‹ Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreurChapitre 196 sur 230 · Chronvpie de Porin, n" lô · texte numérisé non relu

Chronvpie de Porin, n" lô

le bruil que le» l'uubourgs voulaient les désarmer'. Ainsi menacée, ou croyant lètre, la section de la Butte des Moulins s'enferme dans le jardin de l'Égalilé, et, assistée de quelques compagnies de la section du Mail, elle se tient prête à repousser toute attaque. Les grilles sont fermées, les canons braqués aux principales entrées du jardin. La précautinn n'était peut-être pas inutile. Les hommes des faubourgs sont arrivés, en effet, au nombre de huit à dix mille-, se sont rangés en bataille sur la place du Palais et ont disposé leur artillerie en face de celle de leurs adversaires.

Pendant ce temps, la foule se presse aux abords de la (jonvention. de plus en plus menaçante. Aux premières approches de la nuit, elle peut être évaluée à quarante mille personnes '■'. Les curieux, sans doute, y sont en majorité; mais combien nombreux sont les honmies de désordre! Ils parlent haut, semant la défiance et la colère. Us accusent les députés du coté droit du renchérissement des denrées; ils répètent : « Ce sont tous des brigands, il faut les chasser! Il faut demander à la Convention de livrer au peuple les appelants et les membres de la Commissi<»n des Douze'*! »

A chaque instant, des huées, des applaudissements, des cris de ^ engeance et de mort s'élèvent du sein de cette foule affolée, suivant les incidents de la séance

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