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longue, étroite, qui est également parallèle à la terrasse \ et par la porte des Feuillants, qui est dans la rue Saint-Honoré. Dans la cour du Manège, l'architecte, chargé par le roi des dispositions à prendre pour approprier le local, avait placé au-devant de la salle, pour servir de vestibule, une des grandes maisons de bois des Menus-Plaisirs -.
L'intérieur de la salle formait un parallélogramme bordé, dans sa plus grande longueur, de six rangs de bancs verts •' disposés en gradins, et divisé, au milieu, en deux parties égales, par la barre de l'Assemblée. Les deux extrémités contenaient neuf rangs de banquettes aussi en gradins ^
Beaucoup moins grande que celle des Menus, la salle du Manège était également beaucoup moins sonore''.
Comme à Versailles, il y avait pour les spectateurs des tribunes et des galeries. Les tribunes étaient séparées entre elles par des balustrades pleines et en bois, comme les loges de spectacles. Derrière le fauteuil du président était la loge du logographe; elle était large de 12 pieds, haute de 6. L'Assemblée constituante l'avait spécialement affectée aux rédacteurs du Journal logographique appelé aussi le logotachy graphe et
1. « Ce qui forme aujourd'hui la rue de Rivoli, depuis le château jusqu'à la rue Castiglione, formait alors la cour du Manège. Elle était séparée de la terrasse des Feuillants par une muraille qui est remplacée maintenant par une grille. » (Chronique de cinquante jours (du 20 juin au 10 août 1792), par P. L. Rœderer, p. 31. i
2. Décision du roi ronceniant l'établissement du local des séances de l'Assemblée nationale au Manège des Tuileries, art. 2.