AOUT-SEPTEMBRE
SoiMAiu : Fuit».- ■!•.' I.« F.iy.-u*».— A-ijïW't de Paris. — Prise deLongwy.— Éiii->l:Mii ■!'■ 1.1 i:;i|iilHl'-. — N»><acre> de Septembre.
Pendant le courant du mois d'août, la situation politique ne fait que s'aggraver et Texaspération populaire ne fait que croître.
L'Assemblée avait envové des commissaires aux armées pour leur annoncer la suspension du Roi et les événements du iO août. La Favette fit arrêter les trois commissaires qui se présentèrent. A cette nouvelle, TAssemblée le déclare traître à la patrie et lance contre lui un décret d'accusation. Le général, abandonné de ses troupes, s'enfuit aux avant-postes autrichiens, où il est arrêté et de là conduit dans les cachots d'Olmùtz.
Pendant ce temps, cent quarante mille hommes bien organisés menacent la France. Plusieurs corps d'émigrés font partie dos armées autrichiennes et prussiennes. Sur les renseignements des émigrés, le roi de Prusse est convaincu qu'il ne va faire en France
qu'une simple promenade militaire et qu'il ne rencontrera aucune résistance sérieuse.
Les nouvelles de l'invasion troublaient profondément les esprits; à Paris surtout, l'inquiétude agitait toute la population. On se disait, avec terreur, que l'on n'avait pas seulement à combattre l'ennemi étranger, mais encore et surtout l'ennemi intérieur, c'est-à-dire ces aristocrates, qui conspiraient depuis des années pour détruire la liberté, qui appelaient les armées étrangères à leur secours et se préparaient à leur ouvrir les portes de Paris. On se voyait environné des plus épouvantables trahisons; la cassette de fer, trouvée aux Tuileries, ne laissait plus de doute sur la connivence du Roi avec les traîtres. Un mouvement de la part des royalistes réunis à Paris, paraissait imminent et l'idée d'une réaction affolait les esprits. On parlait de rassemblements armés, de conspirations, on s'attendait à chaque instant à voir les contre révolutionnaires descendre dans la rue, délivrer le Roi et livrer la France aux émigrés et aux coalisés.
Le 26, la nouvelle se répand tout à coup que Longwy vient de capituler après un bombardement de quelques heures. La terreur s'empare de Paris; il devient évident pour tous que l'étranger a des intelligences partout, dans toutes les places et que, grâce à la trahison, rien ne pourra l'arrêter dans sa marche en avant.
« Cette prise de Longwy nous consterne et ranime
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les aristocrates, écrit la coDtemporaine. On voit clai comme le jour qu'elle est l'effet de la trahison.
' L'Assemblée nationale et le Conseil exécutif sol dans une activité permanente : mais peuvent-ils répa rer, d'un coup de baguette, l'œuvre ténébreuse d'un cour sanguinaire et de ses nombreux agents qui, de puis trois années, travaillent à notre perte et ourdis sent la trame qui nous enveloppe aujourd'hui. On e a brisé bien des tils : mais il en reste assez pour fair répandre encore bien des flots de sang. •
Pendant que Paris est dans la consternation, où 1 plonge ct'tte nouvelle inattendue, les royalistes ne peu veut dissimuler leur joie. Ils exultent et commettei mille imprudences, mille folies. Us annoncent qu les Prussiens seront dans huit jours sous Paris, qu'il vont leur préparer des gites, que toutes les villes froD liêres feront comme Longi^y, etc.
'■ Vraiment, dit Mme \.... j'étais avec tous le patriotes dans une espèce de consternation et d'in dignation d'entendre des Français former des vœu impies contre des Français. Si leurs chers Prussien ont encore un succès, ils rediront leurs sottises, et j ne sais pas ce qui en arrivera : car la patience des plu sages est à bout parleurs rodomontades'. »
La foule n'était déjà que trop portée à accuser le aristocrates de tous les maux qui pouvaient fondre su