LE DEVOIR DU PAXSIOIB
perspective d'une persécution f^lorieuae ne le séduisit point. Ce triomphe personnel ne lui parut pas de nature à mériter qu'on lui flacimftt Vezistenoe do la Colonie de Boussac. H ne jugeait point, d'ailleurs, le SociaUsme mûr pour une action
politique immédiate. Il en conféra avec Marcellin Gaston- Dussoubs, qui était venu à Boussac, et leur entretien à ce sujet ne contribua pas peu à donner au banquet le caractère religieux qui le distingua si profondément des autres banquets.
Le Banquet socialiste de Limoges eut lieu le 8 Janvier 1848, et fut très-beau. Bac, qui le présida en l'absence de Pierre, eut des mouvements d'une éloquence magnifique. Denis Gaiton-DusBoulM fut réellement sublime, en inteizompant la Marseillaise, et en développent oetfee belle pensée : *' H n'y
*• a plus de sang impur ! "
Marcellin Dussoubs en Décembre 1851 donna sa vie pour le Socialisme et pomr la Béjpublique, et ireisa pour eux tout son sang, le plus noble qui jtullit jamais d'un cœur d'homme.
Quant à VEclaireury son éditeur ne fut pas arrête par les sbires de M. Duchâtel, et cette publication ne fut pas suspendue en janvier 184S. Pierre Leroux ne fiit arrêté que quelques mois plus tard, sous la Képublique, et VEclairmr ne fut siispendu que par suite des lois répressives votées par la Constituante.
Chose digne de remarque : Philippe avait écrit dans le premier numéro de VEMrmar : il en fit le dernier feuiQeton : Ulrich de ESMen^ fort bonne étude que nous reproduisons plus loin.
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