‹ Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreurChapitre 170 sur 230 · Ibid., t. I, p · texte numérisé non relu

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avec fracas. Des cris, des cbaats s'élevaient de tous côtés. Rangées en ordre de bataille, avec un drapeau à leur tête, des femmes se dirigeaient vers le Pont-Neuf et invitaient les passants à venir avec elles à l'Abbaye délivrer leur bon magistrat, le brave Père Duchêne '. Ces excellentes patriotes n'étaient rien moins que les citoyennes delà SochHé fraternelle, hideuses mégères que l'on est sûr de rencontrer partout où il y a un mauvais coup à faire ou un spectacle hideux à voir, au Tribunal révolutionnaire, autour de l'écbafaud, dans les tribunes de la Convention ou dans la rue, les jours d'émeute. Quelques-unes avaient des piques à la main, ou des sabres, ou de grands couteaux; plusieurs avaient des bouteilles, toutes hurlaient : A bas les douze! Vive la Montagne ! A la guillotiyie les Brisrotins! Vi\:e Marat! Vive le Père Duchêne! Et cette bande traversait ainsi les rues de Paris, librement, sans qu'aucune autorité essayât d'y mettre obstacle-.

A la hauteur du Pont-Neuf, nous avons laissé les citoyennes de la Société fraternelle continuer leur

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