‹ Journal d'Eugénie de GuérinChapitre 3 sur 6 · LA BALLADE DES MONTAGNARDS · texte numérisé non relu

LA BALLADE DES MONTAGNARDS

Chères sœurs, un De prof midis : La cloche sonne pour ma mie; Elle a quitte sans moi la vie, Pour s'envoler au paradis.

Le paradis vaut bien la terre Où l'on n'éprouve que chagrin :

Cloche, sonne pour ma bergère, Tu sonneras pour moi demain.

J'ai vu rouler le météore ; Ma pastourelle, était-ce toi ?

Serais-tu condamnée encore A souffrir à cause de moi?

J'ai vu le soir sur la fougère Danser, aux tremblantes clartés De la céleste messagère, La plus légère des beautés.

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