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ii!9*;
Plantations irriguées
Années Acres.
Tonnes de sucre. Récolte par acre.
1895 23.454 1/2 89.943 1/2 7.669 livres
Plantations non irriguées
Années Acres. Tonnes de sucre. Récolte par acre.
1895 23.945 03.476 5.310 livres.
« Il y a maintenant 56 plantations en exploitation.
« Sur les meilleures propriétés, le poids moyen obtenu des cannes vierges est de 40 à 100 tonnes par acre; les premiers rejetonsdonnc it un rendementde 24a 3o tonnes par acre. »
[L'acre vaut o h. 4047],
« ... La culture de la canne à sucre a subi depuis plusieurs années un accroissement constant très appréciable, grâce à la création à frais communs partons les planteurs, d'une station agronomique et d'un laboratoire d'essais dirigés, aujourd'hui par M. Eckart avec l'aide d'un agronome et de deux chimistes.
« Leurs attributions consistent à analyser les divers engrais, les sucres, les mélasses et les terrains, à répondre aux demandes de renseignements qui leur sont adressées par tous les planteurs de ces îles et à leur faire connaître le résultat de leurs études scienti-
fiques, susceptibles de contribuer au développement de la production de la canne à sucre en Hawaï. Tous les essais de culture, d'irrigation et de fertilisation, auxquels ils ont procédé pendant l'année, font l'objet d'un rapport général publié régulièrement par le « Hawaïan Planter's Monthly » [belle Revue mensuelle consacrée spécialement au sucre].
« D'après les renseignements que j'ai pu obtenir, relativement aux dépenses qu'entraîne ce laboratoire d'essais et cette station d'expériences, y compris le traitement du directeur et des trois employés, les frais généraux atteindraient la somme de i5.ooo dollars par an, représentant en monnaie française, au change de 5 francs pour un dollar, celle de 75.000 francs.
[En plus de cette station privée, il en existe actuellement une gouvernementale, consacréeaux cultures autres que la canne]. — N. d. l. R.
D'après une autre source, que nous signale notre confrère russe « Khosiaïnn », la récolte 1902 de la fameuse sucrerie Eva (Honoluluj a battu les records précédents, en produisant pour un total de 148 acres, 2.228 tonnes de sucre, soitàl'acre i 5 t., o5. Le rendement en cannes se calcule en moyenne à I 12 t., 33 de cannes par acre.
La ficelle pour Moissonneuses- lieuses
Mérites comparés du chanvre d'Europe et des fibres blanches exotiques. — Les expériences de M. Max RiNGELMANN. — Lettre de M. F. Main.
Dans notre n° 21, nous avons signalé des essais de moissonneuses-lieuses, institués récemment par les soins du Ministère de l'Agriculture de Russie et qui concluaient à la possibilité de remplacer entièrement, dans le travail de ces machines, le chanvre de Manille [Musa textilis] et celui de Sisal {Agave rigida), par le chanvre d'Europe. Nous faisions remarquer à cette occasion, que nos amis des pays chauds ne devaient pas s'en désoler avant l'heure ; que notamment, des expériences de M. Ringei.m.^nn à la Station d'essais de machines, datant d'une dizaine d'années, avaient abouti à une conclusion différente.
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JOURNAL D'AGRICULTURE TROPICALE N° 24 — Juin 1903
Nous avons relu depuis le travail en ques- dant des temps plus ou moins longs. — Ces
tion, dont les conclusions sont moins favo- expériences avaient porté en outre sur deux
râbles que nous ne pensions, à la thèse des échantillons de ramie et un de genêt qui lui
producteurs de fibres blanches tropicales. avait été remis par M. Jean Vilbouchkvitch.
A la suite d'une conversation que nous Les échantillons dechanvreordinaire n'a-
avons eue avec l'expérimentateur, il nous a valent pas subi une grande diminution de
d'ailleurs déclaré qu'il n'avait rien à ajouter résistance à la rupture; plusieurs échantil-
aux conclusions des deux mémoires qu'il a Ions de manille, au contraire, se brisaient
présentés à la Société Nationale d'Agricul- sous une charge notablement plus faible,
ture de France en 1892 et 1894. Il y a lieu cependant de noter que la pra-
Le premier de ces mémoires résume les tique continue à donner la préférence au
essais faits sur des ficelles de sept constitu- manille et aux fibres exotiques similaires,
tions différentes, représentées par 20 échan- j^ ^ ^^^^ ^^^^ ,^^.^ ^ ^^ ^^.^^ .
tillons, soit : chanvre ; chanvre et jute ; )ute ; manille, fabrication américaine; manille, fabrication française ; manille et aloès ; manille et chanvre de la Nouvelle-Zélande (Phormium).
Les expériences ont porté sur la résistance à l'extension, la détermination des charges moyennes de rupture, la résistance au frottement (qui est d'une grande importance pour les moissonneuses lieuses), et l'usure.
Le résumé des essais a montré, pour les fibresiropicales, une grande variabilité d'un échantillon à l'autre, tandis que le chanvre d'Europe a montré une égalité beaucoup plus grande etune supériorité relative sur le manille.
Deuxansplustard, M. Ringelmann présenta à la Société Nationale d'Agriculture un nouveau mémoire, complétant le premier, et donnant le compte-rendu des essais faits avec les mêmes échantillons ayant subi I'ê ction de l'humidité et des intempéries pen-
« En France, on peut dire qu'on n'emploie couramment ni chanvre, ni manille pure.
Le premier, peut-être sans raison, ne jouit pas d'une bonne réputation auprès des acheteurs de moissonneuses-lieuses; la manille américaine pure est d'un prix trop élevé (elle se vend un peu plus de 2 francs le kilogramme). La ficelle employée par l'immense majorité des cultivateurs français, vaut de i fr. 40 à I fr, 60 le kilo, et est en général ce que l'on appelle du manille mixte. Cette ficelle comporte une certaine proportion de manille (de i/3 à 2/3) et des fibres diverses : sisal, chanvreet, quelquefois, jute. Il y a bien, depuis quelques années, des corderies françaises travaillant le manille d'Amérique, mais les produits obtenus (presque toujours sans huile de poisson), ont moins belle apparence, et sont peut-être, quoique très suffisants, moins résistants, que le manille travaillé en Amérique. »