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LE GROUPE SOCIALISTE

Page 18 : Entnûnant le 15 Février, dans œlto action, notre groupe socialiste (s), en dépit» etc."

**Lb24^ jour de triomphe et pourtant jour d'angoisse, Philippe rsnhrs pour peu de tempe ; il était triste» nuOgréraiiiinaliaB de

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IJBXISS DX JULXAK H^NET. 187

tant d'émotions diverses. — " Notis l'avons emporté, un *' gouvernement provisoire est nommé .... C'est pendant ces *' journées que j'ai senti lo vide que laissent poux moi la mort

" de Jules et le départ d' A Si rœu%Te commencée

•* n'eût été ainsi brisée, l'élite de la jeunesse se serait réunie ** à nous. Nos travaux, à peine ébauchés et brusquement interrompus, auraient été suivis avec ordre et eomplétés par " tant d'aptitudes diverses. . . . J'allais amener à nos réunions

" Ch. B , A. L , et par la suite A. V. . . . et A.

** M , qui nous auraient donné le concours de jeunes

** gens, tous élevés pour de sérieuses études, appartenant aux

*• jeunes artistes, les ouvriers intelligents ; par Jules, tant " d'étudiants et tant d'autres, que leurs idées républicaines et '* leurs ardentes aspirations yen un progrès social, nous

*• auraient ralliés Plus de 3,000 jeimes gens, dévoués,

•* désintéressés, mus par un môme principe, auraient marché ** comme un seul homme. Nous aurions arboré l'étendard de

la DftKOOBATiB BSLionusa, BOUS l'aurions planté sur notre •* barricade, et nous aurions porté à l'Hôtel-de-Ville Lamen- *' nais et Pierre Leroux. Le gouvernement provisoire, sous

leur inspiration, aurait réalisé les progrès que nous espérons " des réformes qui Tout dtre demandées, peut-être promises. ** Mais rien de tout oda ne s'est fait, que se fera-t-il dans " l'avenir } Cet avenir qui doit amener le règne de la Justice

et de la Vérité, le verrons-nous i est-il si proche } £n

regrettant les unis dont le secours me manquait, en me ** retrouvant isolé au milieu de cette foule confuse, ivre de son

** triomphe je les ai laissés entrer à l'IIôtel-de>ViUe^ je me

** suis senti seul, et je suis revenu vers toi."

NOTE (j),

LËITBE D£ JULIAN HABNEY.

Page 20 : Hamey est retenu au lit par la maladie,

** et il adi'csse l'expression de ses regrets à la mère et " aux amis de Philippe. Voici sa lettre /jj

**I>ear Asplety

**I hsf initten thèse words in bad, as yen Imow. Xheybut léebly and imperfcctly express my regard ùa PliiUppe Faure, and my grief for his loss.

honorables. A

y aurait attiré les

7, Royal Square,

Jaavary 1^ VM,

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APPENDICE

" XO THE MOTHEB & FRIENDS OF MY DEAR DECEÀSED FBIEKD :

PHILIPPE PAUBE.

** Slowly recoTering from. severe illnesa, I am startled and shocked by the astounding and moumful intelligence of the tmtimely dcath of my poor dcar fricnd, Philippe Faure. I lovcd him as a brother. To me he was moro than a brother by blood, he was a brother of the heart. Never can I forget hu gênerons dévotion, tested aad proved at a moment of péril, when I had but few friends and many enemies. My grateful recollection of his conduct on that occasion can ncver cease while memory endures. As a patriot, Kepublican, social refonner, worker for tiie rédemption of Hnmamty, and, lastly, a proscrit patiently bearing the pains of exile, liia oimduct prcscnted an example of which his countrymen may be proud. His love and attention to his now unhappy Mother, she alone can do justice to. My heart's sympathy finr lier in lier moet afflicting bereavement. It îs a aore addition to my grief that, still nnable to leave my room, I cannot raingle with his concitoyens who will pay the last tribute of respect to the remains of my dear firiend. Still, let me, through thèse feeble words, testify, however imperfectly, my lore for Philippe Faure, and mingle my tears with yours over his grave. He lived and laboured for the Republic, and in exile for the Kepublic he died. The homage of his brother Kepublicans prodaims hia Tirtnee andhonoiunliia name and memory.

(iroTB J bk),

APPRENn--COMPAGNON— MAITRE.

TxQiR 21 : Philippe revint à Jersey le d Août 1854. n y apprit la professioii de oompofiitear à< rimprimerie Unitbbsells."

Apprenti Menuisier et Compagnon du Devoir. — Le père Nantais fut son maître en l'état de menuisier, et le reçut Apprenti, puis Compagnon de son Devoir.

Compagnon Typographe. — " Je, soussipié, certifie que •* M. Faure (Amédce Philippe), né à Châlons-sur-Marne, ** (France), le 14 Décembre 1823, a fait chez moi son appren-

O. JmoAx Hasvar.

7$ Boyal Sauare^ Ji Jamûry

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▲PPSBKTX^OHFAONOH — ^KAÎTBE. 189

** tiflsa^ de typographe, et a travaillé ensuite dans mon "* imprimerie» comme compositeur, jusqu'à ce jour.

" Fait à Jersey, le 2 Novembre 1855.

(signé) Zbno Swibntoslawsili."

Uarbb Maçoit, — ** A Madamê FSr. Faurv» néê Vir^iniê Didier,

** Madame et très-chère Sceitr,

*• Pénétrés de la profonde douleur que vous cause la mort

prématurée de notre T.*. III.-. et bien-aimé F.*. Philippe •* Faure, nous demandons à mêler nos larmes aux vôtres. En « ce deuil qui tous firappe si cruellement, comme il frappe la ** grande Famille Maçonnique dont nous faisons partie, nous ** sentons que toutes paroles de consolation seraient impuis- *• santés. Nous ne pouvons que rappeler ici les rares •* qualités du tendre fils que vous avez perdu, du ûère dévoué ** dont 1a mémoire Ti<vra constamment dana nos coeurs. Son '* caractère enthousiaste et calme à la fois, sa tournure d'esprit ** sérieuse et poétique, son langage conciliant et ferme, sa " rectitude de jugement dans les circonstances diâicilcs, avaient "rendu son concours précieux à l'œuvre que nouspoursui* " vons. Aussi son entrée dans notre Ordre fut pour nous une ** grande joie ; c'est à lui que nous fûmes redevables des adhé- " sions dont notre Ordre a le plus droit d'être lier.

** Croyes donc bien. Madame et T.*. C*. Sœur, que la *• mémoire de n^tre cher Philippo ne périra jamais parmi nous,

et veuillez agréer les senthnouts d'amitié respectueuse et *' âratemelle avec lesquels nous restouii vos bien dévoués

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