PREFACE. IX
...Eux aussi sont des illuminés ; ils vivent dans •n rôve étrange. Eux aussi ils font intervenir îlieu, la Providence, ils font appel à la protection livine, ils se croient des justiciers. Ils se croient ous bons, vertueux, sensibles, ils ne parlent que l'austérité, de pureté de mœurs, et leur unique -'^eve est d'amener l'humanité à la perfection.
Il y a là un état d'âme bien singulier !
Nous avons fait d'assez nombreux emprunts à un très curieux ouvrage paru il y a quelques années et publié par M. Lockroy sous le titre de Journal d'une Bourgeoise pendant la Révolution, Il nous a paru intéressant et infiniment probant de rapprocher les opinions de deux personnes d'âges bien différents, vivant dans des milieux 1res distincts et cependant jugeant les événements dans des termes presque identiques.
Dans le Journal d'une Bourgeoise le refrain ne varie pas : Tordre, la tranquillité, le calme le plus complet régnent dans Paris; jamais on n'a vu des mœurs plus douces, plus paisibles. On se croirait transporté aux temps idylliques. Notre étudiant donne une note exactement semblable : le peuple est doux, paisible, magnanime, il n'aime que les plaisirs champêtres, ces plaisirs qui remplissent le cœur de sentiments purs et élevés.