‹ Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreurChapitre 118 sur 230 · Pierre Lehardi, député du Morbilian · texte numérisé non relu

Pierre Lehardi, député du Morbilian

4. M. Louis Blanc (t. VIII, p. 281) place à tort à la séance du dimanche 14 avril le dépôt de la pétition contre les vingt-deux. Elle fut présentée dans la séance du 15.

;M(i l'AKis EX 1793

La discussion sai- la pétition présentée par les sections de Paris est ajournée au lendemain.

La majorité, une majorité considérable, appartient encore aux Girondins ; mais que de terrain ils ont perdu depuis un moisi Au 10 mars, 4 sections seulement prenaient parti contre eux ; ni Pacbe, ni le Conseil général de la Commune, n'osaient se joindre ouvertement à leurs ennemis. Au 15 avril, ils ont contre eux 35 sections et la Commune tout entière; et voici que le bonhomme Pache, papa Pache, comme on l'appelle \ ne craint pas de signer, en pleine séance de la Convention, l'adresse qui les dénonce -!

Un dernier Irait — et non certes le moins curieux — achèvera de peindre la physionomie de Paris pendant cette première quinzaine d'avril. Je l'emprunte au Courrier Français : « La tranquillité, dit-il, règne toujours dans cette grande ville. Chacun vaque à ses occupalions domestiques. Les maisons de jeux, les maisons de danse, les spectacles, tous les antres des plaisirs sont ouverts et fréquentés comme dans les jours les plus calmes. Notre capitale ressemble aux plaines

1. Séance du 15 avril 1793. Voir sur Pache Tétude de M. Edouard Gibert. Dentu, éditeur, ISSS.

2. Dans la séance du 23 avril, la Convention adopta le décret suivant : « La Convention nationale improuve comme calomnieuse la pétition qui lui a été présentée, le 15 de ce mois, au nom de trentecinq sections, adoptée par le Conseil général de la Commune de Paris et tendant à proscrire vingt-deux de ses membres. » — Croirait-on qu'à la fin de cette même séance les olTiciers municipaux furent admis aux honneurs de la séance par 143 voix contrée? Les « inconcevables Girondins >•, comme les appelle Beaulieu, s'étaient tous retirés avant que la séance ne fut levée, laissant le champ libre à leurs ennemis.

riantes et fertiles qui avoisinentlcs volcans de l'Etna et du Vésuve: quelle est la cause de cette sécurilc? La philosophie s'en étonne, le patriotisme s'en afflige '. »

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