‹ Journal d'un étudiant (Edmond Géraud) pendant la révolution, 1789-1793Chapitre 9 sur 51 · X PRÉFACE · texte numérisé non relu

X PRÉFACE

On s'attend à la peinture d'une existence trc blée, agitée, à des appréhensions, à des alarn continuelles. Quelle erreur! A en croire r narrateurs, jamais Paris n'a été plus tranquil On ne songe qu'à se régénérer, à se rendre dig du beau titre de citoyen, à épurer ses mœu:

à élever son ame vers TÊlre suprême, à ché la patrie, ce nom si doux qu'on vient de décc vrir. On ne songe qu'à imiter toutes les bel) actions de la Grèce et de Rome dont on a W prit encore tout rempli, on ne songe qu'à t quérir toutes les vertus. On veut devenir bo honnête, vertueux surtout ; ce mot devient da la langue du peuple la synthèse de toutes s aspirations. On aime Robespierre parce qu'il ( vertueux, on aime Pétion parce qu'il est vertueu Pour conquérir les faveurs populaires, avant to il faut être vertueux.

Dans les deux récits la note est identique, : se confirment et se complètent l'un l'autre, et y a là au point de vue de l'histoire un vérital: enseignement.

Bien entendu nos observations ne s'applique que jusqu'au mois de décembre 1792, puisqi notre récit s'arrête à cette époque.

La correspondance dont nous nous somme

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