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M. DE LAMARTINE A MAÇON

Paob 76 : " Le discoms de M. de Lamartine, pour être plus positif^ plus actuel que ses discours de

" Màoon (m), n'en édîpse pas moins ceux de la plupart

*• des orateurs."

AFPZKDICE.

Philippe écrivait, dans sa Ckïrrespo&dance Paritionne de l'Eclaireur, le 31 Juillet 1847 :

*• Je ne vous parle pas du discours de M. de Lamartine à Màcon ; il a produit ici beaucoup d'impiesaiou ; il décrit ** admiraUemant la iitoation de la monarohie conatitatioii» ** nelle ; on Tirette Beulement que Téloquent poète n'ait pas ** jugé à propos d'examiner aussi la situation du Peuple, celle ** des classes ouvrières, et qu'il n'ait pas abordé en public la question, dès longtemps soulevée par lui, de la réforme sociale, comme il a su traiter la question xéligieaae, et ■* piodamer la liberté des Mctes."

2roT£ (n),

LA CntCULAIKE DU 8 BCÂRS 1848.

Pagb 79 : Espérez, oiierai-je aux Italiens, «spérez ; BOUS le gomremement de la France, il y a la France qui eelue ayeo riyresse d'une sainte joie le drapeau de la rêgénèratiaii italienne ! " (n)

" EsFÈBBa ! " criait M. de Lamartine aux Italiens le 29 XaaTier 1848, " espérez ; sons le gonyemement de M. Onizot, *' il 7 a la Franee radie aie, dont le devoir est de régénérer

•* l'Italie, de rallier les mécontents du monde entier ; et de ** se mettre à la tête de cette colonne incendiaire ! "

lies Italiens entendent la voix de M. de Lamartine ; ils ' Gontinneiit, à Naples, le mouvement conunencé quinze jours avant en Sicile ; ils font de ce mouvement une révolution qui, gagnant bientôt la France, y fait tomber le gouvernement de Louis Philippe, et porte M. de Lamiurtinc à la place de M. Ouiaot ; et trente-deux jours apiès cet appel à l'insuzrection, ■ que l'événement a suivi de si près, M. de Lamartine, ministre de la France Radicale devenue la République Fran(,'aisc, écrit cette trop fameuse Circulaire du 3 Mars 1848, dans laquelle il ne^paile plus ni de régénérer l'Italie ; — l'Italie an contraire bien qu'encore en armes, bien que menacée déjà par l' Autriclie, est remise en question : Si, dit la Circulaire, si rheure de la ** reconstruction de quelques nationalités opprimées en Europe, " ou ailleurs, nous paraissait avoir sonné dans les décrets de " la Providence, etc. — ni de rallier les mécontents dn

• Les passages guillemettés sout exactement reproduits d'aprôs U CiRcvLAiBK que tous les journaux du tempe ont puoliée. Nouan'aTons point attendu l'événement pour dénoncer la tendance réactionnaire de eet aete ministériel ; cinq jours après, le S Mars 1848L Jules Leroux «n ^ ressortir toutes len funsiîas oontâqnitMss dsas *fv f Rodn

aVS LA RÉfCSUODS f

Digitiz

LBTTBS BS LOVIB BLAKC. 197

monde entier : — " La Franco ne fera point de propagande. «« sourde ou incendiaire chez ses voisins ; " ni, et bien, moins encore, de se mettre à la tête d*une colonne incendiaire la Circulaire, loin de là, ne semble écrite que ponr^'/Mr» «nlivr

*' la République Française dans la fainilU de$ gouvernemênts ** instituts connne une puissa/we rét/ulicre, ET NON commb vs

" PHÉNOMÈNE PERTUUBATEUft DB l'ÔIIDRE EUROPEEN ! "

On sait, en effet, comment les soldats de la République

provisoire de M. de Lamartine, après avoir en Juin rétabli à Paris Tordre europkex. allèrent, sous Cavaignac et sous Louis Bonaparte, rétablir à liome ce même obdbe, que les Antriehiens «raient r^teMî à NoTSrre» et qne 1m Kniiet devaient bientôt rétablir aussi à Bade et à Pesth !

O puissance de la machine gouvernementale ! Le chantre éloquent du progrès, l'historien révolutionnaire, porté au fiiîte de cette maehine» mais' entraîné par elle, aa lied d'êtie« selon sa belle expression, un inttrummU d'idées^ n'aura été qu'un instrument de réaction, et |aura, en quelques mois de sa République, plus nui au progrès que M. Guizot en quinze

KOTE (n bis),

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