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topliage que l'on se proposail irucclimaler, ne fussent pas irilroduils en même temps qu'eux ; une occasion merveilleuse s'ofiVait en effet de réaliser, au profit de l'homme, la contre-partie do l'expérience qui plus d'une fois s'est faite à son détriment au moment des invasions d'insectes nuisibles exotiques, c'est-à-dire d'exagérer la virulence de l'espèce phytophage en supprimant tous les parasites vivant à ses dépens. Kœbele et Pkrkins se chargèrent de réaliser le plan d'un pareil travail. Kœbele, au Mexique, se mit à l'étude des Insectes du Lantana et ne trouva pas moins de 400 espèces distinctes vivant à ses dépens. Parmi elles, 27 furent choisies pour être envoyées aux îles Hawaii, et 17 arrivèrent dans des conditions suflisamment bonnes pour permettre à Perkins d'en entreprendre l'élevage et la naturalisation : elles comportaient li espèces de Papillons, 2 espèces de Coléoptères, I espèce d'Hémiptères et 2 espèces de Mouches. Parmi les Papillons, S se naturalisèrent très promptement, et quelques mois après leur introduction ils avaient déjà pris une très grande extension, si bien que leurs che-
nilles se rencontraient déjà dans de nombreuses localités et y ravageaient les feuilles du Lnnlana.
Les Hémiptères se développèrent aussi avec une grande rapidité. Mais ce furent les Mouches qui accomplirent le travail le plus utile. L'une surtout se multiplia avec une intensité incroyable, et elle rendit d'inestimables sejvices en se développant à l'intérieur des Heurs et en faisant avorter les graines. Cet insecte pullule à ce point que souvent toutes les tleurs sont atteintes, et les Hawaiiens !»e trouvent ainsi en possession d'un agent des plus efficaces pour enrayer la multiplication de la plante et la tenir en échec. Ou a pu constater que, grâce aux précautions prises, la jdupaiL des insectes importés, et notamment la Mouche en question se développent san< être attaqués par des parasites.
Dès maintenant, il est incontestable que les Insectes du Mexique importés aux Hawaii remplissent la mission qu'ils ont été chargés de remplir et les Lantana^ arrêtés dans leur envahissement progressif, cessent d'être une menace pour l'Agriculture du territoire (1).
Le Cardamome au Cambodge
Importance croissanle. — Le Kravanh, description, culture, récolte. Le Krakor, ses variétés. — Statistique.
Par M. RoBiN'.
Le Cardamome, qui figurait en bonne place parmi les produits d'Indo-Chine exposés à Marseille en 1906 {Voy. « J. d'A. T. », n'' 04, p. 299^ donne lieu au Cambodge à une exploitation importante dont les produits s'écoulent à des pri.x fort élevés sur les marchés de Phnom-Penh, Kralt et Pursatt. Les renseignements, inédits pour la plupart, que notre excellent ami Robin a recueillis sur place, ne manqueront pas d'intéresser de nombreux lecteurs. M. RoniN, actuelleinent sousinspecteur d'Agriculture à Phnom-Penh, esl un ancien élève de l'Ecole de Versailles; après un stage dans les serres du Muséum, il a été successivement agent de culture en Aunam et sousinspecteur à Saigon. Nous serons heureux de lui voir continuer une collaboration active au
" J. d'A. T. », où il pourra traiter avec une compétence indiscutable des diverses questions agricoles concernant les régions où il est appelé à séjourner. — X. d. l. R.
La famille des Zingibéracées fournit de nombreuses plantes employées comme
(1) Bibliofjrapliie : Reports of the Board of Commissioners of Agriculture and Forestry of the territory of Hawaii (Ist Keport for 1904: 2nd Report for l!)0.j; 3nd Report for 1906).
The Hawaiian Forester and Agficulturist. Honolulu [passim).
Pebki.ns : Later notes on Lantana Insects. (Meeting of Hawaiian Live Stock Breederà' Association hekl de-
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slomacliiques, stimulantes et les Chinois ajoiilont proliliquesi'?). Parmi les plus recherchées, il faut citer les Cardamomes, qui ont pris au Cambodge une importance considi'rablo depuis que l'Administration s'est chargée de centraliser la récolte et do la livrer aux enciières ; cette réglomciilalion a permis aux indigènes de supprimer un grand nombre d'intermédiaires pou scrupuleux, achetant à vil prix un proihiil qu'ils vendaient très cher.
L'élude botanique des espèces de cardamomes est encore très incomplète ; en attendant une monographiedu ponrcpcrmcttant l'emiilui des noms scientifiques avec certitude, nous conserverons les noms indigènes pour distinguer les plantes et leurs produits.
L'espèce la plus recherchée est le Kravanh, que l'on cultive de la façon sommaire décrite plus loin (1). C'est une plante très rhizomaleuse, pouvant atteindre une hauteur de 2", 50 garnie de feuilles de 0"',4() à ()"',')0 (le longueur; les inflorescences slrobilil'ormes apparaissent sur des hampes disliAcles, élevées de 20 centimètres audessus du sol. Aux fleurs blanc-jaunàtrc succèdent des fruils oblongs-triangulaircs, bruns et rugueux k maturité.
Le Kravanh est très vivace^ se mulliplie facilement de semis et commence îi fruclilier la deuxième année ; il est localisé sur le flanc des montagnes et sur les plateaux
ceiiiber 21, 1903.) Kéimpriuié daas « The Hawaiian
Korcster aiid .\griciillurist ■>, l'JOl.) Van DiNr: iD. L.) ; Uepoit of the Entomologist (Heport
un ,\griiHiltural investigations in Hawaii, tOd:.'. Piil.ilié
comme Bull, u» 1"0 de : Oflice of Expcriment Stations.
U. S. Department of Agriculture, Washington. l'JOti. KoTiNSKY (J.) : History of économie cntomology in
Hawaii (Proceedings of Ihe 18th annual meeting of the Association of Economie Entomologists. C S. Dep. of Ag. Bureau of Entomology. Bull, n» 60, Washington. 11106, p. .'i8-66).
{{) D'après M. Gagncpam, holnnistc aux Herbiers du .Muséum et nionographe de la famille des scilaminées, le Kravanh du Cambodge, qu'on nrihngraphie plutôt, Krervanh, serait r^mojni/m h'rei-vonli. Pierre et Gagnp.. .ancien .1. racemosum Guih. décrit dans le <■ Uulli tin de la Socictc B.'ta[iiiiue do France » (1906 . La <■ Nouvelle tlore d'Indd-Chine », publiée sous la direclion de notie savant collaborateur. M. Lecomte, contiendra d'ailk-nrs un travail sur l'ensemble des espèces du ginre Amomiim acluellement connues qui rendra les pins grands services. — (N. i>. i.. R.).
lie la chaîne s'étendanl de Kuniput à ivral' pour séparer le bassin du golfe du Siam du bassin du Mékong. A partir de "iOO mètres, la plante pousse vigoureusement dans les sous-bois humides et ombragés, formés d'un sol siliceux et Inimifère; sa zone d'expansion est donc limitée et d'un séjour malsain.
Les propriétaires de Cardamomes vont se rendre comple du degré de maturité des fruit* vers le mois d'août ou de sejjlembre ; si la iiiuitié des fruits de l'inflorescence sont coniplolement mûrs, ils descendent pour recruter le personnel nécessaire à la récolte, qui reçoit à titre de salaire le tiers (le la récolte joiu'nalière.
l'euilant la cueilletle, le propriétaire choisit (|uelquos belles grappes ]iarl'ailement mûres, dont il égrène les Iruils pour les semer dans un pelit carré débarrassé des brindilles et des feuilles, grossièrement ameubli avec une branche taillée en pointe. Les graines légèreiuiMil recouvertes commencent à germer au bout de cinq à six jotirs. Celte pé|)inière un peu ruiliuienlaire est abandonnée jii«i|irà l'anni'e suivante à l'époque de la récolte ; les jeunes jilantes sont alors mises en place dans les endroits humides, auprès des torrents, en les espaçant de deux ou trois mètres. A cet effet, on gratte simplement la terre de façon à enleri'cr les cardamomes jusqu'au collet en les allermissant à la main. (Quelques giap|)i>s apparaissent (h'-jà sur ces pieds la troisième année : mais leurs graines petites et (le médiocre valeur soûl aiiaudonnées aux génies de la montagne. La ([uatrième année, le rhizome a donné plusieurs rejets suflisamment forts et chaque plante produit en moyenne une belle grappe. Par la suite, une seule toulTc arrive à fournir de 3 à 17 grappes, suivant son âge et les conditions où elle est placée.
Les grappes récoltées sont dépouillées des bractées des fleurs stériles et de la partie inférieure de l'axe dépourvue de fruits. Elles sont ensuite étendues sur des claies de bambou sous lesquelles on allume un feu de braise sans fumée qui dure toute la
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journée; le lendemain, on enduit entièrement les grappes d'une boue forme'e d'une terre rouge de la montagne contenant une forte proportion d'ocre. Après un nouveau séchage au-dessus de la braise ardente, les graines doivent résonner à l'intérieur des fruits pour indiquer un état de dessiccation suffisant.
Si l'opération a été bien conduite, les épis, débarrassés de la terre qui les enrobait, présentent une teinte jaune paille, les teintes trop foncées étant moins estimées.
Les indigènes remettent le produit de leur récolte aux administrateurs des provinces qui l'expédient à Phnomh-Penii, où il est vendu aux enchères; après avoir prélevé le montant des frais sur le prix de vente, on répartit la somme restante au prorata de l'apport de chacun.
Indépendamment du Kravanh ou Cardamome cultivé, il existe plusieurs espèces de Cardamomes sauvages désignés sous le nom de Krakor qui diffèrent plus ou moins entre elles(l). Il est à remarquer que leur liabitat est généralement moins élevé que celui du Kravanh; on les rencontre à peu près jusqu'au pied des monts, mais toujours en situations humides et ombragées. Les Krakor sont beaucoup moins estimés que le Kravanh ; ils atteignent encore, néanmoins, 30 piastres le picul (60 kg.). La récolte n'est pas centralisée par l'administration comme celle de l'espèce précédente. En aucun cas la plante n'est soumise à un traitement cultural; les indigènes se contentent de récoller les graines à maturité.
(I) Ces espi'ces ou variétés n'ont pu être iilentiliées, faute de matériaux d'études indispensables; M. IIobin se propose d'adresser à. son retour les échantillons d'herl)ier des divers Amomum de la région aux herbiers du Muséum.
Le Krakor s va ou Krakor cràham (rouge) ne donne lieu à aucun traite; il est consommé directement par les indigènes. C'est une plante à tiges violacées, à feuilles plus larges et plus courtes que celles du Kravanh, à tleurs et fruits rouges, ces derniers plus gros que ceux du précédent.
Le Krakor sar (blanc) donne un produit marchand, médiocrement apprécié. Ses feuilles sont très longues, ses tleurs jaunâtres et ses fruits blancs et lisses, plus gros que les autres.
Le Krakormomis (velu) est le plus estimé des Cardamomes sauvages. Il est possible qu'il ait lui-même donné naissance au Cardamome cultivé, dont il ne dilfère que par ses feuilles plus longues, ses fruits plus gros et ses exiaeances moindres.
On connaît encore un Krakor, dépourvu de tout qualificatif, à feuilles plus longues que toutes les autres, teintées de rouge dans leur partie inférieure; c'est l'espèce qui descend le plus vers laplaine. Ses jeunes pousses sont consommées par les indigènes.
Ajoutons pour terminer que la récolte des Cardamomes s'est élevée à 2. 381 kg. 800 en 1903, ainsi répartis : Phnom-Penh 691 kg. 800, Pursatt 1.890 kg. Ils ont été adjugés à 403 piastres le picul (60 kg.).
En 1906, la récolte a été beaucoup plus considérable, 6.676 kg. 200 dont G. 452 kg. 200 pour le seul marché de Pursatt, oîi le prix du picul a atteint la moyenne de 703 piastres, 216 kg. à Kratt vendus à 300 piastres et 8 kg. seulement à Phnom- Penh livrés à raison de 703 piastres le picul.
Robin,
Sous-inspecleur d'agriculture,
Phiiom-Penti, le 12 juillet 1906.
Les défauts du Caoutchouc de plantation
Nous avons déjà attiré l'attention de nos notre confrère 1' « India Rubber Journal » lecteurs sur certains défauts du caoutchouc sur les caoutchoucs de Ceylan et de Malaide plantation. Dans notre n° 63 (page 273), sie, préparés à la machine et lavés. C'est nous avons rapporté les critiques faites par aujourd'hui de Singapore que viennent les
JOURNAL DAGRICLLTUUE TRÛflCALE
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repruclif?, 1' « AgricuUural Ihillolin ul Un' Siraits et F. M. S. » se faisaiil l'écho dos plaiiili's d'experts de Londres. Ces |)laiiiti's soûl d'ailleurs suivies de conseils cl de recomuiamlalious dont nos correspnndanis, planteurs de caoutchouc, ne sauraieul liop se péuélrer.
Dans des \enles récentes faites à Londres, de nombreuses 'marques ont subi une nolahle di'précialion à cause de leur dureté, de leur couleur noire et, dans bien des cas, de leur surface résineuse, tous défauts provonanl, de l'avis des experts, d'un manque de soin dans la préparation. Les lois imparl'ailemenl soignés fernienlcnl pendant le voyage, ce qui amène une exsuilation de la résine et une délérioralion qui touche les caoulchoucs en biscuits aussi bien qu'en feuilles. Ce qui prouve ([u'ou peiil éviter ces ennuis, c'est la parfaite qualité que mainlieunenl eeitaines marques, aussi bien de Ceyian qui' de la l'éninsule .Malaise. Les dillérences entre les bons et les mauvais lois atteignant de 0 fr. :}0 à 0 fr. 00 la livre anglaise, il est encore préférable d'envoyer du bon caoutchouc en crêpe piulùt qu<' du caoutchouc inférieur en blocs; tout le monde u'e^t pas, en ell'et, à même de produire (lu caoulchouc en blocs, et d'autre part, les acheteurs sont bien revenu^ de leur préventiiiu contre le caoutchouc en crêpes. Le' bon scrap trouve lui-niémc preneur à d'excellents prix. Nous reproduisons ci-dessous les desiderata exprimés par les acheteurs :
L FoHME Eï APPARENCE. — lUscuits. Environ H millimètres d'épaisseur, 250 à 300 millimètres de diamètre; couleur et épaisseur aussi régulières que possible.
Feuilles {Sliects). Environ 3 milliiiiètn's d'épaisseur, 0"',()0 de longueur, 0"',30 de largeur. Roulé à la main ou laminé à la machine entre des surfaces lisses ou cannelées, et sous un courant d'eau; l'ouleur et épaisseur aussi ri'gulière^ (pii' possible.
Blocs [Blocks or Slab). De 5 à 25 centimètres d'épaisseur, de 30 h 3.'j cenlimètres de longueur, largeur convenable pour l'em-
ballage. Poids: de 2 à 10 kilos chaque, en caisses, de 511 à 75 kilos.
('n'/ie. En longues bandes de 0'°,t5 à U"',30 de largeur, assru'tics comme suit :
1) Couleur ambrée pâle (faite avec des latex supérieurs L
2; Crêpe faite de rognures et copea\ix (scraps); on |)pul y ajouter le déchet de la catégorie 1.
3) CUip Crêpe (brune mi noire).
Vrnnicplle {Worm . J^es teintes pâles et sombres devront être séparées et emballées séparément en gros ou en petits blocs..
Scrap. Quand il n'est pas aggloméré en Crêpe, le scrap doit être soigneusement trié, et débarrassé des débris d'écorces, impuretés, parties mal séehées ou collantes. Les blocs purs et les biscuits composés de scrap devront être soigneusement mis à part.
-N. 15. — Les eiïoris d«>s planteurs doivent tendre à l'obtention d'un caouteiioiic aussi régulier que possible de ([ualité. clair et transparent, à surface unie, aussi fort et aus>i nerveux (jue possible. La régularité, aussi bien comme qualité que comme couleur, est un pniul primordial, de façon à ce ([ue les acheteurs soient sùrs(|ue leurs lots ne sont pas mélangés.
Tout le caoulchouc doit être séché dans des pièces sombres, et januiis exposé au soleil ou au grand joui-; ceci s'applique également au caoulchouc séclié dans le vide.
IL {>oAGLLATio.\. — La coagulaliou peut être faite dans des baquets peu prof(uuls, à l'aide d'acide acétique, par exemple I volume d'acide pur p(jur 100 volumes de lalex, avec un peu d'eau, ce qui ne porte aucun piéjudice au caoutchouc; cela prendi'a de 8 à 1(5 heures. Le latex ainsi coagulé assure la régularité parfaite de l'échantillon, en même temps que cela économise de la place. Les proportions de lalex sont faciles h mesurer, et la masse coagulée peut facilement êti'e mise en morceaux convenables pour la machine à faire les crêpes. La machine à coaguler de Micnu: Coi-i-edoe est très rapide et très satisfaisante, car elle
N° 7i — Aoi:t 1907
ne prend que quelques minutes pour faire le travail.
La coagulation par la fumée, telle qu'elle est faite en Amazonie, en est encore à la période expérimentale; mais il n'est pas douteux que les échantillons ainsi préparés soient plus forts et se conservent mieux. On cherche un procédé pouvant enfumer, coaguler et stériliser en une seule opération. Les indigènes de l'Amazonie coagulent le latex au moyen d'un bâton ou d'une spatule qu'ils plongent conlinuellement dans le latex, et qu'ils retournent au milieu de la fumée, si bien que chaque couche de caoutchouc est fumée; le bloc obtenu est doue stérilisé dans toute sa masse et non pas seulement à la surface ( 1 ) .
IIL E.MBALLAGE. — • Lcs caisscs doivent être fortes et peser de SO à 100 kg. Ne se
(l) Rappelons que nous avons eu l'occasion de décrire plusieurs machines permettant d'obtenir mécaniquement le même résultat; entre autres, dans les n°^ 'ii (page 302) et 70 (page 128;.
servir ni de papier ni de toute autre substance analogue. Se rappeler que le caoutchouc emballé humide arrive en mauvais état (collant), et que la chaleur se propage : au contact du caoutchouc échauffé, le bon caoutchouc se gâte invariablement.
IV. Classification. — Autant que possible, classer par qualités et par couleurs. Tiier les échantillons pâles et foncés; écarter les échantillons inférieurs et les envoyer à part.
V. Séchage. — Avoir grand soin de sécher à fond, les biscuits et les feuilles surtout très complètement, et non superficiellement. Mal séchés, ils laissent exsuder de la résine, qui pendant le voyage, occasionne de la moisissure ou rend le caoutchouc poisseux.
VL Marquage. — Tous les échantillons, quels qu'ils soient, doivent porter la marque de la propriété ou de la compagnie originaire.
Une nouvelle machine à décortiquer.
Bien qu'il s'agisse de fibres, c'est intentionnellement que nous n'employons pas ici le mot défibrer, qui serait impropre, autant que la description de la machine nous permet de préjuger de son travail.
C'est r '( Indian Textile Journal », notre confrère de Bombay, qui nous la signale dans son numéro d'octobre 1906. Les tiges à défibrer passent entre des rouleaux qui sont, les uns lisses et recouverts d'une substance élastique, du caoutchouc par exemple, les autres cannelés et engrenant pour ainsi dire les uns avec les autres. Les tiges sont saisies entre ces rouleaux qui brisent les parties ligneuses. En même temps, certains des rouleaux sont animés d'un mouvement alternatif longitudinal, et la combinaison des deux mouvements serait avantageuse pour séparer la libre de son enveloppe extérieure.
Cette description trop sommaire nous fait croire que le principal Iravail fait par la machine est iin déjjoisage, travail qui peut en etïet très bien se faire par un jeu de rouleaux cannelés, la perfection du travail dépendant à la fois de la forme des cannelures et des vitesses relatives des rouleaux. Le mouvement alternatif longitudinal seul interviendrait pour la défibration. Si le travail est bien fait, cette invention serait fort intéressante, car elle permettrait l'alimentation en bout, supérieure à l'alimentation latérale, mais possible seulement aux machines à faible débit, et en même temps elle supprimerait le retour en arrière des tiges ou feuilles dans les machines à reprise, augmentant ainsi beaucoup leur capacité de production. Nous ne manquerons pas de nous renseigner sur cette machine pi'océdant de principes aussi nouveaux.
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