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sur papier bleu \ 1 et
FIGURES
Fig. I : La machine « Paraguay » de Squier, pour casser les noix d'Àcrocnmici.
JOURNAL D'AGRICULTURE TROPICALE N° 19 — Janv. 190?
LESNIIHER0Sde1901
du Journal d'Agriculture Tropicale
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Il ne reste plus qu'un très petit nombre de collections complètes de 1901 (comprenant les n"' de i à 6.) Nous les vendons 50 francs les 6 numéros.
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Par O. "WARBURG, Professeur à l'Université de Berlin, Directeur du Tropenpflanier Traduction annotée et mise à jour par J. VILBOUCHEVITCH
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Troisième Année.
3i Janvier 1903
Machine pour casser les noix d'Acrocomia
Par M. F. Main.
Intérêt du sujet. — LeMacoya, Mucuja, Macoja ou Macahuba, est un palmier absolument banal de l'Amérique du Sud et des Antilles, VAcrocomia sclej^ocarpa^ dont l'amande fournit une huile très appréciée et largement utilisée dans ces régions. Ce produit n'est pas encore, que nous sachions, l'objet d'un commerce d'exportation. Cependant, sa consommation locale est assez sérieuse'pour avoir provoqué au Paraguay la demande de machines destinées à briser la coque interne, pour mettre à nu l'amande grasse ; jusqu'ici, ce travail se faisait à la main, ce qui doit être extrêmement pénible ; ons'en rend compte en sciant en deux une de ces noix, dont l'extrême dureté a donné origine au nom scientifique même de l'espèce (sclêros: dur).
Une maison de construction, la Geo L. Squier Mfg. Co., a établi récemment une machine, spécialement combinéepourcasser les noix en question, dans des conditions plus expéditives. Nous en avons eu connaissance par hasard au cours d'une enquête sur les machines pour ouvrir les noix de coco, machines dont nous parlerons un autre jour. La machine pouv Acrocomia figurant dans le catalogue sous le nom de Maquina « Para- RAGUAY » PARA ROMPER Cocos, uous avous engagé une correspondance avec la maison qui voulut bien nous communiquer le cliché reproduitci-après, ainsi quequelques détails complémentaires sur le fonctionnement de la machine.
Nous avons été tout de suite frappés par ce fait que la machine était destinée à de très petites noix; il était évident que ce ne pouvaient être des noix de coco. La maison Squikr, incapable de nous renseigner elle-même, vou-
lut bien, cependant, nous envoyer quelques spécimens, et M. Désiré Bois, du Muséumd'Histoire Naturelle, n'eut pas de peine aies identifier avec VAcrocomia^ bien connu de tous les botanistes s'occupant de palmiers (i).
Depuis, nous avons vu une grande quantité de ces noix à la maison Vilmorin-An- DRiEUx & C'% qui en a reçu d'un de ses clients, en consignation, sans d'ailleurs avoir jamais eu l'occasion d'en vendre; nous avons pu en examiner deprèsquelques-unes,avecM. Lasseaux, l'aimable chef de section des cultures coloniales, et nous pouvons dire qu'il fut bien étonné lorsque nous lui fîmes connaître l'existence d'une machine construite pour briser ce genre de noix; il ne le croyait pas possible économiquement, tellement ces noix sont d'aspect rébarbatif, par l'épaisseur et la dureté de leur coque.
Les amandes grasses attirent de plus en plus l'attention des planteurs et commerçants établis en pays chauds. Il y en a beaucoup qu'on voudrait exporter, mais on s'arrête devant le poids mort des coques, trop dures pour pouvoir s'enlever à la main économiquement, et trop lourdes pour qu'on puisse se résigner à payer le fret de cette gangue inutilisable. Il s'agirait d'avoir des machines d'un type colonial et qui briseraient les noix sans entamer l'amande; car il importe de réduireau minimum les causes de rancissement en route.
Le problème se trouve posé en ce moment dans des termes très précis, pour l'Afrique
(i) Il faut dire que le nom Coco a, pour les Américains de langue espagnole, un sens moins précis, moins limitatif qu'en français. La légende anglaise de la machine est « Paraguay nut cracking machine ».
JOURNAL D'AGRICULTURE TROPICALE N° 19 — Janv. igoS
occidentale et l'Amérique tropicale, à Tégard de ÏElœis [Palmier a huile), dont l'amande (les « palmistes » d'Afrique) n'est exportée à l'heure actuelle qu'en petite partie, la majeure
Cette machine construite par Squier est uniquement destinée aux petites noix rondes ; la descriptionsuivante fera comprendre pourquoi cette machins ne peut être employée
partie se perdant sur place, pour les raisons pQ^,. ^^^ ^Q■^^ oblongues. Nous y disiingue-
sus-indiquées; nous aurons à revenir en détail sur la machinerie existante ou projetée destinée à Y'Elivis dont le noyau a une forme subconique, les dimensions variant dans d'assez larges limites, ce qui ajoute aux difficultés de la solution à trouver.
Mais il existe d'autres noix, de forme ronde ou à peu près, et dont la grosseur se rapproche de celle de la noix d'Acrocomia. Les coloniaux qui ont affaire à ces noix là, nous sauront gré de donner la description de la machine Squier; description sommaire, mais nous ne demandons pas mieux que de procurer tous renseignements supplémentaires aux personnes qui y trouveraient un intérêt particulier et précis.
L'esquisse que l'on va lire est due à notre collaborateur spécial, M. F. Main, qui a conduit avec nous l'enquête mentionnée plus haut. N. DE LA Réd.
Description de la machine. — Nous avons sous les yeux quelques unes de ces noix qui sont assez régulièrement rondes et ont 35 millimètres dediamètre. L'enveloppe la plus externe est une écorce mince, brune et brillante, assez cassante. On trouve ensuite une enveloppe fibreuse qui entoure le noyau proprement dit. Celui-ci, également rond, a de 20 à 22 millimètres de diamètre. L'épaisseur de la paroi, qui a la dureté de la pierre, est de 3 millimètres environ.
vEig. I . — .La machine « Paraguay » de Squier.
rons deux sortes d'organes : les pilons, qui brisent le mésocarpe ligneux, et les organes, chargés de l'alimentation.
L'appareil se compose d'un arbre en acier, à deux vilebrequins ou plus; chacun d'eux porte un pilon, également en acier, dont la tige est reliée à une tête de bielle ; la course de cette bielle peut être réglée par un mécanisme spécial.
L'arbre vilebrequin est actionné directement par deux manivelles ou par un moteur Il porte une petite roue dentée qui actionne par une chaîne sans fin le mécanisme de distribution, visible en avant et à gauche de la figure : deux ou plusieurs trémies en fonte, en forme d'auges de meule, reçoivent les noix à traiter; celles-ci peuvent avoir un diamètre variant de '/s "à i '/a" (22 à 28 "7"") r dans chacune des trémies tourne un petit disque muni de quelques cuillers sur sa périphérie, et mû par la chaine sans fin ci-dessus mentionnée. Les noix sont prises une à une par les cuillers et rejetées en avant des disques, sur la plaque de fondation de la machine, sur des orifices pratiqués dans l'épaisseur d'un disque horizontal qui tourne lentement et amène régulièrement les noix sous les pilons. La vitesse du disque horizontal est réglée de telle sorte qu'à chaque course du pilon correspond un avancement du disque égal à la distance qui sépare deux orifices.
Le disque continuant son mouvement, l'amande et les débris de l'écorce sont entraînés jusqu'à une ouverture de la plaque de fondation, par laquelle le produit est évacué; il n'y a pas de séparateur des amandes et des écorces ; cette opération doit être faite après coup.
La première opération à faire est de classer les noix par grosseurs, à l'aide d'un tamis ou d'un trieur, et de passer les diverses tailles en autant de fournées différentes, la course du pilon étant réglée pour chaque
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grosseur, de façon à ne pas endommager deux parties par une section assez nette.
l'amande. La capacité de cette machine est presque plane, l'un des morceaux étant à
de 66 noix par pilon et par minute, soit, peu près égal aux deux tiers de Tautre.
pour la machine à deux pilons, i32 noix par Un assez grand nombre de ces machines
minute. sont en service, paraît-il, au Paraguay, et
Nous avons reçu du constructeur un on en obtient, nous écrit le constructeur,
échantillon de noix d'Acrocomia^ travaillées d'excellents résultats.
par cette machine. Le noyau est brisé en F. Main.
Répartition géographique des Agaves textiles à cultiver
Communication faite à la Section coloniale de la S'" N'- d'Acclimatation de France, en novembre 1902.
Par M. Ch. Rivière.
Dans le courant de cet automne de nombreux coloniaux, de passage en France, préoccupés de la culture des Agaves textiles (aloës) et des machines à les défibrer, ont adressé à la Section diverses demandes de renseignements qui seraient de nature à démontrer que la question des Amaryllidées filifères mérite d'être mise au point pour éviter des insuccès.
Les espèces à employer doivent varier avec les climats, et sur ce sujet important, concernant leur distribution climatologique et leur identité, on peut déjà établir des grandes lignes dont il ne conviendrait pas de s'écarter.
1° Dans les régions sub-équatoriales, chaudes et humides, une espèce gigantesque paraît la plus particulièrement indiquée : c'est le Foiircj'oya gigantea, originaire du Guatemala, mais introduit, cultivé etexploité à l'île Maurice, d'où le nom bien connu de «chanvre de iMaurice ». Cette espèce est remarquable par la longueur de ses fibres.
2 Dans les pays tempérés-chauds, c'est-àdire oîi les chaleurs estivales sont prolongées et où le thermomètre ne s'abaisse qu'accidentellement aux environs de zéro, les plantes mexicaines sont à choisir de préférence, mais elles présentent une grande variété de formes qu'il faut connaître :
Les variétés les plus recherchées sont celles désignées sous le nom un peu trop général de « Chanvre de Sisal » ou « Henequen ».
Elles paraissent issuesd'une mêmeespèce,
Agave rigida ou angustifolia dont le type épineux adonnénaissance àdes variétésinermes, à feuilles plus ou moins étroites, plus ou moins dures et coriaces, quelquefois tendres crassulantes.
Il faut donc ranger dans les agaves dits « de Sisal » les plantes connues sous les noms de :
Agave rigida
— angustifolia
— Ixtly
— Houlletiana, ainsi que les variétés inermes de ces agaves.
En d'autres termes. Agave sisalana ne se rapporterait botaniquement à aucune espèce ou forme bien précise.
Les planteurs devront donc attacher la plus grande importance au choix de ces variétés qui présentent, en dehors d'une végétation différente, des difficultés ou des avantages de traitement industriel.
On doit à un botaniste distingue, M. le D'' Wi:ber, la diffusion de la bonne classification de ces diverses plantes.
3" Dans les régions élevées, à chaleur prolongée, pauvres en pluie, où le froid se fait quelquefois sentir, 1' « Agave de Tampico » est mieux à sa place à cause de sa rusticité relative : cette espèce, qui est de petite taille, a diverses synonymies dues à ses formes; Agave heteracantha, univittata^cœrulesccns.
4° Enfin, ayant une aire de végétation assez grande et pouvant vivre danslesrégioas chaudes, tempérées et même dans les climats steppiens où il ne gèle pas trop, on trouve
JOURNAL D'AGRICULTURE TROPICALE N^' 19 - Janv. 1903
^es Agave amer icana exmexicana : le premier est subspontané dans le bassin méditerranéenet ailleurs.
Les libres de ces deux grandes espèces paraissent à tort, dépréciées.
U Agave dit spontané au Tonkin semblerait être V Agave amer ic an a .
En dehors du climat et du sol, le choix des espèces doit être subordonné à la main d'œuvre et à la machinerie. Les feuilles des grandes espèces, qui ont un énorme talon, exigent ordirairement deux actions mécaniques : le passage préalable dans un apla-
tisseur, écraseur ou amincisseur, sans quoi la défibreuse fonctionne mal. Aussi les types dits d;e Sisal sont-ils plus recherchés, à cause de la forme moins épaisse et plus régulière de leurs feuilles où les fibres ne sont pas noyées dans une masse pulpeuse.
Si la culture de l'agave n'a pas une place indiquée dans l'exploitation intensive dans certaines colonies, il faut cependant recon = naître que dans un bon sol, dans un milieu climatérique pas trop aride, les résultats seront relativement rapides, avec un rendement assez important.
Ch. Riviîîre.
Directeur du Jardin d'Essai du Hamma (Alger)
Cultures d'essai en Abyssinie.
Le climat d'Addis-Ababa. — Caoutchoucs indigènes et exotiques. — Plantes à parfums. — Café. — Kat. Dattes. — Fibres. — Élevage et maladies : bœufs, chevaux, moutons.
Extraits d'une lettre de M. A. Savouré (i). — Observations de M. le D"' Laveran, de M. Jules Poisson et de la Rédaction.
Climat. Caoutchoucs indigènes et exotiques. — « ... J'ai reça dernièrement vos n"^ I à 10, avec votre traduction des Plantes à caoutchouc de Warburg, et les 2 volumes de Cultures coloniales de Jumelle.
« J'ai étudié tout cela avec un bien vif intérêt, mais constaté avec regret que, d'après Warburg, il y a bien peu de chances pour un caoutchouc quelconque à nos altitudes ( 1 .800 mètres à ma plantation), en particulier avec notre saison froide après les pluies (décembre-Janvier : la nuit, 8 à 10" ; le Jour,
« Dans les autres saisons, nous sommes assez près de 3o°, qui sont même quelquefois dépassés. Nous sommes bien presque sous le 9"-' degré de latitude, mais l'altitude modifie les choses ; c'est probablement elle aussi qui nous vaut les vents très violents, dont nous souffrons en saison sèche. Tous arbres à fruits d'EurxDpe, y compris les orangers, poussent d'ailleurs magnifiquement dans ma plantation. Il y en a un millier qui vont produire.
« ... Dans votre traduction de Warburg, Je n'ai pas trouvé d'indications climatologiqucs précises au sujet du Sapium tolimense. Il paraît que cet arbre conviendraitpour caout-
(t'i Comparez « J. d'A. T. », n° 14, pp. 248-249
chouc dans nos régions..
[Ce n'est rien moinsque sûr, pour un arbre qui semble se plaire à peu près dans les mêmes conditions ciimatériques que les Quinquinas. — N. de la Réd.]
« ... Le caoutchoutier de Céara ne m'a absolument pas réussi : J'ai eu moins de 200 Manihot levés, surles dernières 5o.ooo graines que J'avais fait venir. Sur un lot de 10.000 graines de même origine, fournies à un mien voisin, il n'y en a que 75 de levées; ce voisin n'ayant pas de terrain, a semé ses graines sur le mien, mais dans un sol différent. — Limage, trempe, couches chaudes, tout fût essayé de part et d'autre. C'est la couche chaude (o m. 75 de vieux fumier de ferme) qui a donné le moins mauvais résultat.
i< ... Les euphorbes-candélabres, ou à tiges rondes minces, sont excessivement abondantes ici ; des régions entières en sont
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couvertes. Le latex en est excessivement abondant; avec un seul coup de hache, on peut remplir une bouteille en quelques minutes : mais par aucun traitement (ammoniaque, acide sulfurique etc.), je n'ai pu en tirer du caoutchouc. J'en ai fait ramasser une dizaine de litres ; au repos depuis longtemps, il s'est précipité une matière dure et cassante, que je crois être une simple résine.
« Croyez-vous qu'il y ait chance d'en extraire par un autre procédé, soit par l'écrêmeuse centrifuge, soit autrement. Je n'ai reçu récrémeuse que quand le latex était déjà précipité (la matière dure ci-dessus).
« On dit qu'unltalien, dans l'Erythrée, près d'Asmara, a trouvé le moyen d'en extraire du caoutchouc et a formé une Compagnie pour l'extraction. 11 a la permission pour exploiter la zone désertique de leur colonie. Je n'ai rien entendu des résultats, après plus d'une année de concession.
[En principe, du moment que la gomme résultant de la coagu'ation(ou précipitation, spontanée ne vaut rien, celle qu'on pourrait obtenir par tout autre procédé ne vaudra jamais grand'chose. D'autre part, à Asmara on est certainement tout aussi embarrassé qu'à Addis-Ababa ; en effet, M. Baldrati nous écrivait dernièrement (29 septembre) de la capitale de l'Erythrée, pour nous demander où l'on pourrait trouver des renseignements sur le caoutchouc à'Euphorbia abyssinica ; depuis, dans une lettre très intéressante et que nous publierons prochainement, il nous a indiqué que la gomme de la dite Euphorbe a été étudiée pour le compte d'une maison de Milan, mais reconnue trop chargée de résines. iVl. Jules Poisson, très familiarisé avec les Euphorbes et le caoutchouc, nous a fait parvenir la réponse suivante à la question de notre correspondant d'Erythrée :
« J'ai cherché en vain les propriétés de VEu- « phorbia abyssinica dans les bouquins ; je n'ai « rien trouvé. D'après sa place dans la classifi- « cation, il semblerait que cette plante donne un « suc gommeux et cassant et sans nul doute « purgatif-drastique comme l'Euphorbeoflicinale. « — Où votre correspondant peut-il avoir su ou « lu que celte Euphorbe était caoutchoutifère ? »
« Il est peu probable qu'elle soit caoutchouti- « fère. — N. de la Réd].
«... Il y a aussi beaucoup de Ficus géants, mais ils n'ont que peu ou point de latex. J'enverrai cette année des gens dans l'Ouest, où il doit certainement y avoir du caoutchouc ; il y a des lianes géantes avec lesquelles
les Gallas font des ponts suspendus sur les rivières. J'attends l'arrivée d'un jardinier qui a fait un stage au Jardin colonial de Marseille ; ce sera sa première besogne.
Plantes àparjum, etc. — « ... S'il faut perdre tout espoir du côté du caoutchouc il y aurait peut-être quelque chose à faire ici en matière de plantes à essences (huiles essentielles). Il y a pas mal de plantes aromatiques à l'état sauvage dans le pays, surtout vers l'Ouest qui est plus humide ; mais avec des transports impossibles pour poids lourds. Il y a beaucoup de gingembre et de cardamome dansles forêts de TOuest ; partout, desplantes aromatiques très variées etsans doute peu connues. Personne de compétent n'a vu ces pays ; je me propose de faire quelques essais, ayant des appareils à distillation, apportés de France.
Café et caféine. « Le café du Kaffa et de tout le Sud-ouest est remarquablement bon et à vil prix (40 centimes le kilo.) mais les moyens de transports manquent ou sont à des prix fous. N'y aurait-il pas moyen d'en faire sur place des préparations intéressantes et de valeur : soit des essences, soit de la caféine, ou autre ?
Kat. — « Nous avons aussi beaucoup de ce Katdont M. Ch. Rivière a parlé dans le N" 2 Tpage 39J du « J. d'A. T. » Il doit y avoir quelque chose à en extraire. La plante pousse de bouture, et tous les Musulmans la mas- . tiquent ou l'emploient aussi dans l'hydromel du pays, en concurrence avec le Guecho, (Rhamnus pauciflorus, dit M. Godefroy-Lebeuf). N'y a-t-il rien à extraire de ce dernier ?
Dattier. — «Je songe à introduire ici le dattier, car la datte de Bassorah, en couffins serrés, est très recherchée des indigènes. Je pense que des rejetons de dattiers d'Algérie supporteraient bien les 25 à 3o jours de voyage. J'ai quelques pieds, élevés de noyaux; cela pousse, mais lentement.
Fibres. — « Nous avons dans La zone désertique, en quantité, une Agave à feuilles rondes, à gouttière, qu'on m'a montrée à Paris, comme étant du Sisal.
[II y a erreur certainement. Aucun Agave ne répond à cette description. II est probable qu'il s'agit d'un Sanseviera. — X. de la Réd.]