Moniteur du 4 avril
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l'informer de sa réunion et demander qu'il fût pourvu à ses frais de bureau. Le conseil général, après avoir entendu Chauraelte, émit un avis favorable '.
Je dois ici rendre justice à la Convention. Elle parut comprendre les dangers de cette soi-disant Assemblée de salut iduhlic, et elle s'efforça de les conjurer.
Parmi les sections dont les délégués avaient refusé de s'associer au vote du 31 mars, se trouvait la section du Mail, une des rares sections où les modérés soient encore les maîtres-. Elle déclara, en assemblée générale, « qu'elle approuvait la conduite de ses commissaires, en ce qu'ils s'étaient restreints dans les bornes de leurs pouvoirs ; qu'elle improuvait très expressément l'arrêté pris par les commissaires des sections réunis à l'Évèché, et qu'elle se soumettrait toujours aux seules autorités constituées et aux lois émanées de la Convention ». Elle décida, en outre, que son arrêté serait porté à la Convention, qui en entendit la lecture dans sa séance du 2 avril, et qui, sur la proposition de Barère, rendit le décret suivant :
Art P"". — La ConvenlioQ nationale décrète que la section du Mail a bien mérité de la patrie.
IL — Le maire de Paris viendra à la barre pour rendre compte de la coQnaissaacc qu'il a du rassemblement des commissaires de sections à l'Évêché, le 31 mars dernier.
IIL — Les commissaires des sections qui ont pris l'arrêté du 31 mars, sont mandés à la barre pour rendre compte des motifs de cet arrêté et faire l'apport de leurs registres.