les principales qualités :

P.ini, Mara^'nan, de l(iS l'illO

rriiiidid 107 à IIJ

r,<Ue-Kerme, Venezuela 100 an."»

Bahiii 97,50 à I02,.ï0

Hiiili ". SS A 95

Sanuhez. Porlo-Plal;i, Samana 92 à 97

Guavaquil , 95 à 110

,Ma(-liiiii[ue el Guadeloupe US ô 122

Comme on voit, il y a eu encore hausse assez

appréciable

Anthime Alleaume,

Lo Havre. 21 j.mvier 19(17.

Fibres de Corderie et de Brosserie Chronique spéciale du " J, d'A. T. ■>

Par MM. Vaquin ot Schveitzer

Sisal. — Les prix continuent fermes, par suite des offres peu importantes des producti-urs mexicains. Les cours de la bonne niarcliandise qualité EEH ou similaire s'établissent à fr. 8<5, les 100 kg. en disponible et embarquement rapproché.

Les siirtes des Indes ont été très recherchée» et les prix ont monté de 10 fr. les 100 kg. sur le» dernières cotations, pour la boiiue qualité longue et blanche.

Manille (Abaca). — Le marché a été très actif et de bonnes ventes ont été traitées depuis le début de l'année. Par suite, les cours ont encore accentue leur mouvement progressif, et les dernières transactions s'établissent comme suit ;

Fair nirrent, oml>.tr(]l. Uêo. Janv fr. MO

Supérieur Sfcoiuis. Janvier loi

Kair seconds. Décembre. . ... 'oi

Good brown. Janvier- .Mars . I' j

.\ux 100 kg,, c, i, f, Europe.

Le disponible vaut 3 à 4 fr, plus cher.

Le total des recettes en 1906 s'élève à 761.000 balles de 127 kg., alors que l'année précédente il avait été de 904,000 balles, ce qui constitue une très grosse différence. Il demeure évident que le plus bel avenir est réservé à cette catégorie de fibres et les liauts prix actuels, en raison de cette situation, doivent se iii:iintenir encore longtemps.

Lin de la N"'-Zclande (Phonnium). — Lo marché a été beaucoup plus calme ces semaines dernières et les prix ont été influencés par le peu de demande de la fabrication.

En dernier lieu, sous l'influeuee des prix du Manille, le ton a été un peu plus animé et le marché est de nouveau un peu plus ferme aux prix suivants, les 100 kg. :

Pair Wellington, fr, S7.

Good fair Wellington, fr. 91.

Les étoupes sont peu iliiii:indées ;\ fr. 33,50 les 100 kg., c, i, f. Europe.

Magueij (Aloès de Manille). — Seulement de très petites affaires en disponible aux anciens prix payés.

Aloès (Chanvre de Maurice). — La très belle qualité fait défaut. Le.< bonnes sortes courantes de la nouvelle récolte sont olïertcs à fr. 73 les 100 kg., c. i. f. Europe pour expéditions mars : et les qualités secondaires de fr. 69 à 71, mêmes conditions — Bon courant d'atïaires, marché plutôt ferme.

No 67 — Janv. 1907 JOURNAL D'AGUICULTURE TROPICALE

Zomandoque. — Prix nominaux, de 69 à 7'2 fr. les 100 kg. c. i. t. France ou Angleterre.

Tampico (Itxle). — Les offres des producteurs se sont encore raréfiées, et les cours ont un peu plus de fermeté que précédemment, cependant il est encore possible de traiter aux environs des prix indiqués dans notre levue de décembre.

Le Palma semble plus recherché et la marchandise rare obtiendrait fr. 63 à 6.5 les 100 kg., suivant qualité.

■Jute de Calcutta. — Toujours très ferme de fr. 44 à 5') les 100 kg., suivant qualité.

Jute de Chine. — Très cher : Une bonne sorte de Tientsin attendue prochainement a été payée fr. 53, .50 les 100 kg. c. i. f. — Pour la provenance de Hankow, les prix de demande des exportateurs ne permettent pas les achats.

Bamie. — Quelques offres, aux prix précédents.

Kapok. — Très forte demande pou/ toutes les provenances, surtout pour Java. Nous devons confirmer ce que nous écrivons dans ce journal depuis des mois : que la consommation ira pendant encore des années toujours augmentant, et que cette fibre est un article d'avenir dont la culture doit être essayée partout oii l'arbre réussit bien. Nous rappelons les principales conditions nécessaires pour constituer une marchandise de première qualité : bonne soie brillante, assez longue, bien blanche, et surtout légère et bien propre.

Il ne paraît pas qu'un article réunissant ces conditions puisse de longtemps descendre audessous de fr. 130 les 100 kg. ; par contre, il peut atteindre dans certains cas fr. 180, c. i. f. Europe.

Piassava. — Pas de changements.

Para sec fr . l"iO ii ii)S

Bahia loua 140

Afrique fin souple, diverses provenances. 50 à 69

Conffo dur -'ri à 45

Madagascar 05 à 70

Palmirah. — Se cote, suivant qualité :

Courante molle fr. 40 à 45

Souple nerveuse 47 à 55

Dure à Extra-forte. • IJO à 85

Le tout, ans 100 kg. c. i. f. Havre.

Fibres de Coeo. — • Sans changemeut pour les fibres filées, pour corderie et sparterie : de fr. 30 à 75 les 100 kg., suivant grosseur, nuance et régularité du fil

Les fibres peur brosserie sont très demandées et les prix haussant pour les deux qualités, — Anglaise et Ceylan, — il semble môme que les

quantités qui yjeuvent être proiluites dans ces ieux centres seront à peine suffisantes pour la consommation.

De différents côtés nous avons demandé des renseignements de colons, concernant l'utilisation des bourres de noix de coco pour la fibre ; nous répoudrons t lujours pour chaque cas par- Uculier. 11 est en elïet peu faeUe, — à moins de rester dans les généralités plutôt vagues, — de formuler une réponse qui donne satisfaction à -liacun. Cependant, sur' la demande de la Rédaction de ce Journal, nous avons indiqué, en une petite note, quels sont les caractères généraux que doivent présenter les bourres de coco pour que leur utilisation pour la fibre soit rémunératrice. On trouvera cette note dans le n" 68. — N. D. L. R. du « J. d'A. T.

Chiendent. — Les cours élevés du moment paraissant devoir se maintenir, il serait intéressant de rechercher do nouvelles proven;inces. Tous renseignements utiles sont à la disposition des lecteurs de ce journal, tant sur les qualités qu'il faut que cette racine présente aux acheteurs que sur son mode d'exploitition.

Raphia. — Bonne demande, prix sans changement.

VAQTJIN & SCHWEITZER.

Le Havre, 21 janvier 1907.

Matières grasses coloniales

Mercuriale spéciale du « J. d'A. T. » Par MM. Rocc-4, Tas.st & de Roux

Coprah. — Tendance : hausse constante. — Nous cotons nominalement, en disponible, les 100 kg. c. a. f., poids net délivré, conditions de la place de Marseille :

Java sundried . . . . 63,50

Ceylonsundried.. . ii4

Singapore ^>2

Macassar 02

Manille ô 1

Zanzibar 6-2

Mozambique 02

Saïgon 61

Cotonou 02

Pacifique (Samoa). 62,50

Océanie française. 62

Huile de palme. — Lagos, fr. 77 ; Bonny- Beuin, fr. 74 ; qualités secondaires, fr. 71 les 100 kg. ; conditions de Marseille, fûts perdus, prix povu' chargements entiers

Palmistes. — Guinée, fr. 42.50 les 100 kg.

Mowra (Bassia). — 29 fr. les 100 kg.

JOURNAL D'AGRICULTURK TROPICALE

N" til — J\Nv 1907

Graineu oléagineuses. — Situation stationnaire. — Nous cotons nominalement :

Scsanic Bombay blanc, gr Krainc fr. :ts.:.u

— — pet. graine a.s

— Jaffa (A livrer) il A U,..'!

— bigarré, Kurrachee :<s

[xptrliscs 1 I-io* Bombay, bruns, gr. graine. . is..'iUà i8

. 1 Colza Cawnpore :t • à 34,.~>ii

I Pavot Bombay 39

«arstilf f Ricin Coromandel nouv. récolte.. M à Ï9

Arachides décortiquées Mozambique i i

— — Coromandel nouv. réc 31 à :'ii

Ventes connues de. la semaine : 2.000 balles aracliides décortiquées Coromandel, janv. -février, fr. 28.75 : coût et fret, poids net délivré.

Autres matières. — Cotations et renseijinements sur demande.

ROCCA, T.l.SSY & UE Koux.

Marseille, 18 janvier 1907.

Produits agricoles africains

sur le marché de Liverpool

Mercuriale spéciale du u .1. d'A. '['.

Par MM. T.-vylor & Co.

Huile de palme. — Depujs notre dernière revue, le marché a été très ferme, et les prix en hausse. Cependant les derniers jours les prix étaient un peu en baisse.

Voici les cours du jour, hi toiiui' sur place :

Lagos i '11.5- Brass. Niger.

Bonny, Old New Calabar. . . :;'j.|j

Calabar 3ii.l.")- Congo 30.5,-

Camcrouu :iii.l5 - ' Sait Pond 29.-'-

Beoin 30.10- Ordinaire et

Accra 30. m- mo.venne i'.i.i-

Palmistes (.\mandes de Palme). — Marché ferme et en hausse, (^ours sur place :

Lagos. Cameroun Bénin, Congo... H 17.7 6

et qualités supé- Libéria. Sher -

rieures des Ri- bro 1 7 . i f

vièrea £l7.lii- Côte-d'Or 17.-

Caoutchouc. — Le marché a été ferme, fîoniu' demande on général. Para 5 /2 ■' /,.

Cajé. — Calme. Vendu 8 aacs Eléphant Berry de 43/3 à 43/9 et 70 sacs Cold Berry à 32/-

Cacao. — Ferme. Il a été vendu 4.650 sacs. Derniers prix pour Victoria fine de 63/- à 77/- ; Lagos de 64/- à 73/3. 1000 sacs de 65/- à 71/selon quahté.

Gingembre. — Vendu 1,S6 sacs Sierra Leone à 26 /6 le cwt.

Piassava. — Vendu 8.500 bottes. Old Calabar £ 23, Opobo £ 24. 10/-, Grand Bassa de f 20.10/à 22. 15/-, Sierra Leone £ 22. 15/-, Cape Palma^ £ 21.5/-, Sherbro de £ 24 à 24.5/-, Bereby

£ 27.. Axini t' 21.5/-. 800 bottes Gaboon d® £ 13 à 15.10/-

Oire d'abeilles. — Vendu 7 Sicrrii Leone £ 6.15/- le cwt

A'otx de Kola. — Petite vente à 2 d. la livre anglaise.

Coprah. — \'endu seulement 22 sacs de £ l-'i.lO/- à 16 ,-. On cote maintenant £ 17.

Poivre de Guinée (Maniguettc). — Rien à rapporter.

Fèves de Calabar. — Rien à rapporter.

Arachides. — Vendu 186 sacs Bathurst à £ 16. 10 et 650 sacs non décortiqués de £ 10.10/à i' 17. 150 sacs Bathurst à S 16 et fine Rufisque à ï 18.

Chillies (Piment enragé). — 56 sacs ordinaire de Sierra Leone à 25 sh. le cwt.

yoix de Karité (Shea). — Sans existence, valeur nominale de £ 8.10 à 9.10 la tonne.

Coton. — De 4 ''/, à 6 ^ /^ la livre anglaise. Mats. — Ferme, 4/1 les 10 livres anglaises.

Peaux. — Le marché a été ferme. Assez bonne demande pour des peaux africaines.

Conakry sèches, poids avérage 10 Ibs à 10 d. la 1. Lagos salées, » » 15 » 10'/^ »

Bathurst sèches » » 11/14» 8'/. »

Accra sèches, 2"= et S" qualité 8 ' /. »

Autres produits. — Cotations et renseignements sur demande. Tayi.or & Co.

17 janvier 1907.

Produits de Droguerie. - Produits divers.

Mercuriale spéciale du <i ,1. d'.\. T. « Par M. Geo. Ernst.

• L'astérisque dêsliriic les produits bciiéliciaiit ii'uue détaxe partielle ou enlièrc eu raison de leur prox-eiuince des colonies t'rau^-aises. Le mécanisme et le tarif de ce •« priviU-tre colonial » ont elc exposés dans nos n«» 35 et 37. — .\. <1. 1". 11.

Ambrette. — Toujours sans aflaires. Petit

stock en gi'aines Martinique, à 75 fr. le 100 kg.

Baumes. — Copahu : Para. fr. 3,75 à 4 fr. le

kg, en bonne demande : AInrac:iïho. I,.^0 à .'> fr.

entrepôt ; sans stock.

PÉROU : Très ferme et rave ; I.),j0 à 16 fr. le kg. entrepôt. On voit de plus hauts cours.

ToLU : Un peu meilleur et demandé de 2,75 à 3 fr. en bonne qualité dure, acquitté. Bois. — Santal des Indes : en billes. 125 à 130 fr.

Santal N'" -Calédonie : 75 à 85 fr.,

c. i. f., pour bûches et branches ; 65 à 75 fr.

pour souches et racines. Atix 100 kg., acquitté.

QuASSL\ AMARA : Antilles. 12 à 15 fr. suivant

rendement.

Fèves de Galabar. — Afrique (Nyauze), sans mouvement et d'im débouché restreint ; coté 75 à 80 fr. les 100 kg.

Noix de Kola. — Sèches : Saines, de vente courante, de 90 à 95 fr. les 100 kg,

Fraîches : 3 fr. à 3,50 le kg. pour belles noix de conserve.

Camphre. — Toujours très ferme, demande toujours très active. — Chine, arrivages très restreints ; cru, 9,50 à 10 fr. le kg. — Japon, demi-raffiné, 11 fr. à 11,50. — Japon, tablettes, 12,50 à 13 fr.

Café. — La forte récolte du Brésil, que l'on estime à 15 miUions (et plus) do sacs, a fait rétrograder aujourd'hui les cours du Santos Good Average jusqu'à fr. 38, pour mois courant. En disponible les affaires restent modérées, à prix en baisse. Cours, les 50 kg., entrepôt :

Santos 40'à JoS "Guadeloupe

Haïti 47"à 55 Habitant Uià'lU

Moka trié 93 à 105 • Tonkin îio à mu

Java jaune 56 à 68 ■ Nouvelle Calé-

" Bourbon Réu- donie 90 à i 00

nion 160 à 170 * ^Madagascar

" Guadeloupe Libéria, ^so à >'-''

Bonifleur. 123 à 12.^

* Cacao. — La tendance reste très ferme avec prix en hausse. Cours, les 50 kg. :

Congo conventionnel fr. 92 à 97

(droit : 9:, fr.)

Martinique, Guadeloupe 119à il-',50

(droit : .".2 fr.)

Nouvelles-Hébrides 122 à 127,50

Congo Français 120 à 127,50

Madagascar, Réunion 115 à 1 20

Caoutchouc. — En bonne situation ; demande active.

Gambie 6 gà 11 Tuléar 3,70 à 6,25

Diégo-Suarez, ^ Tonkin, noir. . . 8 à 9,50

Tamataverose lu à 10,26 — ronge.. 10 ;i 10,50

Majunga Nossi- Nlle Calédonie EJ

Bé 7 à 9,50 (« Sa «) U :i 1 1 50

*Cire d'abeille. — Les prix restent soutenus et l'on espère une amélioration des cours d'ici peu. — Cours, les 50 kg. : Madagascar, fr. 165 à 166. — Tonkin, fr. 160 à 162,50.

Cornes. — De vente très courante sur notre marché, les belles qualités obtiennent de pleins prix. Cours, les 100 pièces : Bœufs, vaches (Madagascar), fr. 20 à 35 ; Buffles (Tonkin), fr. 70 à 85 ; Cerfs, fr. 110 à 175.

Cuirs. — Marché ferme, on espère de meilleurs prix malgré l'hésitation momentanée des acheteurs. Cours, aux 50 kg. :

Bœufs, vaches (Madagascar) ; secs 100 à 105

— — salés, secs 81 à 83

Guadeloupe, Martinique ; salés 60 à 72

Tonkin, vaches ; sèches . . 115 à 120

— buffles 5.Ô à 60

Nouméa, salés 6 à 717

Ecoroes d'oranges. — Quarts Haïti : 30 à 32 fr les 100 kg. acquittés.

Manioc. — Fécule de Manioc : Le marché reste ferme et il devra en être ainsi jusqu'aux mois de mai-juin, époque de la récolte des pommes de terre dans notre pays, les cours du manioc subiront alors l'influence, en hausse ou eu baisse, de cette dernière. Cours : Réunion, Madagascar, fr. 33 à 36 les 100 kg.

Racines : Le manioc « eu carotte » est seul

vendable actuellement. Cours normaux, fr. 13

à 16 les 100 kg., rendu Havre.

Biz. — Les 100 kg. logés. On cote le Saïgon n° 2, embarq. mars-avril, de fr. 19 à 19,50, c.a.f.

Bocou. — Sans affaires. Antilles, marque Bisdarry : 65 fr. les 100 kg. Autres provenances, sans arrivages.

Gommes. — Aux 100 kg. Copale : Toujours ferme.

Afrique, sortes Ir. sO à 90

Madagascar reste demandée :

Triée, claire, dure 325 à 350

Triée, teintée 275 à 300

Sortes, qualités courantes 175 à 200

Les belles sortes sont toujours recherchées et les exportateurs ont intérêt à bien trier leui's lots,

Damar : Sans stock, rare. Batavia, fr. 195 à 215. — Singapore, fr. 160 à 175.

GoMME-GUTTE : Un pcu moins ferme. Cambodge et Siam, fr. 8,25 à 8,50 le kg.

Gomme-Laque : Stationnaire, fr. 5,25 à 5,50 le kg., c. a. f.

Sticklac : Tonkin, 370 à 375 fr. les 100 kg. c. a. f.

Ipéca. — Ce produit reste stationnaire, mais dans de bons cours pour les vendeurs. Cours, le kg., c. a. f. : Rio cultivé, fr. 20 à 21, .50. — Matto grono, fr. 20 à 20,50.

Depuis peu. une excellente qualité, provenant de cidtures faites au Johore (Malaisie) est importée en Angleterre oîi elle est très appréciée. EUe donne un rendement sensiblement égal aux bonnes sortes cultivées du Brésil, patrie de cette drogue, et est coté avec une légère plus-value sur les Rio ou Minas.

L'Ipéca de Carthagène n'offre que des arrivages très restreints ; ventes à prix très voisins du Rio : 19 à 20 fr. le kg., suivant triage.

Essences. — Linaloë Mexique, en bonne demande et ferme : fr. 19,50 à 20 le kg. entrepôt (au droit de 50 fr. les 100 kg.)

Petitgrain du Paraguay. Très rare et recher, chée. On a payé des prix très élevés, jusqu'à 45 fr. le kg. et on reste acheteur.

JOURNAL IVAGUK II.TUKI': THÛI'ICAl.l':

N" 67 — Janv. 190-

*Vanille. — Le kg. nu, acquitté Havre. La marchandise de conserve et bien préparée se vend très bien ; prix en hausse. Cours :

R^^union 1 " qimlité fr. . . 30 à 33

— têtes-queues S3 à 2.1

Madiigascar 18 à -J-l

(iuadeloupe 12 « 17

Tahiti. l'« quaUté . 12 il 14

Soychellea IIS, 19 cent.) 2i à 25

*Vanillon. — Article demandé et en haus.^e. Toutes provenances, fr. 15 à 17 le kg.

Toris autres produits : Cotations et renseignements sur demande.

GÉo. Ernst.

59, quai d'Orléans.

Le Havre, 19 janvier 1907.

Mercuriale de quelques produits d'Extrème-Orisnt

Par M. J. H. Geein

Gomme laque. — La baisse dont j'ai parlé le mois dernier n'a pas persisté et j'avais donc raison de dire que ce mouvement n'était pas ilù à \\n changement de la situation statistique de l'article, mais à des circonstances pui'ement extérieures. Du reste on ne peut pas dire que les affaires en gomme laque aient repris leur coui's normal et ce marché reste fort peu actif. .Je cote aujourd'hui {t. 520 les 100 kg. c. a. f. pour lu T. N.

Poivre. — On ne fait pas d'affaires, mais les cours Ijaissent et on a parlé ces teinps deriiiers d'une affaire à fr. 55 les 50 kg. c. a. f.

Gambier. — Toujours inactif, mais plus ferme. Quelques vendeui-s parlent de fr. 4,'5.50 les lOl) kg., c. a. f.

Tapioca. — Cet article aussi semble inspirer peu d'enthousiasme aux acheteurs. Les affaires se font difficilement, malgré les fluctuations en hausse et en baisse que l'article présente et qui auraient pu tenter l'esprit d'entreprise des spéculateurs. 11 est vrai que ces fluctuations ne se sont produites que sui- ime échelle restreinte, et d'est ainsi que, de 49 fr., on est graduellement

monté à 54, pour redescendre ensuite à fr. 50.75 les 100 kg. c. a. f. C'est le prix actuel.

Racines de Manioc. — On s'intéresse de plus en plus à ce produit, dont les multiples usages paraissent enfin avoir frappé le» diverses industries auxquelles il peut s'adresser. On en a fait queliiues centaines de tonnes dans les environs de fr. 12,50 les 100 k". c. a. f.

Fécule de Manioc. — On pourrait taire des quantités assez importantes en qualités ordinaires, mais les offres manquent en ces sortes, tandis qu'elles sont abondantes au contraire en belles qualités, qui ne trouvent pas preneurs. Les prix sont sans changement, de fr. 15 à fr. 30 les 100 kg. c. a. f.

Fécules de Sagou. — Se sont raffermies. Le prix actuel est d'environ fr. 19 les 100 kg. C'est beaucoup plus qu'on ne vent payer.

Cire végétale du Japon. — Cet article semble définitivement entré dans le chemin de la fermeté, du moins au .Japon, car en Europe, ou no paraît nullement disposé à suivre Tcxaltatidn qui semble régner au Japon pour ce prodmt et pour certains autres. L'importation est donc enrayée pQiu l'instant puisque la deuxième main peut offrir A bien meilleure marché que la prmière. Les cotées diffèrent selon les appréciations et j'ai vu dans la même journée des offres à fr. 100, à 150, à 155 et h 147, .50, ce qui est assez déconcertant.

Galles de Chine. — Le décUn a fait de nouveaux progrès et on trouve facilement vendeur aujourd'hui à fr. 129,50.

Bamie. — On ne parle guère en ce moment de cet article, qui paraît être complètement délaissé. ^'endeurs et acheteurs se tiennent sur la réserve. Comme la première récolte n'a lieu que d'ici quelques mois, il est probable que cette situation se prolongera encore quelque peu, a moins de besoins subits do la consommation, que cependant aucun des signes précurseurs habituels no permet de prévoir.

J. H. Gkein.

Iti, rue Stc-r,roix de la Brrlonncric

Paris. 21 janvier 1907.

-^<^^;à^mê0^^^^^^^-

N" 67 — Janv. 1907

ACJUALIJES

.La Sucrerie à Cuba différentes îles paraissent henreux de venir

Estimatious iippioximativeis de la s'y embaucher ; d'autant plus qu'ils peuvent

prochaine récolte. retourner facilement chez eux après la ré-

Usines monstres. — La solution trouvée polte

du problème de la main-d'œuvre. t j. j. t j^ ■

*^ Le gouvernement entend favoriser aussi

Par M. A. Pedroso l'immigration d'ou\'riers européens, princi-

Je m'empresse de vous envoyer les der- paiement espagnols ; un crédit de o millions

niers renseignements sur la récolte présumée ^'' francs va être employé à cet effet. de l'ile de Cuba, qui a été calculée par Alberto Pedroso

MM. JoAQtTEVi Gin\L\ et Federico Me.ter, Pari.s, ô janvier 1907.

à 1.524.711 tonnes. Il s'agit de tonnes anglaises de 2.i!10 livres. Ce sera, le record de '*~ "^^ Cuba, l'équivalent de 10.673.000 sacs. Nos Cacaoyers sous Avocatiers sacs de sucre, à Cuba, pèsent bien plus, en Par M. P. Carié

général, que ceiix des autres colonies ; on

f , , , ^„^ ,. Je lis dans le n" 60 de juin 1906 du « J.

les calcule a 320 InTCS en movenne. itour

^ ^. ^. ' d'A. T. », une note de M. AuG. Chevalier

les statistiques.

-r ,., 1 ,-, 1 1 ■>, 1 i^ - signalant la bonne réussite du cacao sous

Lue de tum produit donc, cette année, ^

, ^-i T, 1 • l'ombre d'avocatiers, a San-Thome. J'ai

presque une tonne de sucre par tête d habi-

^ ^ • • ^ ^ • j. , , fait, il y a deux ans environ, une plantation

tant, ce qui n est certainement i)as banal.

^, , - 1 /-, 1 , T r. i -r. 1 «le 3.000 cacaoyers dans un verger, oti se

C est près de Gebara et de Puerto-Padre •' ^

, , , , . trouvent à peu près tous les arbres a fruits

que se trouvent les plus grandes sucreries '■ '■

T ^ , , , . 1 r, ^. des tropiques, ainsi que divers arbres d ave-

de Cuba, dans la province de Santiago : ' ' ^

r, J. -, r^^ ■ i • o-^,^,^,, uucs. ctc. Eu voici les résultats, ils Confirment

Central Cnaparra, qui produira 3o0.000 sacs ;

r. i 1 -r. 4. OP-- ,,«/A /-i 4. 1 /-< l'observation de San-Thomé.

Central Boston. 2 /a. 000 s. ; Central (riiaso

(Kipe Bav Co), 200.000 s. Toutes ces sucre- ^'"■■'"'" ..Aur.a.K actuelle

* ' ■ l'URTI. D.Mimii l'ES CACAOYERS

ries api)articnnent à des Compagnies anié- . ^. i ,„ - o m

^ ' ^ ■ Avocatiers 1 ™ a 2 ™

ricaines. Dans cette juridiction, 5 sucreries, -.^ , , ^^c^ > -i,„cn

■' Eucalvptus '^ ia '^ 1 50

— en ajoutant a celles déjà nommées la ^ " .^ . , -m-/ - ^cr c/

■' ■' Orangers, citronniers, etc.. oOV a 75%

Central Santa Lucia et la Central San Ma- ,^ ' . o-cx - .^c/

, 1 ■ ,^ - n 11 -n- Manguiers 2o':/ a 40%

nuel. — produiront a elles seules 1 million, ^ . . , .„ . . t ,, i, r-r-cr ~ -imc:r>

Bois noir (Albizzia Lebbek) 75% a 1™50 105.000 sacs, soit environ 353.600.000 livres . ,, ,. o^c" ^ z^^c^

\noneii{Anonas quanwsa. etc- 30 ^^ a 50%

de sucre. r,- . • ^ oac - «ne/

Divers :e])ices,ravensava, etc. 30% a 40%

22 sucreries auront cette année une production de i)lus de 100.000 sacs chaque ; Ces différences très grandes proviennent

l'énorme production tot;ile citée plus haut. en grande partie du feuillage plus ou moins

sera fournie par seulement 183 sucreries, épais des arbres porte-ombre. Il faut au ca-

toutes « centrales ». caoyer de l'espace et un jour plus ou moins

On a résolu le problème de la main-d'œu- tamisé. Là où l'ombre est épaisse, il végète ;

^^»e en faisant venir des travaillées de Porto- je vais élaguer le plus possible les manguiers,

Eico, où la main-d'œuvre abonde, de la orangers, anones. arbres à épices de mon

Jamaïque qui est à douze heures seulement verger, aiin d'assurer le développement des

de Sautiago-de-Cuba ; enfin, de Saint-Do- cacaoyers rachitiques, qui n'ont pu se déve-

miugue et de Haïti. Les salaires de Cuba, lopper faute d'air et de lumière. Le climat

étant bien sui)érieurs, les ouvriers de ces de ma propriété est très humide et chaud

JOURNAL D'AGRICl LTUHE TROPICALE

Janv. 1907

de décembre à juin, et ])lutôt sec le reste de l'année, quoi qu'il y ait de petites pluies eu cctt'C saison.

En tous cas, il résulte de cette expérience que le cacaoyer aime l'ombre tamisée et peu épaisse des avocatiers.

Je voudrais m'étendrc plus louyuemciil.

mais je suis en pleine coupe, et l'usine à cannes réclame tous mes soins.

Je vais tâcher de me rendre à une usine d'aloës mue par l'électricité, et vous donner des renseignements (jui vous intéresseront.

Veuillez agréer, etc.

P. Carié.

Curepipe (Ile Maurice), 29 sept. 1906.

Culture de l'Igname de Cuba

au Nicaragua

Par M. II. E. Low

Il a déjà été question, dans le « J. d'A. T. )i (n" 62, p. 254), d'une iaiiaine très intéressante que M. H. Low, de Managua (Nicaragua), a obtenue de Cuba et dont il préconise la culture comme plante alimentaire de premier ordre.

En réponse à ime demande de renseignements que nous lui avions adressée au sujet de cette plante, M. Low a bien voulu nous envoyer la lettre sïii vante, datée du .'? septembre 1906, dont nous allons donner la traduction, revue par notre collaborateur horticole, M. Ulysse Bernard ; elle contient, en même temps que la des .'ription de la plante, dos détails cultiu'aux très précieux.

D'après M. Low, — et l'échantillon botanique qu'il nous a envoyé 8eml>le confirmer son dire. — il s'agit du Dioseorea alata. ■ — \. n. i..' H.

« Les tiges de (^ette igname, écrit M. Low, portent quatre ailes membraneuses et transparentes ; elles sont volubiles et s'enroulent de gauche à droite. Les feuilles sont cordiformes (.'t opposées. Il n'y a pas de fleurs, mais les feuilles portent à leur aisselle des petites bulbilles qui se détachent de la plante mère vers le 8"^ ou 10<^ mois, — lorsque la plante approche de sa maturité, — tombent sur le sol et s'y enracinent.

» Ayant planté trois bulbilles grosses comme des petits pois, j'ai obtenu 22 k. 500 de racines comestibles ((5 pesant de 6 à 8 livres chacune et (» ou 8 grosses comme des pommes de terre) et un grand nombre <lc bulbilles Mllaiit de la grosseur du petit pois à celle du marron d'Inde.

» J'ai distribué une certaine quantité de ces bulbilles ; j'en ai gardé 160 que j'ai plantées en ligne autour de mon janlin, et qui forment actuellement une haie haute de 5 mètres et d'un très bel effet.

» La plaiitatipn a lieu au début de la saison des ])luies. On l'ait choix d'un bon sol, riche en humus et .suffisamment léger pour faciliter l'arrachage.

» Les bulbilles sont plantées en lignes distantes de 2 m. 50 et à 80 cm. sur le rang. Le sol a été ameubli au préalable sur toute la longueur des lignes, sur une largeur de 50 cm. de façon à foruu'r des billons au .somnu't desquels a lieu la ])laiitatiou.

« Les bulbilles sont enterrées de 2 à 8 cm. Une plus grande ])rofondeur rendrait l'arrachage plus diflicile car les racines ont parfois 50 cm. de longueur.

» L'on obtient ainsi 5.000 plantes à l'hectare. Dans une bonne terre, la production moyenne par pied est de 10 kg. ce qui donne un reiulenuuit de 50.000 kg. à l'hectare.

)) A Cuba et à la Jauuiïque, en raison de ce grand rendement, les indigènes cultivent beaucoup cette plante mais laissent les tiges ramper sur le sol. ce qui «liminue sensiblement le rendement : en eflet, pai suite du contact avec le sol, il se produit une grande quantité de racines adventives qui nuisent au développement des racines principales. H est donc préférable de tuteurer. ce qui donne à la plantation l'aspect d'une houblonnière.

» Je ferai connaître au " J. d'A. T. " les résultats de la culture dès que la récolte aura été faite, c'est-à-dire en novembre. »

H. E. Low.

■ Managua, 3 sept. 1900.

N» 67 — Janv. 1907

Le Coton en Chine

Impossibilité de produire à la fois assez de coton et de vivres.

Le (I British Trade Journal » du 1" mars 1905 publiait la note suivante, empruntée à un rapport du eonsul des Etats-Unis à Hangchau :

Les possibilités de la eulture du coton eu Chiue sont immenses. Depuis de longues années on produit cette fibre dans dt s régions constituant presque la moitié de ce vaste empire. — Toutes les terres sont loin d'être propices à cette culture, mais sur les coteaux aussi bien (jue dans les vallées il reste encore assez de sols à coto7i pour suffire aux besoins de la Chine et pour permettre, en plus, une forte exportation.

Ceci, en théorie. En t'ait, l'Empire chinois actuellement et pendant longtemps encore, ne saurait étendre ses cultures de coton, les sols qui s'y prêteraient étant accaparés par la production des vivres nécessaires à l'immense ])opulation indigène.

Il coûterait plus cher d'importer des vivres qu'il n'en coûte à importer le coton nécessaire à la consommation intérieure. Aussi longtemps que cet état de choses durera, la Chine achètera de grandes quantités de cotons étrangers. — Si elle peut l'avoii' à bon compte, sous l'orme de produits manufacturés, elle l'achètera sous cette forme. Sinon, on l'achètera sous forme de fil, et les métiers grossiers des indigènes feront le reste. «

Au moment où diverses publications et de nombreux ou%Tages examinent et analysent la part présente et future de chacun dans la production mondiale du coton, il nous a paru intéressant de mettre sous les yeux de nos lecteurs cette courte note qui inspire confiance.

L'Administration française, secondée par l'Association cotonnière, s'emploie à développer la culture du coton en Indo-Chine ; si elle y parvient, le marché chinois s'empressera de lui prendre la totalité de sa production comme cela a lieu déjà pour les petites quantités produites actuellement. Des lots isolés arrivent bien en France de ]0in en loin ; mais, dans la règle, la Chine

paiera toujours mieux ; telle est l'impression de tous ceux qui ont eu l'occasion d'examiner la question. — F. il.

Où on en est du dégomiuage de la Ramie

Un auteur anglais, peu sérieux, en général, ayant affirmé récemment que le dégommaoe de la ramie était aujourd'hui im problème résolu et à la portée de tout le monde, nous avon,* recueilli à ce sujet d'intéressantes déclarations d'un industriel aussi compétent que désintéressé. On verra qu'en réalité une seule des usines existantes, justement célèbre d'ailleurs, a su résoudre la difficulté ou à peu près. Le procédé à l'eau de mer, d'origine algérienne, est malheureusement à l'étude depuis trop longtemps déjà sans avoir donné lieu à la constitution d'une affaire industrieOe, et ce fait nous laisse peu d'espoir de le voir jamais prendre de l'importance .

Les procédés de dégommage actuellement connus en France ne suffisent pas pour assurer un grand développement à la filature de ramie ; ils ne donnent qu'une filasse compacte qui, dans les peignes, abandonne, sous forme de blonsses ou étoupes. une partie importante de son poids, augmentant ainsi, et de beaucoup, le juix de revient du peigné.

Un nouveau procédé à l'eau de mer, actuellement à l'étude, donnerait, si l'on en croit l'inventeur, une filasse très belle pouvant convenir- à la filature de numéros très fins, mais les résultats définitifs n'eu sont pas encore connus.

Quoiqu'il eu soit, et quel que soit le procédé employé, il est nécessaire que la force de la fibre ne soit pas atteinte ; car le fil de ramie n'étant pas naturellement régulier, fatigue plus que le fil de coton lorsqu'on l'emploie pour la chaîne. Il est plutôt indiqué pour la trame. — Cependant, nous avons vu des numéros fins de l'usine allemande d'Emmendingen (chaîne et trame), qui étaient bien uniformes et assez résistants ; mais nous ignorons le procédé de dégommage de cette usine, tenu secret. — C. G.

.lOUUN.VI. D'AGHICl I.ITHK TUUl'lCAl.l';

.\" ()7 — Janv. 1907

Les Effets nuisibles de l'EfFeuillage des Cannes

Les expériences du prof. Rckart, à Ilonolulii. Par M. G. de Pré.\i'det

Le professeur C. F. Ecicart, directeur de la Station agronomique de l'Association Hawaïenne des Planteurs de sucre, a publié réceiiunent un travail fort intéressant sui l'inlluence de reiïeuillage des cannes sur les récoltes de cannes brutes et de sucre. On sait que l'eileuillage consiste à débarrasser le pied de la canne des feuilles mortes, ce qui donne de l'air dans les tiges. Ce travail, qui se faisait en grand depuis tant d'années, est moins suivi dans les colonies anglaises maintenant et les recherches du professeur ECKAKT nous en donnent la raison ; nous en empruntons l'exposé au « Daily Mercury » de Mackay (Queenslaud), n" <lii 15 se])tembre 1906 :

Jjcs ])remières expériences furent faites sur des chiniips donnant 75 tonnes de cannes à l'acre.

Ceux qui curent un elïeuillage en juin donnèrent 78 tonnes à l'i'cre ; ceux qui eurent deux effeuillages en mars et octobre donnèrent 71 tonnes, ceux qui en eurent trois en mars, août et novembre, iw donnèrent que 70 tonnes.

La ])lus haute polarisation fut donnée par des cannes elteuillées deux fois ; la ])lus basse, ])a.i' des cannes etïeuillées trois fois. Mais les unes et les autres ont donné une moyenne de sucre par acre très inférieure à celle des cannes effeuillées une seule fois.

Ce sont là, à notre ((iiinaissance, les premières expériences scien(ili(iues sur la matière ; à moins qxi'U n'en ait été fait à Java. Le sujet serait à reprendre dans chaque pays ])roducteur, car les résultats doivent évidemment varier suivant les climats, les terrains et les sortes, de cannes.

G. De Préatjdet.

Nantes, 10 novembre 190(5.

Au sujet de la culture du Lombiro

Lettre de Madagascar.

L'abonné, auteur de la lettre qui suit, a bien lu notre note du n" (il, mais ne pouv.iit encore, au moment où il nous écrivait, avoir reçu le n<> 62, qui comprend une communication de M. Zotier, le concessionnaire des peuplements de lombiro de Diego-Suarez. Il est peu probable, du reste, que la communication en question, tout intéressante qu'elle soit, l'eût fait changer de sentiment :

« Je lis dans le n" (il du « ,7. d'A. T. » une notice sur le lombiro et les résultats qu'en attendraient certains planteurs. Je ne voudrais, certes, décourager aucun espoir, mais je ne saurais que vous louer des réserves (lue vous avez faites à ce sujet.

» Le produit du lombiro a certes de la valeur, il est coté à Diego de 8 à 10 fi . : le rendement d'un pied est même suffisamment abondant pour permettre de penser que la culture en serait rémunératrice ; on compte en effet une moyenne de 150 grammes de gomme comme produit annuel d'un plant.

Mais de là à des plantations de 100.000 Cryptostegia Madagascarentis il y a loin... Mieux que personne, vous savez qu'il est toujours bon d'être un peu sce|)tique lorsqu'on vous parle de plants en les eliillrant pas centaines de mille : sur le pa])ier, cela peut aller; sur le terrain, autre affaire.

» Pour l'instant, les essais de culture, faits les uns en graiul. mais sans soins, les autres plus modestement, n'ont pas été très he\iicu\. Doit -on itrefcicr le .semis, l)rocedé bien long, au lioutinage, pour lequel on ignore l'epociue favorable et les soins utiles? Doit-on conduire les plantations arbustivement ou en lianes? Peut-on compter sur une ou plusieurs saignées, à la 3<= année '? Autant de q\iestions non résolues, et qui (Icfendriil |ii>iiv l'instant de chanter trop haut la gloire du lombiro, ceci dit sans préjuger en rien de son avenir. »

\ cis.iillcs. Société Aiiunynic îles Imprimeries Cieriirilin

/.c OeranI, 1". Lhc.vn.i.i»'.

No 67 - Janv. 1907 JOURNAL D'AGRICULTULE TliOPICALE

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