Birotteau, députe des Pyrénées-Oricnlalesi
violabiîité d'un représentant de la nation française, elle décrétera d'accusation celui ou ceux de ses membres contre lesquels il y aura de fortes présomptions de sa complicité avec les ennemis de la liberté, de l'égalité et du gouvernement républicain, résultant des dénonciations ou des preuves écrites déposées au Comité de défense générale, chargé des rapports relatifs aux décrets d'accusation à lancer par la Convention.
Ce qui est au bout de ce décret pour les représentants du peuple, c'est l'échafaud; et c'est bien ainsi que l'entendent les Girondins. N'est-ce pas un de leurs principaux orateurs, le député Lasource, qui, au début de cette même séance, a fait entendre ces paroles : « Souvenez-vous que le peuple veut la justice. Il a vu assez longtemps le capitole et le trône, il veut voir maintenant la roche tarpéienne et VECHAFAUD. »
Et pour que l'échafaud ne chôme pas, voici que, du côté droit comme du côté gauche, pleuvent les dénonciations.
Lasource dénonce Danton.
Penières dénonce Lacroix.
Birotleau dénonce Fabre d'Églantine.
Duhem dénonce Roland.
Maure dénonce Brissot, Barbaroux, Guadet.
Marat dénonce Lasource et Gensonné.
Danton, dénonce tous les députés du côté droit. Il appelle le peuple à se réunir en armes pour écraser l'ennemi du dedans, « tous les lâches, tous les scélérats, tous les aristocrates, tous les modérés^ »;