Le Thermomètre du jour, n» 410, p
2. La lettre de Sanson a été reproduite in extenso par M. de Beauchesne, dans son beau livre sur Louis XVII (t. I, p. 514). L'original de cette lettre remis par Dulaure à M. Tastu, imprimeur, passa ensuite aux mains de M. Aimé-Martin. Il appartient aujourd'hui à la Bibliothèque nationale.
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Dieu eu soit loué ! cliez quelques honnêtes gens, au premier rang desquels je place le rédacteur de la Feuille du Matin. Il a fait précéder la reproduction de la lettre de Sanson, des lignes suivantes : « Les âmes sensibles ne pourront lire sans frémir et sans verser des larmes de douleur, la déclaration suivante; elle a, cependant, été nécessaire pour imposer silence à l'affreuse calomnie qui s'attachait à noircir, même après sa mort, l'infortuné prince qui en esti'objet^ » Encore deux citations :
2G février. — Au momeut où uous écrivous, le pain est très rare à Paris, et on n'en trouve poiot chez les boulangers. Nous serions bien fâchés d'effrayer le peuple et encore plus d'accuser aucun vivant de cette disette réelle ou factice, mais, au moins, ne pourra-t-on pas en accuser les MORTS 2.
Après avoir rappelé, qu'en Egypte, les actions et le caractère des rois décédés étaient examinés avec une grande rigueur, en présence de certains juges, afin qu'on pût régler, d'une manière équitable, ce qui était dû à leur mémoire, la Feuille du Matin ajoutait, dans son numéro du 8 mars :
0...! ô Roi tout déboanairel tu pouvais naître impunément sur le trône des Sésostris et des Séthos. Ta mémoire adorée n'eût eu rien à craindre des sévères jugements qui attendaient les rois après la mort. L'austère Nécrologue de Memphis n'eût pu te trouver reprocbabie que par ton excès de bonté!