‹ Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreurChapitre 195 sur 230 · Mrrnoii'f.^ (le I.oiirfl · texte numérisé non relu

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(les sections; que le Comité nommé par elle, — le Comité (les Onze, — tiendrait ses séances à l'Hôtel de Ville et travaillerait en commun, avec le Conseil général révolutionnaire, au salut public et à l'affermissement de la liberté et de l'égalité '.

A une heure, le canon d'alarme s'est fait entendre.

Comme à ce moment, malgré le tocsin et la générale, malgré les barrières fermées, malgré le canon d'alarme, il n'y avait pas eu de lutte dans les rues, pas de coups de fusils tirés, pas de sang versé, beaucoup de gens se sont mis à rire de leurs terreurs du malin. Bannissant toute inquiétude, profilant de ce que la journée était superbe, tous les ateliers d'ailleurs étant fermés, ils se sont promenés par les rues, chantant, riant avec les femmes assises sur le pas de leurs portes pour voir passer V insurrection-.

Dans la soirée, cependant, quelques-unes des sections ont failli en venir aux mains. Des agitateurs, revêtus de l'écharpe municipale, avaient parcouru le faubourg Saint-Antoine et le faubourg Saint-Marcel, répandant le bruit que les sections de la Butte des Moulins, de 179i, du Mail, des Champs-Elysées, de Molière et La Fontaine, étaient au Palais-Égalité en pleine insurrection, et qu'elles avaient arboré la cocarde blanche. A la même heure, d'autres meneurs, d'accord sans doute avec les premiers, colportaient, dans la section de la Butte des Moulins et les sections voisines,

1. Sur russcniblcc tenue uux .lacobin^ iluus la matinée tlu 31 mai. voyez la note à la lin du présent chapllrc.

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