AVERTISSEMENT
La Révolution de Février fut un fait si compliqué et xésultant de oaïues si multiples, qu'il s'écoulera enonre beaucoup de temps avant qu'on n'en puisse écrire l'histoire. Un de nos meilleurs amis, Philippe Faujie, qui a eu la gloire de participer à cette Rèvolutian, en a raconté lui-même les événements les plus mémorables, et c'est son récit que nom publions. Nous croyons ce récit intéressant pour le publie et de nature à édairer l'historien qui plus tard entreprendra de raconter la naissance de la République de 1648.
Le Jowmai tPun Ckmbaitani de Mvrier a paru il y a plus do dix ans dans VEclaireitr du Centre, Ce document» écrit dans l'ardeur de l'action par un jeune lunnme qui eut une part héroïque dans les scènes qu'il raconte, a tout l'attrait qu'on cherche d'ordinaire daun les Mémoires. La réimpression de ce Journal était le plus bel hommage que nous pussions rendre à la mémoire de notre ami P)ulippe Faure.
Nous avons cru devoir y joindre les témoignages qu'il a reçus de plusieurs de ses amis et que sa mère a pieusement conservés. Parmi ces témoignages se troiaTe le fiagmient euhrant, que Pierre Leroux a bien voulu, pour elle, détacher d'un ouvrage encore inédit.
AYBBaiSSEMENT.
Ce morceau est ui^ peinture si vraie et si complète de
^hilippe Faune» que bous n'arais aa qu'à lasBemUer ensuite quelques dates et qu'à citer les Diseoun prononcés sur sa tombe» pour achever de £ûre oonnaitre notre amL
Nous plaçons à la fin du Journal d'un Combattant" le Testament de Philippe Faure, deux Lettres de lui, et les pKemien feuillets ^un article qu'il avait eem-
mencé sur le livre de Jean Reynaud. Ces pièces nous ont paru se rattacher naturellement à l'ouvrage et le
flODIpliètSV*
On trouvera dans l'Appendice les documents historiques et les Témoignages. Les lettres de La Mennais» de Madame Hugo, de Yietor Hugo, de Louis Mane et de L. Kossuth sont remarquables, tant à cause des idées qui en sont le fond que de la sympathie montrée à Philippe Faure par ces personnes illustres.
Nous publions cet ouvrage deux ans et demi après la moKt de l'antenr, et dans m teo^ où les idées qui ont amené la Révolution de Février paraissent partout vaincues et dédaignées, bien qu'elles exercent partout une influence ocenlte de phis en plus puissante. Si quelque chose peut ranimer dans les âmes la foi à ce» idées» n'est-ce pas de les voir confessées par un esprit profondément sincère et droit, et servies avec un absolu dévouement par un grand cœur ?
AUGUSTE DBSMOULINS.
Jerêey, Septembre 18Ô3.