‹ Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreurChapitre 144 sur 230 · Histoire de Versailles, par J.-A. Le Roi, t. II, p · texte numérisé non relu

Histoire de Versailles, par J.-A. Le Roi, t. II, p

2. Mémoires d'un témoin oculaire do la Révolution, par S. Bailly, 1. 1, p. 226. — Mémoires de Fcrriùres, I. I, p. 27.

sant partie d'un club que d'un corps politique ^ Avec une habileté incontestable, le tiers affecta de voir, dans la salle où il siégeait, non un local qui lui lïit spécialement réservée, mais la salle même des Etats-Généraux. Il eut soin de n'occuper que les places qui lui avaient été assignées le jour de l'ouverture, et, laissant vacantes celles du clergé et de la noblesse, d'inviter leurs membres à en venir prendre possession, — invitation qui fut refusée -.

Dans la séance du 17 juin, le député Guillolin ^, qui ne prévoyait sans doute guère à cette époque le genre de célébrité qui allait s'attacher à son nom, fit observer à ses collègues des communes que « la distribution des bancs était très insalubre; que chacun étant resserré derrière son voisin, à peine pouvait-il respirer. Remarquez, ajoutait-il, que les banquettes actuelles sont des sièges très incommodes pour des séances de 1:2 et 14 heures, comme celle d'aujourd'hui. Je crois donc qu'il est nécessaire d'y faire des dossiers'' ». L'Assemblée adopta les réflexions de M. Guillotin et le chargea d'y donner la suite nécessaire.

Le docteur Guillotin n'avait pas encore eu le temps de changer la disposition des banquettes et d'y faire appliquer des dossiers, lorsque, le samedi 20 juin, fut publiée, dans les rues de Versailles, la proclamation suivante :

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