PARTIE COMMERCIALE
(Cours, Statistiques, Débouchés, etc.) HECHT FRÈRES & Cie : Bulletin men-
' suel du caoutchouc 116
J. KARPELÈS : Situation de l'indigo. . . 117 TABEL : Le tabac à Deli, iqoi-1902. . . 119 A, PEDROSO : Le tabac à Cuba, 1902. . 120 Les Cafés dits de Moka. (D'après diverses sources) 120
Pages ACTUALITÉS
(Correspondances, Informations, Extraits, etc).
5« Congrès international de chimie appliquée 124
P. DES GROTTES : Canne à sucre. (Rendements. Moissonneuses mécaniques, etc. ) 124
La composition chimique des terres de rizières de la Cochinchine (Notice sur le travail de M. Morange) laS
CH. RIVIÈRE : le bananier nain du Guatemala et celui de Chine 126
C. PEDROSO : Vin d'ananas (échecs des fabricants installés à Cuba) 126
JOHN GORDON & Co. : Séchoirs à cacao (Comment on évite le contact des fèves avec le fer) 127
Le Café au Tonkin (Conditions de réussite). 127
F. MAIN : Récolte mécanique du coton (La machine de Campbell) 127
P. DES GROTTES : Le citronnier de Montserrat à Madagascar i 28
Les facteurs de la production du caoutchouc. (Le cas des Mascarenhasia de Buitenzorg) 128
LIVRES NOUVEAUX
Annonces bibliographiques, 355-372, sur papier bleu VIII et XI
FIGURES Machines pour débiter l'amande de coco fraîche. 'FIG. 6 :Le « stripp-cutter» de Barraclough. — FIG. 7 : La x shredding-machine « de Barraclough.
JOURNAL D'AGRICULTURE TROPICALE N^' 22 — Avril 1903
LES r M 1901-1902
du Journal d'Agricultiwe Tropicale
SONT ÉPUISÉS
Il ne reste plus qu'un très petit nombre de collections complètes de la i'"' année 1901-1902 (comprenant les n"'de i à 12.) Nous les vendons 75 francs les 12 numéros.
Les collections incomplètes (comprenant les n°-' I, 3, 5,6,7,8, 10,12) se vendent 20 francs les 8 numéros.
Nous nevendonsplus de numéros isolés de l'année 1901 etdu i'^'" semestre de 1902.
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au Jou7'nal d' Agriculture Tropicale
I Mois 3 Mois i An
i/i p.... 60 fr. 150 fr. 450 fr.
Il n'est fait aucune réduction sur ces prix
Le JOURNAL D'AGRICULTURE TROPICALE
est en lecture sur les paquebots des C'^^ :
C'^ des Messageries Maritimes
C'^ Générale Transatlantique C'^ Maritime Belge du Congo £"^ Rotterdamsche Lloyd.
Édition Challamel :
[es Plantes à Goutchouc
ET LEUFt CULTUFiE
Par O. "WARBURG, Professeur à TUniversité de Berlin, Directeur du Tropenpfian^er
Traduction annotée et mise' à jour par J. VILBOUCHEVITGH
ln-8^ — 3oo pages, 26 figures. Prix broché : 9 francs
Les abonnés du « Journal d'Agriculture Tropicale » sont priés d'adresser leurs commandesà M. Vilbouchevitch, 10, rue Delambre, accompagnées de mandats de 9 francs, plus le port. Le livre pèse 700 grammes. L'envoi recommandé coûte o fr. 25 en plus.
Troisième Année.
No 22-
3o Avril iqoB
Multiplication de la Liane à caoutchouc
Landolphia owariensis
Par M. G. Le Testu.
Appelé par nos fonctions d'agent de culture de la Compagnie «L'Ouémé-Dahomey »
à nous occuper de la multiplication des plantes à caoutchouc, nous nous sommes trouvé en face de sérieuses difficultés. De ces difficultés et de la manière dont nous proposons de les résoudre, nous voulons entretenir les lecteurs du « Journal d'Agriculture Tropicale ». C'est le Landolphia owariensis Pal. de Beauv. qui a surtout attiré notre attention par l'excellence de son produit, l'un des meilleurs, sans conteste, parmi Tes caoutchoucs d'Afrique. C'est de cette liane que nous nous occuperons ici. Nos échantillons de cette plante ont été déterminés par M. Henri Hua, sous-directeur dû laboratoire de botanique systématique au Muséum. Qu'il veuille bien recevoir nos remerciements pour la grande obligeance qu'il nous a montrée.
Inefficacité des semis. — La méthode naturelle de multiplication des Landolphia est le semis.
Il nous a été fort difficile de nous procurer sur place des graines de Landolphia owariensis et je ne doute pas que beaucoup de colons n'aient à en dire autant.
Ou bien l'on connaît soi-même assez mal la plante pour ne pouvoir la distinguer avec certitude des espèces voisines, très semblables, mais sans valeur économique, telle que le L.Jlorida auquel nous l'avons toujours trouvée associée. Il faut alors s'en rapporter aux indigènes ; la plupart du temps, ceux-ci n'hésiteront pas à apporter aussi bien la bonne que les mauvaises -espèces. D'ailleurs, si les graines sont dl'-
pouillées de leur péricarpe, autrement dit — si elles ne sont pas présentées dans le fruit même, nous estimons qu'il est difficile, sinon impossible de les différencier.
Ou bien, il est rare de trouver à proximité du lieu d'habitation une liane en fruits, et c'est presque toujours le cas aux environs des villages.
En outre de ces difficultés, nous devons avouer que, sur plusieurs centaines de graines récoltées et semées par nous-mêmes aucune n'a germé.
Est-ce parce que nous les avons semées trop fraîches ? L'embryon (germe) était-il attaqué par quelqu'une des nombreuses larves qui vivent très souvent dans la pulpe du fruit? Cette pulpe avait-elle subi une fermentation qui, même légère, avait pu endommager l'embryon ? Enfin, est-ce à la saison qu'il faut s'en prendre de cet échec? Autant d'hypothèses, entre lesquelles nous n'avons aucune raison de choisir, faute de preuves.
D'autre part, des graines de la mauvaise liane L. florid'a, recueillies et semées dans les mêmes conditions germaient parfaitement ; et les larves étaient aussi abondantes dans la pulpe des fruits, sinon même davantage.
Nous devons signaler un fait que nous avons observé dans la région où nous nous trouvions, c'est la rareté excessive des germinations naturelles des graines deL. owariensis, au pied de la plante-mère, rareté si grande que nous n'en avons observé qu'une seule fois. Ya-t-il une relation à établir entre
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ce fait et l'insuccès de nos semis ? Nous l'ignorons.
Toutes ces raisons nous ont empêché de multiplier la liane par ce procédé, et nous insisterons d'autant moins que, en le supposant pratique et facile dans une région, il ne présenterait sans doute rien de particulier. Bouturage. — C'est au bouturage que nous nous sommes adressé d'abord.
En attendant, les châssisque nous n'avions pas, nous avons tenté, par acquit de conscience, le bouturage à l'air libre. Nous n'avons obtenu aucun résultat; quelques précautions que nous ayons prises, les rameaux se sont toujours rapidement desséchés. Nous avons donc opéré à l'étouffée.
Nous choisissions des pousses légèrement lignifiées, à feuilles bien vertes, c'est-àdire, ayant perdu la couleur rouge, puis jaunâtre qui caractérise les extrémités très jeunes dans cette espèce. Deux paires de feuilles sont suffisantes; encore, coupionsnous la moitié de chaque feuille pour diminuer l"évaporation.
Dans un châssis de 2 m. à 2 m. 3o, nous ne mettions pas plus de 400 boutures et nous estimons qu'il est mauvais d'en mettre idavantage. En effet, dans l'humidité chaude du châssis, les parasites végétaux et animaux, et, parmi ces derniers, une cochenille, se développent facilement, des châssis trop chargés augmentent les risques en proportion.
Les châssis étaient couverts de feuilles de palmiers, pour les protéger du soleil et les boutures bassinées matin et soir.
Malgré le soin que nous apportions à ces opérations, nous n'avons pas eu des enracinements aussi rapides que l'indique M. Godefroy-Lebeuf dans sa notice : Les Caoutchouquiej's lianes. Il s'en fallait que les boutures fussent enracinées au bout d'un mois et surtout, qu'elles le fussent toutes. La plus grande rapidité d'enracinement que nous ayons constatée a été de 3/ jours; nous n'avons eu un résultat aussi rapide que deux fois : encore, ne s'agissait-il dans un cas que de 10 % des boutures considérées; dans l'autre, seulement même de 4 % .
Voici d'ailleurs les chiffres qne nous avons
notés sur 6 lots comprenantau total 820 boutures.
Tableau 1 : Boutiit
âge