PREFACE XV
péril se rapproche et se précise, quand les jours s'assombrissent, quand le regard inquiet cherche et ne voit pas l'issue, espérer malgré tout et, malgré tout, continuer à vivre, à travailler, à agir, cela s'appelle « tenir ». Et l'on peut rendre à la population de Nancy ce juste hommage qu'e//e a bien tenu!
Elle a tenu aux heures d'août et de septembre 191 4 g"i furent les plus tragiques de la guerre, puisque, à ces heures-là, la Patrie elle-même était en danger. Elle a tenu encore plus tard, en d'autres jours d'épreuve, lorsque, contrairement au droit des gens, la ville ouverte de Nancy fut la victime des bombardements criminels par pièce de 38o à longue portée...; mais de ces pages ultérieures de son histoire il convient de ne rien dire ici, puisque René Mercier a clos son récit le i3 septembre 1914; et autant j'espère qu'il nous donnera bientôt la suite de son attachant Journal (T un Bourgeois de Nancy y autant