‹ Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreurChapitre 169 sur 230 · Schmidt, t. I, p · texte numérisé non relu

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14 sous, rimile fine 2 livres 5 sous eL le riz 15 sous ^ Il devient de plus en plus difficile de se procurer ces diverses marchandises, et il en est de même pour la mercerie. » Ce brave homme nous a encore fourni d'autres renseignements d'un grand intérêt. D'après lui, le papier-monnaie qui porte le type de la République n'inspire confiance à personne. Tout le monde accorde une préférence marquée aux corsets-, aux billets de 50 ^t 100 livres à l'effigie de l'ex-roi. Lorsque les commerçants de Paris ont des marchandises à recevoir de la province, ils sont obligés d'envoyer ou des corsets ou des billets à la face de Louis ; sans cela on ne leur expédierait rien ^.

Avant de le quitter, Dutard, montrant sur plusieurs points des Halles divers groupes de femmes : « Que pensent-elles des affaires? » demanda-t-il. — « Ma foi, a répondu notre épicier, ces femmes sont presque toutes aristocrates ; l'ancien régime, le nouveau ou tout autre leur est égal; elles ne vendent plus rien, et le premier qui leur promettrait l'abondance les aurait à sa dévotion ''. »

Par la rue des Lombards et la rue des Arcis, nous gagnâmes le quai Pelletier. Il y régnait une extrême agitation. Des fenêtres se fermaient, d'autres s'ouvraient

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