Décret fin 9 rnava 1793. — yfonileiir du 11 mars
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ainsi que le ministre de la guerre, détenus par la perfidie de Dumouriez, soient mis en liberté.
Un autre décret ordonne que la femme et les enfants du général Valence, la citoyenne Montesson^ et la citoyenne femme Égalité seront mis sur-le-champ en état d'arrestation, — et que les citoyens Bruslart-Sillery et Égalité, membres de la Convention nationale, seront gardés à vue, avec liberté d'aller où ils jugeront à propos, dans Paris seulement.
Un troisième décret décide que « le général Miaczinski sera traduit sous bonne et sûre garde à Paris, et mis au secret aux prisons de l'Abbaye- ».
Il est procédé à l'appel nominal pour l'élection d'un ministre de la guerre, en remplacement de Beurnonville. Le citoyen Bouchotte, commandant temporaire à Cambrai, réunit l'unanimité des suffrages^.
Gonchon, orateur d'une dépulation du faubourg Saint- Antoine, demande qu'il soit organisé une compagnie de Scéuo/as, dont le chef serait pris dans la Convention''.
Marat est nommé président du club des Jacobins ^'.
Vendredi 5 avril. — Les bruits les plus contra-
1. Charlolle-Jeanm Rémud de la Haye de Riou, marquise de MONTESSON, née en 1737, avait épousé en 1773, avec le consentement du roi, Louis-Philippe, cjuatrièmo duc d'Orléans, petit-fils du Régent et père de Louis-Pliilippe-Joscpli-Iigfa/î/é. Louis-Pliilippe d'Orléans, qui mourut en 1733, était on 1773 veuf de Henriette Bourbon -Conti. La marquise de Montesson a composé un assez grand nomljre de pièces de théâtre. Elle est morte à Paris le 6 février 1803. (Voyez Souvenirs et portraits, par le duc de Lévis.)
■2. Le général Miaczinski a été guillottiné le 17 mai 1793.