‹ Journal d'un combattant de Février Précédé d'un fragment sur l'auteurChapitre 11 sur 63 · DISCOURS PRONONCÉS · texte numérisé non relu

DISCOURS PRONONCÉS

Deuil sur lui comme mr tons œux qui sont morts,

qui meurent, qui mourront pour notre sainte cause avant Tavénement de la régénération sociale !

Si la tristesse est dans nos cœurs, une énergique volonté bout dans nos cenreaux. Nous savons que si Lambessa, Oayeune» Belle-Ile, rezîl nous enlèvent à chaque heure quelqu'un de nos amis ; l'Idée, invincible et immortelle, incorpore à chaque jour un combattant de plus dans l'immense armée révolutionnaire.

Quoiqu'il arrive, malgré les mensonges sacerdotaux et les persécutions royales, le jour n'est pas loin, eqpé- Tons-le, où le prolétariat de France, éclairé enfin, comprendra que notre cause est la sienne et que nous ne combattons que pour faire triompher ses droits imprescriptibles ; il verra alors que le seul moyen de renverser l'exploitation politique et sociale, unique cause de la misère, est d'accomplir ime révolution égalitaîre, de fonder une société dans laquelle il produira pour lui« même et non pour autrui. Qu'il prenne enfin pour guider ses actes, non des préceptes me n t eur s, vieilleries inventées pour T abrutir et l'énorv'^cr, mais la raison humaine, cet immense et lumineux flambeau, qui, trouvant en lui seul ron aliment, éclaire et conduit l'humanité dans la large voie de la Vérité et de la Justice.

Alors, il seoonera son inconcevable torpeur; de son bras invaincu il fera pour son propre avantage cette grande Révolution française, étoile directrice de la Révolution générale ; et les exploités de tous les pays levant les yeux encore vers cette France dont tant de fois il leur a été parlé, marcheront à la dernière guerre, pousnat le eri sacré qui les ralHera en un seul bataillon malgré les aatipatiiies nationales et les difiirences die race.

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