Mémoires de Loitvet, p
Sur la journée du 31 mai et en particulier sur Vinconceraôti' conduite de Vergniaud, r(. la Légende dest Girondins, chapitre x. Je ne m'attaclierai ici qu'à la singulière erreur commise par M. Louis Blanc ;t. VIII, pp. /J31-432). à l'occasion de l'assemblée tenue aux Jacobins dans la matinée du ?<i mai, et dont il est fait
PARIS E\ l'i'X'i Xl^t
nK'ntion ci-dossiis, page 3'i4. « Les violents, dit-il, scmblaii^nt avoir pour eux l'autorité dont les sections avaient investi l'Evèché par l'envoi de leurs commissaires : ce fut pour détruire ce prestige que les Jacobin.*! tinrent, à leur tour, une assemblée où furent convoqués, toujours sous couleur de salut public, et dos députés des quarante-huit sections et dos représentants do l'autorité départementale... A partir do ce moment, r influence des violents, à I'HôIpI de Ville, se tfouva tout h fait vaincue. ■>■> Ce ne sont pas les Jacobins qui ont tenu l'assemblée du 31 mai. A cette réunion, convoquée par le Conseil général du département de Paris, les commissaires choisis par les autorités constituées du département et par les sections de la capitale avaient seuls été appelés. M. Mortimer-Ternaux, qui a publié le texte de l'arrêté de convocation, établit très bien que l'accord le plus complet existait entre les auteurs de cet arrêté et les meneurs de l'Evêché. « Le but, dit-il (t. VII, p. 310), était le même, mais la composition de l'assemblée et le choix du local étaient différents... Pour être plus sûrs du succès, les démagogues préparent deux machines de guerre qui, faites pour agir séparément, mais pouvant s'unir au besoin, doivent triompher de tous los obstacles, vaincre toutes les résistances. La mise en mouvement de ces deux machines est confiée à des agitateurs différents. Les uns doivent être censés recevoir leurs pouvoirs directement dos sections parisiennes, les autres des autorités constituées du département. »
Si l'assemblée tenue aux .lacobins avait été destinée ti battre on brèclio l'influence du comité central révolutionnaire, elle se serait bien gardée de décider que sa Commission des Onze siégerait à l'Hôtel de Ville, ;t côté du comité central. C'est pourtant ce qu'elle tit, déclarant, au moment même où elle prenait cotte résolution, quelle donnait son adhésion la plus entière aux mesures de salut pul/lir adoptées par les commissaires des sections de Paris.
Que l'influence des violents ait été tout à fait vaincue à l'Hôtel de Ville, M. Louis Blanc en voit la preuve dans l'attitude de Pache, «le Chaumette ot d'Hébert, qui, tous los trois, dans la journée du 31 mai, ont repoussé les propositions faites par quelques citoyens de se porter à la Convention nationale ot de mettre on arrestation los députés dénoncés h l'opinion publique. En leurs qualités de maire de Paris, de procureur ot do substitut de la Commune, Pache, Chaumette et Hébert restaient dans leur rôle officiel en refusant de s'associer ouvertement à des motions aussi manifeste-