‹ Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreurChapitre 24 sur 230 · Guffroy, p. oO · texte numérisé non relu

Guffroy, p. oO

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salon de M"" Roland, rue de la Harpe, dans l'hôlel du citoyen Talma, rue Ghanlereine ^, et chez Dul'riche- Valazé, député de l'Orne, qui demeure rue d'Orléans, n° 10^. Cette dernière réunion est de beaucoup la plus importante de toutes. Elle compte une quarantaine d'adhérents ^, qui se rassemblent tous les soirs assez régulièrement. Parmi ceux qui manquent rarement de s'y rendre et qui prennent la part la plus active aux discussions, je citerai Buzot, Lacaze, Gensonné, Brissot, Guadet, Boilleau, Duprat, Salle, Lidon, Deperret, Barbaroux, Chambon, Bergoeing, Mollevaut et Lesage (d'Eure-et-Loir).

Ainsi organisés, ayant pour eux le talent de leurs orateurs et de leurs journalistes, et, dans les grands jours, l'éloquence de Vergniaud, il semble que les membres de la Gironde devraient l'emporter sur leurs adversaires. Oui, peut-être, si la Convention siégeait cà Versailles. Mais à Paris! Vergniaud, Guadet, Gensonné, Isnard parlent mieux que Robespierre. La belle affaire ! Que peut leur éloquence contre ces députations de sectionnaires et de fédérés qui, chaque semaine, défilent devant l'Assemblée et lui signifient les volontés du PEUPLE, — de ce peuplk dont ils ont eux-mêmes si longtemps et si lâchement célébré la justice, la grandeur, l'infaillibilité souveraine ! Que peuvent-ils contre ces Tribunes, dont les applaudissements, les cris et

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