‹ Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreurChapitre 44 sur 230 · Mémoires de Loucet · texte numérisé non relu

Mémoires de Loucet

2. Histoire et Mémoires, par le général romtc do Séeur, t. I. p. 12

cipe reposait sa philosophie. Le voici : « Qui hait les vices hait les hommes ^ » Un autre jour, — j'étais alors secrétaire adjoint de la municipalité, — Danton, qui était substitut du procureur de la Commune, me dit, comme nous sortions de l'hôtel du Département ^ : « Jeune homme, venez brailler avec nous. Quand vous aurez fuit votre fortune, vous pourrez alors suivre plus à votre aise le parti qui vous conviendra le mieux^. »

Danton a-t-il reçu de l'argent de la cour? Tout le monde le dit, presque tout le monde le croit. J'ai demandé à Beaulieu et à M. Royer s'ils pensaient que ce bruit fût fondé.

Beaulieu, qui a eu, comme journaliste, de fréqu'^nts rapports avec M. de Lessart. minisire des affaires éli-angères-*, nous a dit tenir de ce dernier que Danton avait un jour reçu de lui 24.500 livres pour une motion à faire passer au club des Cordeliers. — « Au témoignage de M. de Lessarl, reprit M. Royer, vous pouvez joindre celui de M. de La Fayette. Dans une conversalion que nous eûmes ensemble, lors de son voyage à Paris, après le 20 juin et presqu'à la veille du 10 août,

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