‹ Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreurChapitre 149 sur 230 · Mémoires de liailly. t. I, p · texte numérisé non relu

Mémoires de liailly. t. I, p

2. Député du tiers état rlu liaillia.uro de Besançon, avocat au Parlement.

de leurs travaux. Il était impossible que la salle du Manège fût prête avant trois semaines. En attendant, les députés pourraient s'installer à l'Archevêché. L'Archevêque de Paris, Mgr de Juigné, déclara qu'il offrait à ses collègues tout ce qui serait, dans son palais, à la convenance de l'Assemblée nationale.

Il fut décidé, en conséquence, qu'elle siégerait à Versailles jusqu'au jeudi 13 octobre, et que le lundi 19, elle reprendrait à Paris le cours de ses séances '.

Le 19 octobre, toutes les avenues qui ^aboutissent à l'Archevêché étaient fermées de barrières, garnies de canons et de nombreux détachements de la milice nationale. Cinq cents hommes de cavalerie occupaient le parvis Notre-Dame ^. C'était la Commune qui avait ordonné cet extraordinaire déploiement de forces, en vue de prouver à l'Assemblée qu'elle n'avait rien à craindre à Paris : il eut précisément pour effet de montrer au contraire, à quels périls elle était exposée dans une ville où de telles précautions étaient jugées nécessaires. Le peuple regardait cet appg,reil de guerre avec inquiétude et les députés avec un air sombre et menaçant ^.

L'Assemblée nationale tint séance dans la grande salle de l'Officialité '', où avaient eu lieu, quelques mois auparavant, les opérations électorales. On avait

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