Mémoires de A/™' Roland, p
pArxis EN 1703 îSO
des journaux de la démagogie n'a pu se défondre de glisser, au milieu des éloges qu'il lui décerne, ces aveux significatifs :
Aux services rendus par Lazowski à la Révolution, en vain opposcrait-on des reproches de concussion fondés peutêtre, et d'autres délits encore, trop familiers aux hommes à grand caractère. De grands excès accompagnent nécessairement de grandes qualités. Déplorons la fragilité humaine, el ne rappelons pas des torts pour nous autoriser à être ingrats envers ceux de nos concitoyens qui ont hien mérité de la patrie dans ces occasions décisives où l'homme ordinaire, sans vice comme sans vertu, se contente de gémir sans se sentir capable de servir efficacement son pays'.
Cet homme, ce bandit, meurt à Issy^, d'une fièvre inflammatoire, fruit des débauches, des veilles et de l'eau-de-vie^. Robespierre le proclame grand homme et prononce aux Jacobins son oraison funèbre : « Depuis deux jours, s'écrie-t-il, je pleure Lazowski, et toutes les facultés de mon âme sont absorbées par la perle immense que la République vient de faire*. » La municipalité, sur le réquisitoire de Chaumette, arrête