‹ Journal d'un combattant de Février Précédé d'un fragment sur l'auteurChapitre 52 sur 63 · L'ÉVANGILE ÉTERNEL · texte numérisé non relu

L'ÉVANGILE ÉTERNEL

Page 131 : " Arnaud de Breacia, Ulrich de Hiitten, disciples de l'Evangile Etemel, («) je vais imiter vos exemples.*'

Koos dimnans Id le Testsment âe Philippe, qui ne pondait entrer tout entier dans le ** Journal d'un Ckmibattant dë Féinîer."

<<SIPeTiierl84S.

*«CEOI BBT MON TE8TAMBNT.

*< Je lègue à ma mère tout ce que je possède.

•< Pbilippb Faubb.

" Je la prie seulement de vouloir bien remettre de ma part :

10 A ma tante £....«,.. de V » tout ce qui me vient

, ou que je lui ai donné.

3^ AI.... ma montre.

Digitizeu Ly Cju^-'^aiiL

40 A Mme Candida S , le petit camée donné par ma

tante et choisi par E ea Italie. Ce sera pour elle un

double soutenir. Je la prie de clioiair, en outre, tout ce qui pourra lui rappeler ce cœur brisé, dont la douleur a reçu tant d'adoucissement de sa tendre amitié.

** Je prie aussi ma mère de donner quelques souvenirs de moi à ceux i^ui m'ont aimé et que j'aimais tant et qu'éUe oonnsît trop bien pour que je les nomme tous. ... Je dois en oublier, aujourd'hui. . . .

" Je crois à la Religion Catiiot.iqtjb. Toutes les religions, variées dans leur forme, une au fond, ne sont qu' Une religion, toujours rappelée par les Théosophes et les Révélateurs.

'* Je vais combattre pour la Liberté, non pour un psrti. Des hommes, des partis, je n'attends rien. Mes espérance» sont dans une action providentielle, dans une transformation religieuse pour régénérer la société. Mais le Droit est attaqué. C'est un devoir pour moi, Journaliste, de prendre les annes.

** Pardonnez-nous, divin Jésus, si noUS ne saTODS, Ofmime vous, préférer le martyre au com]);it.

*' Arnaud de Brescia, Ulrich, de lluttcn, disciples de I'EvanoïLB Etbbnel, je vais imiter vos exemples.

** E , je te rejoins. Adieu, ma mère.

" Brûle ou mets en sûreté tous mes papiers. Tu verras toi-même, si tu les lis, à qui tu voudras les communiquer.

•« Quant an teste, tout est à toi, ma mère, et mon cœur aussi, tu le sais lûen. Au revoir dans un meiUeur monde, oà nous serons tous réunis, nous qui nous aimons.

*' Adieu encore,

" Pnxum."

" Depuis Février, de nouvelles amitiés sont venues aocrottre,

renouveler ou remplacer nos anciennes affections : Auguste et

les siens, Wilfrid et sa famille ; la famille de Mme D ,

les L , la mère de Jules Bouline, au Mans, Y

L , B B , y. et oet ouvrier dont je

ne connais guères que le nom et le service qu'il m'a rendu. A Paris, A D . . . , et d'autres encore.

** Je n'ai pas besoin de nommer ici la famille qui m'a rendu un si grand service en Janvier 1852, et à qui nous attachaient déjà tant de liens d'estime et d'amitié. Si je venais à mourir avant d'avoir pu lui témoigner toute ma zeoonnaissance, ma mère saura bien m' acquitter.

** Je dois encore ici oublier bien des noms, mais je ne peux

passer sous silence Greppo et les siens, le statuaire D

et sa fenune florencoy Jules Bru, enfin^ mon digne compagnon d'armes. " 17 AvrU 1862,"

'* Ceci est un second codîcile joint au Testament, mais âeyant être ouvert immédiatement après ma mort.

*• 22 JuUlet 1845,

•« Ph. Faurb.

** I** — Je désirerais que mon corps ne îdt pas porté à r£glise. Cependant je n'enteiws fidre par là qu'une acte de prêtes»

tatum contre la prétention d'Egliae unique, élevée par Kome et contre les fausses interprétations données depuis Nicée aux dogmes et aux doctrines sur la Trinité, la liévélation, la Grâce, l'Immortalité de l'Ame et la Création, ainsi qu'à la finisse traduction de la Bible.

** Si donc, pour un motif même minime, ma mère désirait que je fusse porte à l'Eglise, je déclare ne pas m'y opposer.

" 11^ — Je déâirerais que, suivant l'usage des anciens, mon corps flit brûlé, et les cendres recueilfies dans une unie. L'âme serait, peut-être, plutôt débamasée des liens du corps ?

** Je ne sais, du zestc^ si cela est possible. Je le désiiperais vivement.

"m^'-'Dans tous les cas, je serais bien beuxenx que ma tante permît de déposer mes dépouilles mortelles près de

celles a'E ; ma more lui dira pourquoi.

**1V** — Je désire qu'on ensevelisse avec moi: la tooue de

velouiB brodée par S , le couteau d'i-foiie qu'elle m*a

donné et tous les objets contenus dans le piemier tiroir «a haut de ma petite table à trois tiroirs. (1).

" Si cela ne se peut, qu'ils soient donnés à ma tante, sauf les papiers qui doivent être brûlés.

" Fait le 22 Juillet, 1845, à Paris.

(1) *'Cee objets sont maintenant dans la botte c<mflée,

ayant mon départ, à Ed Ils devront être rendus à ma

tante et non brûlés ni détruits, sauf ceux roaftnnés dans un mouchoir. Londres, 17 Avril 1852."

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