Beaulieu, Essais, etc., t. III, p
2. Adolphe Schmidt, Paris pendant la Révolution, d'après les rapport* de la police secrète, t. I, p. 118. Traduction par Paul YioUet.
5Î l'AUIS KN IT'.t.".
l'œuvre d'une trentaine d'hommes sans talent, sans aveu et sans nom, qui, là, dans les coulisses, de leur table du café Hottot ou du café Beauquene. conduisent toute la pièce.
Les Censeurs de la République une et indivisible.
Mardi 19 février 1793.
La Chaste Suzanne, dont les représentations avaient été suspendues, le 31 janvier, par ordre des Défenseurs de la République une et indimsible ^ , vient de reparaître sur l'afficbe du Vaudeville. Les négociations qui ont amené cette reprise sont assez curieuses pour mériter qu'on les note.
Barré, Radet et Desfontaines, qui sont de bons patriotes et qui n'avaient point écrit leur comédie pour faire pièce à la République, se sont empressés de la corriger, de supprimer tout ce qui pouvait fournir prétexte à des allusions déplaisantes, et ils l'ont présentée, en son nouvel état, au jugement de la Société des Jacobins, sollicitanthumblement la permission de la jouer. Les Jacobins étaient sans doute, ce soir-là, de