‹ Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreurChapitre 141 sur 230 · Chronkiue de Paris cl Mercure français, mai · texte numérisé non relu

Chronkiue de Paris cl Mercure français, mai

4. (( Un jour, raconte Montlo.-iicr ilans ses Mémoires, que nouélions à délibérer sur celte (lucslion iPrendrait-on Avii^uon?) Cazalcs se lève et dit : « Entcndez-vou.s des cris dans les Tuileries? » G'étaii la multitude qui demandait avec fureur rcnvahisscment d'Avignon. Des membres proposaient de lever la séance. « Rassurez- vous, nou> « dit Foucault, ce .sont d"lionnétes gens iiui nous disent : Prcm/

hommes paraîtront isolés et comme perdus sur la vaste terrasse du château. Ils seront d'ailleurs trop éloignés de ja salle, et l'on n'entendra pas la clochette, ce qui ne laissera pas de contrarier beaucoup les factieux ^

Beaulieu, qui, depuis le commencement de la Révolution, a suivi, en qualité de journaliste, les séances de nos trois Assemblées, passait en revue avec moi, ce matin, les divers locaux qu'elles ont successivement occupés.

Le 4 mai 1789, veille du jour fixé pour l'ouverture des États-Généraux à Versailles, une messe solennelle a été célébrée dans l'église de Notre-Dame, qui était la paroisse du château. Une estrade richement décorée avait été préparée pour le roi. Les députés des trois ordres s'étaient rendus de bonne heure dans l'église : les députés de la noblesse étaient en habit noir, veste et parements de drap d'or, manteau de soie, cravate de dentelles, le chapeau à plumes retroussé à la Henri- Quatre; — le clergé en soutane, grand manteau, bonnet carré; les évoques avec leurs robes violettes et leurs rochets; — le tiers, vêtu de noir, manteau de soie, cravate de mousseline blanche^. On chanta le Venl Creato7\ Cette prière terminée, les députés, un cierge à la main et précédant le Saint Sacrement, se

« Avignon ou liicn vous serez pendus. » Nous primes Avignon. •> {Mcmoires, t. Il, p. 208.)

1. Rapport de Dutardù Garât, ministre de rintéricur, du 15 mai 1793 {Tableaux de la Révolution française, par Adolphe Schmidt, t. I, p. 230.)

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