Le The7-momctre du jour, n" du 1" janvier
5. Les Contempora'ins de 1180 et de 1190, par l'auteur de la Galcr'u' des Etats-Généraux, yo Salle.
plus communément le logographe. Dans la séance du 14 septembre 1791, lorsque Louis XYI se rendit à l'Assemblée pour signer la Constitution, il fut salué par des cris unanimes de vive le roi! Au moment où il prit la parole pour donner lecture de son discours, les rideaux fermés sur la loge du logographe s'ouvrirent, et les spectateurs aperçurent la reine tenant par la main le prince royal. L'enthousiasme alors ne connut plus de bornes, et les applaudissements prodigués au roi pendant son discours et pendant la réponse du président se détournèrent plus d'une fois vers la reine et vers son fils \ Moins d'un an plus tard, la reine et son fils reparaissaient dans la loge du logographe: on sait dans quelles circonstances!
La décoration intérieure de la salle était infiniment plus simple que celle des Tuileries ; quelques drapeaux, parmi lesquels l'oriflamme de la Fédération du 14 juillet 1790 -; la statue de Jean-Jacques Rousseau^; les bustes du roi et de Bailly. Mirabeau avait aussi son buste dans cette salle qui avait si souvent retenti des accents de sa voix éloquente ; et une pierre de la Bastille sur laquelle était gravée l'effigie du puissant orateur avait été inscrustée dans la balustrade de la tribune '.
Après le 10 août, le buste du roi fit place à celui dc- Brutus. Un décret du o décembre 1792 ordonna que le
1. Histoire de la Rccoliilion de Fronce, pur les deux amis de la liberté, t. VII, p. 333.