Mémoires de Clermonl-Callcrandc, t. I, ii
RocbefûQcauld et le duc de Luxembourg : la Révolution élait faite.
Les députés de la noblesse tinrent cependant encore trois réunions dans leur salle particulière : le 3 juillet, au nombre de 138; le 10, au nombre de 93; et le il, au nombre de 80 seulement \
Dans la séance du 9 octobre 1789, après avoir entendu la lecture d'une lettre du roi, disant qu'il avait fixé à Paris son séjour le plus habituel et invitant l'Assemblée à ne pas se séparer de lui, l'Assemblée nationale décréta qu'elle se transporterait à Paris, aussitôt que ses commissaires auraient choisi et fait disposer un local pour la recevoir.
Dès le lendemain, les commissaires, — M. Guillotin, le duc d'Aiguillon, le marquis de Gouy d'Arcy, l'évèque de Rodez, M. La Poule-, et M. Lepeletier de Saint-Fargeau, — firent connaître qu'ils avaient visité les locaux les plus vastes de la capitale, et qu'aucun ne leur avait paru plus convenable que le manège des Tuileries. On y établirait les mômes bancs; les galeries destinées aux spectateurs seraient en état de recevoir cinq à six cents personnes. Les bureaux seraient logés aux Feuillants, et les Comités à l'hôtel de la Chancellerie, sur la place Vendôme. Le choix du Manège fut approuvé par l'Assemblée.
Le 12 octobre, les commissaires rendirent compte