JOURNAL D'AnmCULTUKE TROPICALK N° 7i — Am r
iiiiiil inaliiiiiis, cl leur jirix ('levé fsl iino canards, oies, elc. Olle nourriture osl 1res
cause nliiiilalrice do leur adoption. Mais suiculenle el conlienl une jurande quantité
les solutions adaptées sont tellement dilVê- de protéine cl dliydrales de carbone solu-
renles, et ti'nioi-neut si neltcment que le Lies.
problénio a été attaqué de plusieurs côtés On la sème à Culia. à l'aulonuif. durant h la lois, qu'on peut espérer la soUiliim i'Iiiver, et même au |)iiiitcmp>. s"il n'est pas comme prochaine. li<q> sec. Klle prospère Lieu dans tdus les Le-; deux travaux dans lesquels on s'est terrains à Cuba, excepté dan- les terrains le plus rapproché d'une solution priiti(iii(' ln> huniides à cause de la j;rande teneur satisfaisante sont les deux extrêmes : dinie en ai^ile. On peut semer de Joutes les niaparl les londeu/es de gazon, mues par un nieres; mais celle quia donnéles meilleurs petit moieur de quatre à six chevaux, loue- nViillaU c'est le semis en li;.:nes, à 80 ou lionnent très bien. Nous avons vu travailler ilO cenlimèlres entre chaque sillon, de maie moilèle décrit par M. Solvkstre, et no.is niére à pouvoir enlever l'acilemenl l'herbe, pouvons dire ([u'il ne laisse rien à désirer; en |i:i--:iiil a\ee un iulii\aleiir. um- limie mi mais les aii,riculteurs trouveront peul-èti-e tuut autre instrument analogue. La quanqu'il s'agil d'un joujou : nous les renver- tité de graines employées pour semer en rons alors aux gros tracteurs à vapeur, sus- lignes par heclare est de 5 à (i livres el de ceplibles (le faire les débardages de bois en 12 à 1 i en semant à la volée. Le prix des Corel, les transports de betteraves, etc., tous graines est de 30 centimes la livre aux liavaux que ces machines, parfaitement au Etats-Unis.
|ioiul, soni susceptibles de laire sans le Ou coupe les Choux à ciiriron rjnntir
moindre aléa. Nous renvoyons d'ailleurs ;;o»rM (ou 10 centimètres) au-dessusdu sol,
pour plus de détails à l'article précité, loit avec une l'aueille, alin ipie d" nonvelles
bien documenté el copieusement illustré. jdantes naissenl. (|iii peuxeiil pruduire une
F. M. deuxième récolle. On ni' doit récolter (jue
jjg,,^,^.^ la quantité journellement nécessaire, car
on n'en coupe pas pour lesjcuu's suivants,
Les choux fourragers à Cuba. les feuilles séchant et ne plaisant pas autant aux animaux.
Nous avons obtenu à Cuba, dans un hec-
par M A. l^Ei.Roso.
Grâce àla Station Centrale Agronomi(!ue lare n'axant eu comme engrais qu'un peu
de Santiago de' las Vegas, et aux soins des de taii/,(i;/r el decliloiure de polassiuiu, un
agronomes distingués qui la dirigent, l'agri- rendement de ^jS.OOOkg., et nons estimons
cullure cubaine s'enriehit chaque jour lie qu'avec plus d'engrais ou <liin> de bons
niniveaux [iroduils; ainsi M. Franciso M. terrains, on |ieul arriver à nue pi odiie:i..ii
Cm/, \ient de publier dan- le « lîoletin de de M). 000 kg.
laSecrelaria de Agricullura» une élude sur On |ieul poui' les nioulnii- el 1 ■> i.ores,
les Choux fourragers el leur acclimalalinn .m lien de ccmper les Choux, le- m
élire
à Cuba. "-'^'"^ '•"* champs, poiu- qn ils eu mangent Celte plante fut importée d'Angleterre à leur satisfaction : mais ce sy>lènie n'e-l aux Elats-lnis en ISll, mais on ne corn- pas bon pour les besliaux. .[iii doi\eiit menea a la eulliver qu'en ISSO. Il existe manger les Choux associés ii d'autres fourdeux variétés princiiiales : le DwarfE^sex rages ou à des graines. Il donne nn mauel le Dwarf Victoria. C'est la variéléDwai f vais goût au lait des vaches. Essex (pii a été aeelimalée à Cuba; (die Le Seul ennemi des Choux a été la Chedonne une grande quantité de fourragecine nille d'un lépidoptère ([ui d'ailleurs a été les besliaux, bœufs, chevaux, moutons, iacilement détruite par le vert de Paris. porc< mangent avec avidité ainsi que les Nous sommes cerlains (pie la culture
N° li — Aoi T 1907
du (^hou fourrager doit en peu de leuips priTidro une grande extension, à cause de la facililô de la culture, le dcveloppemcnl qu'il alleiut dans presque tous les terrains et l'utilité ([u'il a pour l'élevage et l'engraissement des animaux.
Le nombre des colonies où la diflicullé de nourrir le bétail est un des [)rincipaux obstacles à son emploi en agriculture, est considérable, aussi croyons-nous devoir signaler cetle nouvelle ressource pour les climats tropicaux.
Alberto Pedhoso.
La fabrication du citrate de chaux dans les plantations.
Nous complétons ci-dessous un aperçu de la- fabrication du citrate donné dans notre n° 68 i^p. 60), en indiquant un proc<'dé permettant aux planteurs de fabri- ((iicr eux-mêmes le citrate de cliaiix, sans a\i)ir besoin de recourir à l'outillage d'une usine voisine.
La méiliode babiluelle employée par les planteurs des Antilles pour exploiter l'acide citrif|ue contenu dans les dirons (|u"ils récoltent, a consisté jusqu'ici à faire une simple concentration des jus par ébullilion.
En Sicile, on fabrique plutôt un citrate qui a sur le jus concentré l'avantage d'être d'une conservation plus facile en tonneaux, de simplifier les opérations de la fabrication définitive et de pei'uieltre d'nbtenir des cristaux plus blancs d'acide citrique.
Cetle préparation n'est mal lieu reusement pas des plus aisées et demande beaucoup de soins. Le D' Francis Watts s'est al taché, à la Dominique, à élucider cette question et le procédé préconisé par lui (indiqué dans le « West Indian Bulletin », vol. 2, p. 308 à 320 et n° 4, 4906, p. 331) peut être résumé de la manière suivante :
l'étant donnée la présence de la grande quantité de matières gommeuses contenues dans le jus de citron, l'acide citrique
ne se sépare pas sous forme de crislaux lorsque ce jus est simplement concentré par l'ébullilion, comme il arrive pour le jus de canne à sucre. Pour tourner la diflicullé, l'acide cilrique du jus esl converti par l'addition de chaux en citrate insoluble. Dans ce but, un lait de chaux à consistance sirupeuse est ajouté au jus que l'on agile jusqu'à ce que l'acide soit neutralisé (7 pallies d'acide citri([ue demandent 0 parties de chaux). Le nuMange est ensuite chaulTé pour faciliter la précipitation du citrate. Le liquitle jaune clair qui surnage est transvasé. Pour enlever les matières gommeuses qui noi ici raient le citrate, celui-ci est lavé plusieurs fois avec de l'eau chaude, cette eau est ensuite évacuée, soit à l'aide d'un filtre ordinaire, soit avec un filtre-presse. Il est important de noler que l'eau doit êtie chaude. Sir John Lawes, qui a fait de nombreuses expériences en la matière, en Sicile, il y a plus de trente ans, avait éprouvé de nombreux insuccès parce qu'il procédait avec de l'eau froide.
La partie délicate consiste dans le séchage, qui doit être fait à une température variant entre 63 à 9.^ degrés centigrades, en ayant soin qu'il y ait dans le séchoir une libre circulation d'air pour empêcher la moisissure. La chaux employée doit être très pure, spécialement dépourvue de sels de magnésie, de fer et de phosphates. Une assez grande habitude est nécessaire pour déterminer le point de neutralisation. Lorsqu'on n'ajoute pas assez de chaux, on perd de l'acide. Lorsqu'on en ajoute trop, le fabi'icant d'acide citrique est obligé d'employer une plus grande quantité d'acicle sulfurique.
Les acheteurs de citrate (4 ou S en Angleterre et 2 aux Elats-Unis) ne tolèrent pas plus de 2 % de chaux. Si une efTervescence se produit lorsque l'on met du jus de citron sur du citrale, c'est qu'il y a trop de chaux.
De même, pour savoir si le citrate a été bien lavé, il suffit de mélanger 30 grammes de citrate à 2 décil. 1/2 d'eau chaude.
JOURNAL II MillICULTURE TllOPICMJ-
Arx I l'.Ui7
Si le liquide osl iriin brun sale, l'aciioleur II' rerii-i'ia : la bonne couleur esl jaune 1- il ion pâle.
Le citralc esl placé dans des tonneaux tapissés de papier. Ces tonneaux coulenant 30o kg. (67o livres) de citrate dosant (ii 7o d'acide citrique, contiennent donc 430 livres '/, d'acide. Le jus concentré est coté en tonneaux de 408 gallons, conleuant G4 onces d'acide citrique par gallon, re qui équivaul à 432 livres d'acide. Les quantités sont donc pratiquement les mêmes et les prix de l'unilé sont analogues.
Il semblerait donc que les iilantcurs qui sont installés pour produire du jus concentré, n'ont pas grand avantage h transl'ormer leur l'abricalion, mais il est à noter simplement <|ne la destruction de l'acide atteint 7 à 8 " „ dans la concentration, tandis qu'elle ne dépasse pas 2 à 3 "/o dans la fabrication du citrate.
Depuis que le D' Watts a commencé sa campagne, celte fabrication du citrate se développe de plus en plus à la Dominique, grâce surlout au domaine de IJatli (|ui achète aux petits jdanteurs leur jus de citron à 1 (Mat iirul.
Nous serions iieureux de recevoir l'avis de nus lecteurs des Antilles sur le développement que cette industrie pourrait prendre dans leur pays.
Evaluation de la richesse saccharine de la Canne.
Le II Louisiana l'huiler » a ptiblii- un curieux article (|ue vient de reproduire notre confrère « El ilacendado Mexicano », et dont je donne ci-dessous un résumé an sujet de l'extraction du jus de la canne à sucre.
Auparavant on déterminait la (|uan(ité de jus, extrait de la llanue, en pesant la Canne à sucre avant tie la moudre et le jus extrait.
Un obtenait ainsi un cliill're qui \ariait de GO à 80 %.
A mesure que le contrôle scienliCque de la fabrication faisait des progrô's, on désira un calcul plus exact, et comme d'autre part les matières libreiises de la Canne constitueiil un fadeur variable, quelques fabricants calculèrent le jus extrait, en pourcentage du total du jus contenu dans la Canne. La dillérence entre le jus obtenu et cent, constitue la (luantité de jus perdu dans la bagasse.
Dans une ri'cente réunion ilu Comité «les machines, de l'I nion des fabricants des lies Hawaii, on lit un rappnrt sur les progrès réalisés dans l'extraction du jus.
Les anciens moulins h trois cylindres, d'un emploi général vers 1880, extraient environ 75 "/„ du jus tolal. Quand, vers 1884, les moulins à cin(| cylindres devinrent (l'un emploi général, l'extracliou fut de 8:; à IIU " „. Kn 18ÎI0, on lit des expériences avec trois moulins de deux cylindres ciiacun, et on obtint une extraction de 88 » „.■
Plus lardon aibqita des moulins à neuf cylindres, et on obtint 00 à !1.'j "/„ du jus contenu dans la Canne à sucre, et finalement avec les moulins à don/e cylindres, introduits en IKOri, on extrait 'Mj " „. soit i "/„ de |)lus (]u'au moyen de la ditl'usion. Quand on emploie la saturation de la dernière bagasse en même temps, on ubiient encore plus que 90 "/o, ce qui est vraiment notable.
Les choses en étaient là, quand survint M. 15. Spkm.man. (jui assura qu(> les moulins de son invention, l'ouctioniinnt à la sucrerii^ Centrale Constancia, à- Cuba, donnaient de meilleurs résultats que ceux obtenus jusqu'alors, car la dernière bagasse d'une tonne de canne 2.240 livres) contient seulement vingt-deux livres de sucre, soit seulement t °/„ du poids de la canne à sucrr.
11 est vrai (pie si on calcule la richesse saccharine de la Canne à sucre de Constancia à trois cents livres, soit l."i ° „, la perte de vingt-deux livres donne une extraction de s(Milement '.t3 " „, soit moins que ce que les fabricants d'Hawaii assurent obtenir avec leurs douze cylindres.
N" 74 — Aon- 190"
Si on (ienl compte du peu de résistance des Cannes de la Louisiane, comparées avec celles de Cuba, l'indication du pourcentage d'extraction, basée sur le poids de la Canne, n'est pas très exacl au poiuL de vue industriel. Dans la Canne de la Louisiane, une extraction de 7o °/\, du poids de la Canne, équivaut en ri'alilé à 7o/90 de tout le jus contenu dans la Canne, en supposant que la matière fibreuse soit de 10 °/o. cela signifierait une extraction de 83 '/» °/o du jus total de la Canne.
Une Canne cubaine, dans laquelle la matière fibreuse est de 12 7o et donne une extraction de 73 "/„ du poids, donne en réalité une extraction de 73/88, soit de 83 '/^ % du sucre contenu dans la canne. Cette manière de déterminer l'extraction est plus exacte que celle qui a pour base le poids brut de la canne.
Dans les exemples cités, une extraction de 78 7'o, du poids indique 83 '/, 7'o du jus pour les Cannes de la Louisiane et 83 '///o pour celles de Cuba.
Comme il est logique, les Cannes qui sont très fibreuses ont besoin de machines plus puissantes et plus perfectionnées que celles qui ont peu de libres.
Il serait utile que leschimistes des sucreries donnent leurs indications en quantités comparables, comme l'ont ceux des Iles Hawaii. De celte manière on pourrait savoir les résultats qu'on obtient dans les différents pays sucriers, en matière d'extraction, en prenant pour base soit le poids de la Canne à suci-e, soit sa richesse en jus.
Un nouveau traitement de la Ramie.
Le procédé Bennertz.
Notre confrère " L'Indian Textile Journal » du mois de mai signale que VIndian lihi'a Fibre Syndicale vient de s'attacher l'inventeur d'un nouveau procédé de défibiation de la ramie, M. Bennertz. Ce procédé ne ferait usage d'aucune machine pour la délibration et le dégommage des tige^, il |>ermettrait de plus la préparation
des fibres sur le champ même oi!i elles sont coupées. Nous en concluons qu'il ne doit pas s'agir d'un procédé chimique ni d'un procédé à la vapeur ou à l'eau chaude, qui tous nécessiteraient le transport d'un matériel encombrant et relativement coûteux. Nous allons nous renseigner sur ce procédé ijui serait de nature à infiuer grandement sur le développement de la culture, maisnous avouons être assez sceptique jusqu'à plus ample informé.
Supériorité de la Banane de Chine pour I exportation.
Nous reproduisons ci-dessous un extrait do la " Leeward Islands Free Press », du 30 décembre 1903, qui confirme à nouveau la supériorité de la banane de Chine en tant que fruit d'exportation. Il s'agit d'une lettre adressée par la direction de la « British West Indian Fruit Company » à M. Daniel Morris, le distingué commissaire général des Indes Occidentales, en réponse à l'article d'un journal de la Crenade déconseillant la culture du bananier de Chine et préconisant celle de la figue-banane [Musa sapientium). Si plusieurs variétés de cette dernière espèce ont la chair plus savoureuse et plus fine que les bananes de Chine, elles se transportent, par contre, avec beaucoup plus de ditlicultés et parviennent rarement en d'aussi bonnes conditions sur les marchés européens. Voici, d'ailleurs, l'opinion qu'exprime à ce sujet l'un des directeurs de la grande Compagnie anglaise :
« La banane de Chine ou figue de Trinidad constitue le meilleur fruit d'exportation à cultiver à Grenade, Saint- Vincent et Sainte-Lucie en raison du prix auquel il s'écoule sur les marchés et de l'avantage qu'il offre de supporter plus aisément le voyage en panier qu'en vrac.
La « B. W. Ind. Fr. Cy », organisée pour développer l'exportation des fruits sur l'Angleterre, espère être prochainement en mesure d'acheter les fruits au port