‹ Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreurChapitre 112 sur 230 · Le Patriote français, n · texte numérisé non relu

Le Patriote français, n

s'y rallie également el réclame la convocation immédiate des assemblées primaires. La Montagne, qui a ses raisons pour ne pas vouloir que la nation soit consultée, comprend la faute qu'elle a commise, et l'on voit alors la plupart de ses membres quitter de nouveau leurs places et se diriger vers le bureau, mais, cette fois, pour retirer leur signature '.

La proposition de Gensonné ayant été ajournée au lundi lo, Delaunay a repris la lecture de son rapport-, dans lequel se trouvent rappelés tous les articles du Journal de Marat, demandant 230,000 têtes, réclamant ?in dictateur, un triumvirat ou un tribun militaire'-. Chacune de ces citations a été accueillie par les applaudissements de la Montagne et des tribunes. Le rapporteur a terminé en proposant le décret d'accusation. Les tribunes sont alors entrées dans une véritable fureur; elles ont menacé, trépigné, hué ^, el cela pendant douze heures! Pendant ces douze heures, il n'a régné un peu de calme que dans les moments où la parole était aux apologistes de Marat; tout le reste a été rempli par d'horribles hurlements, par des menaces sanguinaires, par une révolte ouverte des tribunes contre la représentation nationale ^'.

On finit cependant par décréter qu'on ira aux voix

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