‹ Journal d'un correspondant de guerre en Extrème-Orient, Japon, Mandchourie, CoréeChapitre 3 sur 16 · LA CHOISI KHE DU MAXC1IOC -MAROC · texte numérisé non relu

LA CHOISI KHE DU MAXC1IOC -MAROC

Nagasaki, 12 juillet.

A Modji, j'eus à supporter toutes sortes de vexations. Filé sans relâche par la police, je fus poursuivi par un agent jusque dans le train qui m'emportait vers Nagasaki. Pendant le trajet, cet individu pénétra dans mon compartiment, sortit un calepin de sa poche et se mil en devoir de m'interroger sur mon état civil. Je me refusai énergiquement à satisfaire sa curiosité ; sur quoi il me signifia qu'il me ferait arrêter à Nagasaki. Je lui répondis que j'étais sujet français et que, d'après les traités signés entre la France et le Japon, j'avais le droit de voyager dans tout le pays au même litre que les indigènes. Puisqu'il ne demandait rien aux autres voyageurs* il n'avait aucun droit de faire une exception pour moi. Cette réponse calma l'ardeur de l'argousin et je ne fus plus molesté jusqu'à mon arrivée.

Mais la police japonaise est rancunière. J'avais complètement oublié ma discussion de la veille lorsqu'un agent en uniforme se présenta au bureau de l'hôtel et demanda à me parler. Il m'annonça que j j'allais être poursuivi pour avoir photographié les fortifications de Nagasaki. « Un de nos espions (textuel), ajouta-t-il. vous a vu hier, un appareil à la

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main. » Pour toute réponse, je lui tendis mon kodak dont je n'avais pas encore enlevé la dernière bol >i ne. Elle ne contenait que des vues prises en pleine taer.

Ce matin, le sergent de ville a rapporté l'instrument d'un air assez penaud; non seulement il ne peut m'arrêter, mais il a dû payer cle sa poche le photographe qui a développé les clichés. Cette leçon a porté ses fruits et on m'a laissé en paix jusqu'au moment où je me suis embarqué sur le paquebot du « Llovcl » à destination de Yokohama.

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