‹ Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreurChapitre 181 sur 230 · Commune de Paris, séance du 1" avril · texte numérisé non relu

Commune de Paris, séance du 1" avril

2. La section du Mail, ci-devant de la IHnco de Louis XIV, tenait son assemblée dans l'éfflise des Petits-Pères.

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IV. — La ConvcatioQ nationale d('claro à tous les clto\"ens de la République que la même fermeté qu'elle a déployée dans le jugement du tyran va diriger ses délibérations dans les mesures qu'elle prendra pour abattre la nouvelle tyranuie qui s'élève et qui menace d'usurper ou d'anéantir la représentation nationale '.

Celait là un fier langage. Malheureusement, celle fermeté que la majorité de la Convention se vantait d'avoii" déployée dans le jugement du tyran, qu'avaitelle été autre chose qu'une lâche soumission aux volontés et aux passions de la démagogie? Celle fois, il s'agissait, non plus de céder, mais de résister à la populace, et la Convention s'avançait peul-clre beaucoup ti^op en prenant un engagement aussi solennel.

Elle allait cependant rencontrer, dans sa lutte contre V Assemblée ceritrale de salut public, de puissants auxiliaires, et, à leur tête, la Commune elle-même, qui comprit bien vite la faute qu'elle avait commise en donnant son investiture à la réunion de l'Évêché.

Le 2 avril, le jour même oii les députés de la section du Mail se présentaient devant la Convention, une députa lion du coi^ps électoral était reçue par la Conmune et lui témoignait « l'indignation dont l'assemblée électorale avait été saisie à la vue d'un rassemblement d'individus qui méconnaissaient la souveraineté du peuple et avaient l'audace de s'intituler, sans pouvoirs de la majorité des sections, Coinité central de salut public correspondant avec les départements. » On

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